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NOTRE SANTE : TROUBLES DIGESTIFS, QUE FAIRE ?

Nous nous inquiétons parfois pour certains troubles digestifs ce que certains banalisent les comptant pour des effets sans conséquence. Mais en réalité, il est nécessaire de sevoir ce que signifie trouble digestif et les précautions à prendre.

Les troubles digestifs fonctionnels : qu’est-ce que c’est ?

Les troubles digestifs de l’estomac (perte d’appétit, nausées, brûlures gastriques, éructations, ballonnements), qu’on nomme souvent dyspepsie, et les troubles digestifs de l’intestin (ballonnements, gaz intestinaux, etc...) sont des problèmes fréquents.

La dyspepsie, cette sensation de pesanteur, de « trop-plein » ou de ballonnement accompagné d’éructations, ou de douleur dans le haut du ventre qui survient pendant ou après les repas, se retrouve chez 25 % à 40 % des adulte. Le reflux gastro-oesophagien incommode régulièrement 30 % de la population ! Quant aux gaz intestinaux émis sous forme de vents (pets), qu’on se rassure, ils se produisent chez pratiquement tout le monde, de 6 à 20 fois par jour.

Causes Une mauvaise alimentation ou des excès alimentaires sont probablement la première cause d’inconfort digestif. Ainsi, chez certaines personnes, le fait de manger des aliments gras, sucrés ou épicés, de boire des boissons gazeuses, du café ou de l’alcool irrite le système digestif et provoque des douleurs. Un repas trop copieux peut causer la fameuse « crise de foie », ou indigestion. Les troubles digestifs peuvent avoir des causes très variées : La dyspepsie, une sensation de trop-plein, est souvent causée par l’ingestion d’aliments très gras qui ralentissent la digestion. Les éructations à la suite d’un repas sont normales. Elles sont généralement causées par l’ingestion d’air
- en mangeant ;
- en buvant trop rapidement ou en buvant avec une paille ;
- en mâchant des chewing-gums (= de la gomme) ;
- par la consommation de boissons gazeuses libérant une grande quantité de gaz carbonique. Cependant, elles peuvent aussi être liées à un ulcère de l’estomac ou du duodénum, à un problème de gastrite ou d’oesophagite (inflammation de l’estomac ou de l’oesophage, respectivement). Ingérer une trop grande quantité d’air peut aussi causer le hoquet. Les flatulences (gaz intestinaux), qui sortent sous la forme de vents (pets), sont aussi un phénomène normal. Les causes les plus courantes de gaz intestinaux sont :
- l’ingestion d’air en mangeant ou en buvant. Si l’air n’est pas éructé, il suivra le même parcours que les aliments ;
- le type d’aliments et de boissons. Certains aliments riches en hydrates de carbone (comme les crucifères, les pois secs, les féculents, les pommes, etc...) produisent plus de gaz que d’autres ;
- la lenteur du transit intestinal qui permet aux aliments de fermenter dans l’intestin. Plus rarement, les gaz seront le symptôme d’une intolérance au lactose ou du syndrome de l’intestin irritable. Les ballonnements peuvent être la conséquence de la constipation, être un effet secondaire de médicaments ou de suppléments nutritionnels. Ils sont généralement causés par la présence de gaz dans l’intestin. Très rarement, ils seront le symptôme d’une maladie plus sérieuse, comme une occlusion intestinale ou la maladie de Crohn. Les brûlures d’estomac et les douleurs au sternum sont le principal symptôme du reflux gastro-oesophagien. Consulter notre fiche reflux gastro-oesophagien. Les douleurs abdominales sont souvent causées par l’ulcère de l’estomac. Il s’agit d’une plaie présente sur la muqueuse de l’estomac ou du duodénum, qui entraîne des douleurs et des crampes à distance des repas. Consulter notre fiche ulcère de l’estomac et ulcère duodénal Autres causes fréquentes de troubles digestifs Lorsque les symptômes surviennent brutalement et s’accompagnent d’un malaise général, la cause la plus probable est une infection gastro-intestinale ou une intoxication alimentaire. On parle alors de gastroentérite. Nausées, vomissements et diarrhée sont les symptômes les plus fréquents. La plupart des médicaments, dont les antibiotiques, l’aspirine ou les antidouleurs (anti-inflammatoires non stéroïdiens), peuvent aussi causer douleurs gastriques, diarrhée ou constipation, en particulier au début du traitement. L’anxiété et le stress sont des facteurs qui suffisent parfois à déclencher des troubles digestifs. La dyspepsie fonctionnelle Très souvent, malgré des examens médicaux poussés, le médecin ne trouve aucune cause permettant d’expliquer les troubles digestifs. Cela ne signifie pas que la douleur n’est pas réelle, mais simplement qu’elle n’est pas causée par une maladie ou une lésion organique visible. Chez certaines personnes souffrant de dyspepsie fonctionnelle, l’estomac ne se distend pas comme il le faudrait après un repas, ce qui entraîne une sensation de trop-plein.

