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Historique du Diocèse de Porto-Novo
LES FUNÉRAILLES EN AFRIQUE : une réponse au Père Georges GAYET

Nous remercions le Père Georges GAYET pour le compte rendu qu’il nous fait des funérailles dont il a été témoin en Italie. Ses constats et ses appréciations sont justes : belle, simple, dépouillée et recueillie célébration liturgique sans bruits, ni tapage, sans dépenses ruineuses.

Les questions qu’il pose quant à notre manière de célébrer les funérailles en Afrique et plus particulièrement dans le sud du Bénin méritent effectivement non seulement des réflexions mais aussi des réponses et des clarifications. Il se demande : « A quoi servent nos bruits de tam-tam, de fanfare ? A qui profitent les nombreuses bouteilles de la SOBEBRA décapsulées ? Pour qui, tant de bœufs, de cabris et de porcs sont égorgés ? Pour le mort ou pour les vivants ?

Nombreux auteurs avaient aussi réfléchi à la question des funérailles en Afrique. Le Professeur AGOSSOU Bernard CAPO CHICHI dans une émission passée sur radio Vatican dans la rubrique FAITS DE SOCIETE disait entre autres : « telle famille incapable de réunir 10.000F CFA pour une ordonnance médicale pouvant sauver le malade et prolonger sa vie, se met littéralement en quatre pour rassembler des millions que coûteront les funérailles d’autant plus dispendieuses que la personne disparue est d’un rang social élevé ». Georges Yang est plus incisif et considère le deuil et les funérailles comme le deuxième fléau de l’Afrique car ils « pénalisent gravement l’économie et la productivité de l’Afrique sub-saharienne. En plus de l’aspect économique non négligeable, les rites et pratiques funéraires maintiennent l’Africain dans la peur de l’irrationnel et la dépendance psychologique. Le domaine des morts interfère de façon très négative dans le quotidien des gens au point de leur pourrir la vie et leur couter des fortunes ».

Tout en reconnaissant la pertinence de ces analyses, nous devons considérer les rites funéraires comme des faits de société. Il faut donc les placer et expliquer dans leur contexte socio-religieux. En Italie, nous nous trouvons dans une culture différente de la nôtre. Par conséquent, il est normal qu’il y ait une diversité de pratiques et de rites dans les événements qui entourent la naissance, la vie et la mort des hommes.

Ce qu’il faut condamner à notre avis, ce sont les exagérations et les différents abus et atteintes à la dignité de l’homme dans ces cérémonies qui finalement ruinent les familles et la société. Mais il faut aussi y voir l’expression de la solidarité, de la communion, de la reconnaissance, la manifestation d’une affection filiale, fraternelle, à l’égard du défunt ou envers les membres vivants de sa famille et ses alliés, le signe d’un sens religieux, une manière de se rapporter à l’au-delà. Les diverses expressions de joie peuvent être les attentes d’une foi en la vie et la joie du défunt auprès de ses ancêtres ou dans la communion des saints.

En évitant comme nous le disions les abus, nous préférons ces fortes marques de solidarité et expression de la communion entre les vivants en Afrique à l’individualisme et l’indifférence parfois virale et viscérale entre les vivants en Europe. Dans certaines grandes villes d’Europe, certains vivent sur le même étage et ne se rendent même pas compte qu’à coté d’eux, il y a un décès. Cet état de chose conduit aussi parfois, en certains endroits à une indifférence lors des funérailles ecclésiastiques. Les attitudes dissonantes et froides durant la messe des obsèques montrent parfois que les participants eux-mêmes ne venaient plus à la messe. Durant notre séjour en Europe, cela a choqué et heurté notre sensibilité religieuse C’est une indifférence au niveau même de la vie et de la foi. Tout baptisé, à moins qu’il renonce notoirement et publiquement à la foi, a droit aux funérailles ecclésiastiques. Peu importe ce qu’a été sa pratique religieuse. La culture de l’individualisme avare de l’Europe est-elle préférable à la solidarité fraternelle et communionnelle de l’Afrique, fut-elle ruineuse ? Si nous apprécions la simplicité des funérailles dans des cultures différentes des nôtres, nous ne pouvons pas non plus balayer du revers de la main toutes pratiques funéraires chez nous.

A notre avis, il s’agit de pour nous de recueillir toutes les valeurs culturelles, religieuses des funérailles en Afrique pour les dépurer, les purifier de leurs scories, de leurs tares et taches, en y introduisant la Lumière de Jésus Christ, en les ouvrant aux valeurs évangéliques. Ce faisant, nous accomplissons la tâche théologique de l’inculturation, incontournable pour que l’Evangile s’incarne dans nos cultures. Certes tout n’est pas bon Afrique, mais tout non plus n’est pas à rejeter. Comme l’affirme Georges YANG, « L’être humain a besoin de rituel pour exorciser la mort et confirmer son appartenance à une identité culturelle. Mais il y a des limites qui lorsqu’elles sont dépassées sont préjudiciables à toute la société. En particulier, les dépenses funéraires ne devraient en aucun cas prendre le pas sur les frais de santé et d’éducation ». Nous ajoutons : les dépenses funéraires doivent développer le sens de la vie et conduire à la vie et non à la ruine.

Père Jacques Mahougnon AGOSSOU

CAMP D’EVANGELISATION A PORTO-NOVO

L’ENFANCE MISSION DU DOYENNE DE COCOTOMEY EN MISSION A PORTO-NOVO

« Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde » » (Mt 28, 18-20).

Ce texte d’envoi en mission est fondamental pour réveiller et susciter le sens missionnaire chez tous les fidèles du Christ. Chacun fait siennes ces paroles, les actualise selon son statut juridique, son niveau social, religieux et ses compétences car l’œuvre de l’évangélisation concerne tous et chacun. Dans cette tâche, les enfants ne sont pas du reste. Ils sont, de par leur vitalité, des agents importants dans l’œuvre de l’Evangélisation. Mgr FORBIN DE JANSON en avait déjà conscience quand il a fondé l’œuvre Pontificale de la Sainte Enfance ou de l’Enfance Missionnaire, œuvre de la propagation de la foi ou de l’Evangile par les enfants pour les enfants et pour les adultes. Après plusieurs mois de préparation de tous ordres, l’Enfance Missionnaire du doyenné de Cocotomey (archidiocèse de Cotonou) a choisi le diocèse de Porto-Novo pour le camp missionnaire qui durera du 16 au 24 juillet 2011. Ils sont environs deux cents enfants des groupes suivants : lecteurs, scouts, guides, renouveau charismatique et chorales des enfants. En cet après-midi du 17 juillet 2011, ils furent accueillis avec l’eau de la paix sur la paroisse saints Pierre et Paul de Porto-Novo par la chorale Yoruba de la même paroisse. Après les formalités d’usage, il y eut la messe d’envoi en mission présidée par le Pères Jacques M. AGOSSOU, Directeur national et diocésain des Œuvres Pontificales Missionnaires et concélébrée par le Pères Serge GBEGAN (aumônier de l’Enfance Missionnaire du doyenné de Cocotomey) et Théophile OUAGA. La procession, aux pas et rythme de danse de Houngan a introduit les enfants au cœur de cette célébration solennelle. Après les lectures choisies pour la circonstance, le Père