Quand consulter ? Bien que les troubles digestifs soient le plus souvent anodins, certains signes d’alerte doivent vous pousser à consulter un médecin rapidement. En voici quelques-uns : Présence de sang dans les vomissements ou dans les selles ; Présence de fièvre ; Douleurs abdominales très fortes, en « coup de poignard » ; Si la dyspepsie s’accompagne de difficultés à avaler ou de douleur lors de la déglutition ; En cas de perte de poids ; En cas de jaunisse ou de coloration jaunâtre des yeux ; En cas de déshydratation (crampes, yeux creux, envies d’uriner peu fréquentes, sécheresse de la bouche, etc...) ; Si les symptômes persistent ou sont trop gênants ; Si les symptômes surviennent en rentrant de voyage ou après avoir pris un nouveau médicament. Les troubles digestifs se traduisent par des symptômes variés : une dyspepsie, c’est-à-dire une impression de digestion difficile, de pesanteur dans le haut du ventre, accompagnée de nausées ou d’éructations. Il peut y avoir également une perte d’appétit ; des douleurs abdominales variables en termes de localisation (oesophage, estomac, intestin...), d’intensité et de caractéristiques (douleurs sourdes, brûlantes, par à-coups, spasmes...) ; des ballonnements ; des gaz intestinaux ; des nausées et des vomissements Tout le monde peut souffrir de troubles digestifs occasionnels. Certaines personnes sont toutefois plus à risque : Les femmes enceintes, car l’utérus « appuie » sur l’intestin et l’estomac, provoquant souvent constipation, dyspepsie ou des brûlures d’estomac Les personnes qui pratiquent un sport d’endurance. Ainsi, de 30 % à 65 % des coureurs à pied de longue distance présentent des troubles gastro-intestinaux lors de l’effort. Les personnes anxieuses ou souffrant de dépression. Bien que les troubles digestifs ne soient pas uniquement psychologiques, plusieurs études ont montré que les personnes dépressives étaient davantage sujettes aux symptômes gastro-intestinaux. Ceux-ci peuvent également être aggravés par une émotion ou un stress. Les personnes atteintes d’autres maladies chroniques, comme le diabète Une mauvaise alimentation (peu de fruits et légumes frais, repas rapides et peu équilibrés, etc...) et une mauvaise hygiène de vie (et notamment, une faible activité physique) ; Une sédentarité ; Une consommation excessive d’alcool ; Le tabagisme, qui aggrave la dyspepsie de type 2 ou la migraine, souffrent fréquemment de troubles digestifs

Peut-on prévenir ? Dans la majorité des cas, il est possible de prévenir les troubles digestifs en évacuant le stress, en adoptant une alimentation saine et variée et une bonne hygiène de vie générale. Cependant, il est impossible de prévenir les troubles digestifs fonctionnels, dont on ignore la cause exacte. Certaines mesures peuvent toutefois limiter les symptômes. Mesures préventives de base Mesures d’hygiène de vie : Avoir une alimentation variée et équilibrée, riche en fruits et légumes frais et pauvre en gras et en produits trop sucrés. Voir la fiche Comment bien manger ? pour en savoir plus. Boire suffisamment d’eau (de 1 litre à 1,5 litre par jour). Manger lentement et dans le calme, en prenant le temps de bien mâcher ses aliments. Pratiquer une activité physique régulière, nécessaire pour entretenir un bon transit digestif. Limiter la consommation d’alcool et arrêter de fumer. Éviter de consommer trop d’aliments pouvant irriter le système digestif, donner des ballonnements ou des symptômes de reflux. C’est parfois le cas des aliments très épicés ou acides, de certains aliments qui fermentent dans l’intestin (choux, pois, haricots secs, etc.), du café, de l’alcool… Tout le monde ne sera pas sensible aux mêmes aliments. Il est parfois utile de noter ce que vous avez mangé sur un carnet pour trouver les aliments qui déclenchent ou aggravent vos symptômes. Éviter les repas trop copieux et trop riches. Manger plus souvent, en plus petite quantité si nécessaire. Lutter contre le stress et la dépression Apprendre à gérer son stress. Si vous vous sentez triste, fatigué et que rien ne vous motive, vous souffrez peut-être de dépression. Lutter contre cet état dépressif et consulter au besoin votre médecin pour traiter ce trouble vous permettra sans doute de réduire les symptômes digestifs. Le traitement des troubles digestifs dépend bien évidemment de leur cause. Généralement, ces troubles sont passagers et ne requièrent aucun traitement. Ils disparaissent d’eux-mêmes en quelques jours. En cas de troubles digestifs persistants ou inhabituels, il est toujours préférable de consulter un médecin avant d’utiliser des médicaments Troubles gastriques et dyspepsie Reflux gastro-oesophagien Des médicaments antiacides (Maalox®, Rolaids®, Tums®) peuvent neutraliser l’acidité gastrique. Les antagonistes H2 (Axid®, Pepcid®, Zantac®, Tagamet®) peuvent aussi soulager les symptômes légers. Si cela ne suffit pas, des médicaments permettant de bloquer la sécrétion acide de l’estomac peuvent être prescrits par le médecin. Il s’agit des inhibiteurs de la pompe à protons (Losec®, Nexium®, Pantoloc®, Pariet®, Prevacid®). Il est déconseillé d’utiliser des antiacides ou autres médicaments antireflux plus de 5 jours sans avis médical. Ils peuvent gêner l’absorption d’autres médicaments ou de substances nutritives et conduire à des carences. Dyspepsie En cas de crampes à l’estomac causées par des contractions trop fréquentes, des antispasmodiques (comme le Bentylol®) peuvent soulager les douleurs. À l’inverse, en cas de nausées et d’estomac « paresseux » (qui ne se contracte pas assez), des médicaments stimulants, comme le métoclopramide (Maxeran®) ou le dompéridone (Motilium®), peuvent être utilisés2. Dans certains cas, la dyspepsie peut être soulagée par des médicaments antidépresseurs, comme la désipramine2. Ces médicaments ont probablement une action sur le système nerveux digestif qui explique leur efficacité. Troubles intestinaux Ballonnements et gaz intestinaux La première mesure à prendre est évidemment d’éviter les aliments qui provoquent le plus de gaz (pois, lentilles, chou, brocoli, aliments sucrés, boissons gazeuses, etc...) Si une constipation passagère est la cause des gaz, une alimentation riche en fibres alimentaires et la consommation de pruneaux ou de psyllium seront en général suffisantes. Cependant, la consommation d’aliments riches en fibres peut aussi entraîner la production de gaz. Il est préférable d’utiliser des laxatifs de lest (par ex. : Metamucil®, Prodiem® et les Kellogs Bran Buds®), qui agissent en douceur. Des laxatifs émollients (Colace®, Ex-Lax®, Soflax®) ou osmotiques (Miralax®, Lax-A-Day®) peuvent, le cas échéant, être utilisés, mais toujours sur de courtes périodes, à moins d’avis contraire de votre médecin. Les laxatifs stimulants, qui diminuent la réabsorption d’eau dans le côlon, doivent être employés en dernier recours (bisacodyl, anthracéniques, huile de ricin émulsionnée) et ne doivent pas être pris plus de 1 ou 2 semaines sans supervision médicale. Pour en savoir plus, consulter la fiche constipation. Enfin, des médicaments antiflatulences (de type siméthicone ou charbons actifs), qui absorbent les gaz intestinaux en excès, peuvent soulager en cas de ballonnements importants. On les trouve en vente libre (GasX, Gastrocalm, Gas Relief, etc.)

Père Benoît ODOUNSI

Rapports mutuels entre clergé séculier et instituts de vie consacrée

Thème : Rapports mutuels entre clergé séculier et instituts de vie consacrée

INTRODUCTION

Chaque fidèle, de par son baptême, dans l’exercice de ses devoirs et de ses droits trouve sa place dans le Corps du Christ qui s’enrichit par la complémentarité des dons de ses membres. Les personnes consacrées, de par leur consécration, appartiennent à la vie, à la mission et à la sainteté de l’Eglise (VC 1). Elles s’intègrent donc totalement à l’Eglise par leur être, par leur agir et sont une pleine réalisation du culte vrai à rendre à Dieu pour sa plus grande gloire dans la participation plus intense à l’unique sacerdoce du Christ. Leur mission n’est pas quelque chose d’accessoire ou de supplétive dans la vie de l’Eglise. Cette dimension ecclésiale de la vie consacrée est la conséquence légitime de la personnalité juridique des instituts en tant qu’ils agissent au nom et par mandat de l’Eglise. Cette compréhension de l’appartenance des instituts de vie consacrée est déterminante pour éviter toute idée de cloisonnement ou toute volonté de se croire acéphales, destructrice de la communion ecclésiale et de la charité pastorale dans un diocèse.

Car, il n’est pas rare de constater qu’il existe la récurrente difficulté d’insertion de certains instituts de vie consacrée, qui se comportent comme une « Eglise dans l’Eglise », affichant une autonomie qui exclut leur dépendance vis-à-vis des directives pastorales du diocèse. On observe aussi que certaines autorités ecclésiales confient des œuvres d’apostolat qui n’entrent pas pleinement dans la mission de l’institut ou qui désorganisent l’harmonie de la vie communautaire. De même l’identité et la spécificité des instituts sont mises à rude épreuve parce que confrontées au problème d’adaptation faces aux nouveaux défis du monde actuel. A tout cela s’ajoute l’épineuse réalité des conventions qui ne sont pas conclues, ou dont les clauses ne sont pas respectées, en ce qui concerne les œuvres ou les charges confiées par le diocèse ou la paroisse aux personnes consacrées.

Ces dysfonctionnements engendrent souvent des tensions et des conflits, constituant ainsi un sérieux handicap à la communion ecclésiale et le bien de toute l’Eglise. Que faire donc pour trouver une approche de solutions à ce mal qui nous guette ou qui déjà mine les relations entre clergé séculier et instituts de vie consacrée de notre diocèse ? Pour répondre à cette problématique, nous nous situons dans la dynamique de cette année qui est dédiée à la vie consacrée, vie consacrée qui se vit en Eglise famille de Dieu, pour nous pencher sur la présence apostolique des personnes consacrées dans l’Eglise particulière d’une part et la fructueuse collaboration qui doit régir la pastorale diocésaine d’autre part. En d’autres mots, qui sont les personnes consacrées par leur apostolat dans l’Eglise locale, que font elles et quels sont les fondamentaux qui sous-tendent et favorisent l’unité dans la réalisation de l’unique mission du Christ ?

I- Présence apostolique des consacrés dans l’Eglise particulière

Par leur présence, les personnes consacrées réalisent leur apostolat dans l’Eglise particulière à travers leur consécration à Dieu, la pratique des conseils évangéliques, la vie fraternelle vécue en communauté.

1-Consécration comme apostolat

Pour bien comprendre ce qu’est l’apostolat des instituts de vie consacrée, nous nous référons au Code de droit canonique, qui, dans son premier canon sur l’apostolat des instituts religieux dispose : « l’Apostolat de tous les religieux consiste en premier lieu dans le témoignage de leur vie consacrée, qu’ils sont tenus d’entretenir par la prière et la pénitence » can. 673. Autrement dit le premier service que les consacrés peuvent rendre à l’Eglise est la consécration de leur vie dans la prière et la pénitence. Et cette consécration se réalise pleinement par la profession des conseils évangéliques de chasteté, pauvreté et obéissance. Ce canon souligne la valeur intrinsèque de la consécration de vie du consacré plutôt que l’activité extérieure, cette consécration dont la beauté est la joie comme l’indique la lettre circulaire Réjouissez-vous de la CIVCSVA. Contre une certaine tendance d’activisme et de fonctionnalisme apostolique, le canon traite de la mission de l’être, de vivre la consécration selon l’esprit propre de l’institut. Dans le livre III sur la fonction d’enseignement de l’Eglise, ce même code exprime au can. 758 : « Les membres des instituts de vie consacrée, en vertu de leur propre consécration à Dieu, rendent témoignage à l’évangile d’une manière particulière ; et ils seront choisis de manière opportune par l’évêque comme aides pour annoncer l’Evangile » (cf. Pape François, Exhort. Apost. Evangelii Gaudium, n° 180).

Cet apostolat de témoignage n’est pas seulement d’ordre juridique ou pastoral mais d’ordre théologique, en ce sens que la mission est entendue non simplement comme une activité mais comme une réalité théologale. Dans son exhortation apostolique Redemptoris Donum, le Pape Jean Paul II confirme « Votre mission spécifique est en harmonie avec la mission des Apôtres, que le Seigneur envoya « dans le monde entier » pour « faire, de toutes les nations, des disciples », et elle est également unie à la mission de l’ordre hiérarchique. Dans l’apostolat qu’exercent les personnes consacrées, leur amour nuptial pour le Christ devient de façon presque organique unamour pour l’Eglise en tant que Corps du Christ, pour l’Eglise comme Peuple de Dieu, pour l’Eglise qui est à la fois Epouse et Mère » (RD 15). Il poursuit dans l’exhortation apostolique Vita Consecrata en affirmant que la personne consacrée est « en mission » en vertu de sa consécration. Ce qui s’expliquenon pas d’abord par l’accomplissement externe des œuvres, mais rendre le Christ présent au monde (VC72). Cette présentation christocentrique nous aide à éviter le risque d’opposer l’être du consacré à son agir, puisqu’en Jésus chaste, pauvre et obéissant se trouve l’intégration de ces deux dimensions, étant donné qu’il est envoyé par le Père pour faire sa volonté dans le monde.

2-Dimension apostolique des conseils évangéliques

L’observance des vœux est conditionnée par l’intensité de la charité. La profession des conseils évangéliques de chasteté, de pauvreté et d’obéissance renforce et étend la dimension apostolique déjà présente dans le baptême et la confirmation (can. 225§1). Elle engage les religieux à communiquer la vie du Christ agissant dans le monde pour l’épanouissement de tous. La chasteté consacrée à Dieu est « signe et stimulant de la charité, une source de fécondité spirituelle dans le monde » (LG 42), signe d’un amour sans réserve et d’une charité ouverte à tous. La vie religieuse est elle-même don d’amour : don réciproque de Dieu à l’Eglise et des âmes à Dieu. Un tel don réciproque comporte le renoncement à soi, aux biens temporels, l’acceptation joyeuse de l’obéissance. De cette manière, l’apostolat fait partie de la profession et représente le mode concret par lequel elle se traduit comme expression de la charité envers Dieu et envers le prochain au sein de l’Eglise.

En tant qu’imitation plus fidèle de la vie du Christ chaste, pauvre et obéissant, les religieux, par la profession des conseils évangéliques se donnent totalement à Dieu aimé par-dessus tout, et se dédient pour son honneur, pour l’édification de l’Eglise et pour le salut du monde. Ils témoignent ainsi à tous les membres de l’Eglise que le monde ne peut être sauvé et porté à Dieu que par l’esprit des béatitudes. En effet, Dieu consacre qui il veut, pour qu’il se voue à lui en assumant comme norme de vie la profession des conseils évangéliques et tende à l’accomplissement de la charité parfaite. L’insertion plus profonde dans le mystère pascal de la mort et de la résurrection du Christ consiste proprement dans la profession des conseils évangéliques comme norme de vie (Velasio de Paolis, La vita consacrata nella Chiesa 47-49). Cette dimension du salut « touche la dimension ontologique de la personne consacrée dans le sens où la profession des conseils évangéliques a en elle-même un caractère de louange à Dieu, une valeur salvifique pour l’Eglise et pour le monde entier. (V. de Paolis, La vita consacrata nella Chiesa, 48).

L’idée du don de soi et de renoncement qui se dégage du vœu de chasteté a pour motif vrai et profond, le choix d’une relation plus intime et complète dans le mystère du Christ et de l’Eglise pour le bien de l’humanité entière. C’est l’amour qui est à l’origine d’une telle donation. La chasteté valorise pour ainsi dire l’amour, témoigne d’une nouvelle forme d’amour humain et est une impulsion vers un amour qui retrouve sa fécondité dans le désintéressement de soi, dans l’abnégation, dans l’universalité (V. de Paolis – G. Ghirlanda, ed., Nuovo dizionario di diritto canonico, Milano 1993, col. 137-138).

Comme Jésus, la personne consacrée se fait volontairement pauvre pour enrichir l’Eglise et le monde par son être et son agir qui ont pour finalité la charité. L’état de dépouillement dans lequel se retrouve la personne consacrée est considéré comme une richesse en ce sens qu’il met cette personne en communion avec le Christ, le rend riche du Christ qu’il pourra donner au monde (VC 89). Ainsi, avant d’être un service des pauvres, la pauvreté évangélique est une valeur en soi, car elle évoque la première des béatitudes par l’imitation du Christ pauvre. Son sens fondamental et essentiel « est de rendre témoignage à Dieu qui est la véritable richesse du cœur humain » (VC 80).

La note caractéristique du vœu d’obéissance réside dans la liberté de la soumission à la volonté de Dieu comme un acte de charité (cf. PC 14). Par ce conseil évangélique, les personnes consacrées soumettent non seulement leurs activités apostoliques aux supérieurs mais aussi leur personne, leur être. Ceci, non parce qu’ils sont incapables de se guider ou pour motif d’infantilisme, mais pour professer plus pleinement leur propre dépendance à Dieu, une attitude d’adhésion filiale à sa volonté comme imitation du Christ. A travers l’obéissance, la profession religieuse crée un état permanent de disponibilité apostolique. L’obéissance confère efficacité à l’apostolat et fait participer plus profondément la personne consacrée à la responsabilité apostolique de l’Eglise. Somme toute, la consécration à Dieu par les conseils évangéliques a une dimension intrinsèquement apostolique, qui s’actualise dans la vie fraternelle vécue en communauté.

3-La vie fraternelle en communauté comme apostolat

Par sa présence missionnaire, la communauté religieuse se trouve insérée dans une Eglise particulière déterminée, à laquelle elle apporte la richesse de sa consécration, de sa vie fraternelle et de son charisme.Par cette seule présence, non seulement elle porte en elle même la richesse de la vie chrétienne, mais elle constitue aussi une annonce particulièrement efficace du message chrétien. Elle est, peut-on dire, une prédication vivante et continue. Cet apport objectif aiguise évidemment la responsabilité des religieux ; il les engage à être fidèles à cette première mission qui est la leur, en corrigeant et en éliminant tout ce qui peut atténuer ou affaiblir l’effet attrayant de leur image ; de plus, il rend leur présence dans l’Eglise particulière extrêmement souhaitée et précieuse, avant toute considération ultérieure.

La charité étant le meilleur de tous les charismes (cf. 1 Co 13, 13), la communauté religieuse, partie vivante de l’Eglise, l’enrichit d’abord de son amour. Elle aime l’Eglise universelle, mais aussi cette Eglise particulière dans laquelle elle est insérée, parce que c’est dans l’Eglise et comme Eglise qu’elle se sent en contact et encommunion avec les autres membres. La communauté religieuse devient ainsi experte en communion (VC 46a, 51a, RC 28b) dans un monde qui souffre continuellement de divisions et de divers conflits.

Et c’est justement pour garantir cette dimension de la communauté comme présence et communion dans l’Eglise famille de Dieu, que les canons du code qui traitent de l’apostolat des personnes consacrées (cann. 673-683) mettent en valeur la mission des instituts religieux plutôt que l’activité apostolique du religieux ou de la religieuse. Il est important de noter qu’en confiant une œuvre à un consacré, l’Eglise la confie à tout l’institut, comme participation à la mission du Christ. En ce sens, ce n’est qu’en des cas exceptionnels que le religieux (se) pourrait vivre en dehors de la communauté pour exercer un apostolat à accomplir au nom de l’institut. (cf. can 665§1). Il est souhaitable que la vie et l’apostolat des personnes consacrées se fassent en communauté. Après avoir montré la dimension apostolique de l’être des personnes consacrées, analysons leur apostolat sous l’angle de ce qu’elles font.

4-Les œuvres propres de l’institut et celles qui lui sont confiées

Le message de Mgr Jean Benoît GNAMBODE, à l’occasion de la clôture de l’année de la foi, Foi et Charité, nous donne un large aperçu des œuvres innombrables exercées par des personnes consacrées dans notre diocèse. Dans les pages 9-11 de ce document, Mgr retrace l’importance de l’apostolat des instituts de vie consacrée dans le diocèse de Porto-Novo en soulignant que ces activités ont pour finalité la charité, le relèvement de l’homme. Parmi les œuvres d’apostolat des instituts de vie consacrée, on distingue les œuvres propres de l’institut et celles qui leur sont confiées.

Les œuvres propres d’un institut appartiennent à sa nature et s’enracinent dans sa fidélité à tel point qu’elles constituent leur apostolat. (can. 611, 2°). Dans le document Ecclesiae Sanctae nous pouvons lire : « les œuvres propres ou particuliers d’un institut sont celles qui, avec l’approbation du Siège Apostolique, soit depuis la fondation, soit en raison de traditions vénérables, ont « été acceptées puis définies et règlementées dans les Constitutions et les autres lois de l’institut » ES I, 28. Il s’agit en effet des instruments expressifs, des manifestations opératives de la mission de chaque institut dans l’Eglise. Ces œuvres sont gérées par l’institut en tant qu’elles lui appartiennent en propre et s’exercent selon les directives de l’Eglise particulière. Sa direction interne est de la compétence du supérieur religieux.

De même, certaines œuvres qui sont propres à la nature d’un institut de vie consacrée peuvent lui être confiées par l’évêque diocésain. Ces œuvres appartiennent au diocèse et sont gérées au nom du diocèse sous la responsabilité d’un institut religieux, considéré idoine en vertu de sa finalité et de sa spiritualité. L’œuvre peut être confiée à un religieux ou à tout l’institut. Dans les deux cas, l’œuvre est sous la vigilance du supérieur avec cette connotation que l’œuvre confiée à un religieux déterminé implique la responsabilité directe de l’évêque diocésain.

L’institut qui s’engage dans l’exercice de ces œuvres, à travers son supérieur, pourvoira au personnel adéquat en tant que représentant de l’institut dans la gestion des œuvres. Ces œuvres restent malgré la responsabilité de l’institut « soumises à l’autorité et à la direction de l’évêque diocésain » ES I, 29 ; can. 681§1. L’évêque veillera sur les modalités de la gestion de l’œuvre, par la vigilance, la visite, l’imposition des normes qui exprime son désir dans le fonctionnement de l’œuvre. Toutefois, cette soumission à l’autorité de l’évêque ne doit pas constituer un obstacle aux religieux engagés dans la gestion de l’œuvre. Ces religieux sont aussi tenus à l’obéissance envers leur supérieur et doivent maintenir la fidélité à leur charisme.

Il est regrettable de mentionner que les tensions ou les conflits qui s’observent dans l’Eglise et qui sont un frein à la communion ecclésiale dérivent de cette forme d’apostolat. L’institut de vie consacrée est parfois présent dans l’Eglise particulière sans lien organique avec la vie et la pastorale de celle-ci. Le diocèse tend à réduire la vie religieuse aux seuls travaux pastoraux. Ou encore, si la vie religieuse tend à souligner avec toujours plus de force son identité charismatique, l’Eglise particulière demande souvent d’une manière pressante et insistante, des énergies à insérer dans la pastorale diocésaine ou paroissiale. Que faire pour restaurer une mutuelle relation, un équilibre, en vue du bien commun de la communauté ecclésiale ?

II- En route pour une meilleure collaboration entre personnes consacrées et clergé séculier

Les rapports délicats entre les nécessités pastorales de l’Eglise particulière et la spécificité du charisme de la communauté religieuse ont été traités dans le document Mutuae Relationes qui, avec ses indications théologiques et pastorales, a fourni une importante contribution en vue de leur collaboration plus cordiale et plus intense.

Mutuae Relationes demande d’éviter l’isolement et l’indépendance de l’institut de vie consacrée vis-à-vis de l’Eglise particulière, autant que son absorption de fait dans les limites de l’Eglise locale.De même que l’institut ne peut pas agir indépendamment ou en concurrence, encore moins en opposition avec les directives et la pastorale de l’Eglise particulière, de même celle-ci ne peut pas disposer comme il lui plaît, selon ses besoins, de l’institut ou de certains de ses membres (cf.MR 40).

Entre le clergé diocésain et les instituts de vie consacrée, on cherchera à susciter des liens rénovés de fraternité et de collaboration (cf. CD, 35, 5). On donnera donc une grande importance à tous les moyens, même simples et non formels, qui contribuent à accroître la confiance mutuelle, la solidarité apostolique et la « concorde fraternelle » (cf. ES, I, 28). Cela servira vraiment, non seulement à accroître une conscience vraie de l’Eglise particulière, mais encore à stimuler chacun à accepter joyeusement la demande et l’offre de services, à alimenter le désir de coopération, ainsi qu’à aimer la communauté humaine et ecclésiale dans laquelle il est inséré, comme la patrie de sa vocation (MR 37).

De ces exhortations du Motu proprio Mutuae Relationes, certains jalons sont nécessaires et indispensables pour garantir une meilleure collaboration.

1-Exigences envers les instituts de vie consacrée

Dans chaque diocèse, à travers son troupeau et d’une manière plus particulière à travers les personnes et les familles religieuses, qui y sont présentes, l’Evêque et son presbyterium chercheront à comprendre ce que l’Esprit veut manifester. Il est donc nécessaire qu’ils entretiennent des rapports sincères et familiers avec les Supérieurs pour mieux remplir leur ministère de pasteur envers les Religieux et les Religieuses (cf. CD, 15 ; 16). C’est en effet leur devoir spécifique de défendre la vie consacrée, de protéger son autonomie et de les aider dans la fidélité à s’insérer selon leur charisme propre, dans la communion et l’action évangélisatrice de l’Eglise.

a) Protéger l’autonomie des instituts de vie consacrée

L’autonomie d’un institut de vie consacrée est la conséquence de sa nature. Il est fondé sur un charisme qui doit être reconnu et incorporé dans la vie de l’Eglise, sans qu’il soit à cette occasion déformé, limité ou modifié. L’autonomie ne diminue en rien l’autorité et la responsabilité de l’autorité diocésaine et de ses collaborateurs. Elle leur rappelle un devoir comme le droit d’insertion dans la vie, l’activité, la mission de l’Eglise. L’autonomie concerne toute la vie de l’institut et non seulement son gouvernement. Cette vie s’exprime dans son rayonnement, son action apostolique. Le Code au can. 586 stipule : « A chaque institut est reconnue la juste autonomie de vie, en particulier de gouvernement, par laquelle il possède dans l’Eglise sa propre discipline et peut garder intact le patrimoine dont il s’agit au can. 578. §2. Il appartient aux Ordinaires des lieux de sauvegarder et de protéger cette autonomie.

De cette normative du canon, on comprend que la sauvegarde du patrimoine propre de chaque institut constitue le fondement et la raison d’être de ce régime autonome. Cela revient à dire que l’autonomie n’a pas un caractère absolu mais qu’elle est limitée extérieurement par le pouvoir des autorités diocésaines. L’exercice de ce pouvoir externe n’est pas non plus absolu mais est limité à son tour par l’autorité légitime de chaque institut.

L’autonomie des instituts de vie consacrée ne peut, nous semble-t-il, être l’occasion de conflit, à moins qu’une pastorale diocésaine n’ait pas le souci d’intégrer et de respecter la nature propre du charisme, don du Seigneur fait à son Eglise. De même, cette autonomie, ne serait plus juste, si l’institut n’acceptait pas une insertion dans la pastorale diocésaine dans le respect des normes édictées concernant le soin des âmes, l’exercice public du culte divin et les autres œuvres d’apostolat etc.

b)Favoriser la fidélité au charisme de l’institut

Il est nécessaire de rappeler que la prise en considération insuffisante du charisme d’un institut de vie consacrée n’est profitable ni à l’Eglise particulière, ni à l’institut. C’est seulement si elle a une identité charismatique précise qu’un institut peut s’insérer dans la pastorale d’ensemble sans se dénaturer, en l’enrichissant au contraire du don qu’elle a reçu (cf. can. 677). Il ne faut pas oublier que tout charisme naît dans l’Eglise et pour le monde, qu’il doit être sans cesse ramené à ses origines et à sa finalité, et qu’il est vivant dans la mesure où il est fidèle au don reçu par le fondateur.(cf. Premier synode diocésain de Porto-Novo, 33).

L’Eglise et le monde offrent l’occasion d’interpréter le charisme, ils le sollicitent et l’incitent à une actualisation et à une vitalité toujours plus grande. Charisme et Eglise particulière ne sont pas faits pour s’opposer, mais pour se soutenir et se compléter, surtout en ce moment où surgit plus d’un problème quant à l’actualisation du charisme et à son insertion dans une réalité qui a changé. Pour les religieux prêtres, la difficulté à mener la vie de communauté en exerçant le ministère paroissial crée bien des tensions. La vaste tâche de la pastorale paroissiale est accomplie parfois au détriment du charisme de l’institut et de la vie communautaire. Et cela jusqu’à faire perdre aux fidèles et au clergé séculier, et aux religieux eux-mêmes, la perception du caractère spécifique de la vie religieuse.

La nécessité et l’urgence des tâches pastorales ne doivent pas faire oublier que le meilleur service de l’institut religieux à l’Eglise est d’être fidèle à son charisme. Il faudrait tenir compte de cela, quand il s’agit d’accepter et de prendre par exemple la responsabilité d’une paroisse, d’une école, d’un hôpital etc : il faudrait privilégier les structures ou les paroisses qui permettent de vivre en communauté et d’exprimer le charisme propre.

La communauté religieuse féminine, souvent sollicitée de participer plus directement à la pastorale diocésaine ou paroissiale expérimente de semblables difficultés.

Il convient de le redire, l’insertion des religieuses sera d’autant plus fructueuse que leur communauté pourra mieux manifester son caractère charismatique. Ceci pourra être d’un grand profit, tant pour la communauté religieuse que pour la pastorale elle-même, dans laquelle les religieuses sont normalement bien acceptées et appréciées.

2-Exigences envers l’Eglise particulière

Les Religieux considéreront l’Evêque non seulement comme le Pasteur de toute la communauté diocésaine, mais aussi comme le garant de la fidélité à leur vocation dans l’accomplissement de leur service pour le bien de l’Eglise locale. « Ils seprêteront promptement et fidèlement aux requêtes et aux désirs des Evêques leur demandant de prendre une part plus large au ministère du salut des hommes ; ils le feront cependant dans le respect du caractère de leur institut, et conformément à leurs Constitutions » (CD, 35, 1).

Tous les Religieux, même exempts, sont soumis, dans leurs différentes œuvres, aux lois, décrets et ordonnances portées par l’Ordinaire du lieu, pour ce qui est de l’exercice de l’apostolat ainsi que de l’action pastorale et sociale prescrite ou recommandée par l’Ordinaire du lieu.

3- Quelques indications pour l’unité dans la collaboration

En guise de conclusion, nous proposons et recommandons que les différentes suggestions ci-dessous énumérées soient adoptées et mises en pratique pour l’édification du diocèse, l’épanouissement des agents pastoraux et le salut des âmes.

Afin de permettre au Presbyterium du diocèse de manifester son unité et de mieux assurer les divers ministères, l’Evêque exhortera vivement les prêtres diocésains à reconnaître avec gratitude l’apport fructueux des Religieux à leur Eglise, et à approuver de bon gré la désignation de ceux-ci pour des tâches de responsabilité plus ample, qui soient en harmonie avec leur vocation et leur compétence.

1) On s’emploiera à ce que les Religieux prêtres fassent partie des conseils presbytéraux d’une manière adéquate, on veillera également à ce que les Religieux, prêtres et laïcs, et les Religieuses, soient représentés équitablement dans les conseils pastoraux (cf. PO, 7 ; CD, 27 ; ES, I, 15 et 16). L’Ordinaire du lieu établira opportunément les critères et les moyens nécessaires pour déterminer équitablement la proportion des représentants dans ces conseils.

2) On tiendra compte de la différence qui existe entre les « œuvres propres » d’un institut et celles qui lui sont « confiées » par l’Ordinaire du lieu. Les premières dépendent des Supérieurs religieux aux normes de leurs Constitutions, même si pour la pastorale elles sont sujettes à la juridiction de l’Ordinaire du lieu aux normes du droit (cf. ES, I, 29, can. 678).

3) Pour toute œuvre d’apostolat confiée par l’Ordinaire du lieu à un institut, toutes les autres prescriptions du droit étant observées, on établira une convention écrite entre l’Ordinaire et le Supérieur compétent de l’institut, dans laquelle sera précisé, entre autres tout ce qui concerne l’accomplissement de l’œuvre, les religieux qui y seront employés et les questions financières (ES, I, 30, § 1 ; can. 681§2).

4) L’Ordinaire du lieu nommera un expert chargé de donner son votum sur un projet de convention.

5) Il est nécessaire de créer une commission mixte de prêtres séculiers et de personnes consacrées pour discuter des « problèmes mixtes » entre Evêques et Supérieurs, ainsi que pour coordonner les activités des familles religieuses avec l’action pastorale du diocèse sous l’autorité de l’Evêque, sans préjudicier aux relations et tractations menées entre l’Evêque et les divers instituts.

6) Organiser une journée de fraternité entre clergé séculier et personnes consacrées au niveau diocésain ou par doyenné.

7) Il faut qu’un accent particulier soit mis sur la connaissance mutuelle. Il s’agit d’intégrer des conférences sur la théologie de la vie consacrée aux assemblées du presbyterium, où on l’étudiera dans ses aspects dogmatiques, juridiques et pastoraux. De même, on veillera à ce que les religieux reçoivent une bonne formation théologique sur l’Eglise particulière.

Communication par la sœur SOUNOUVOU Annick (SARC)

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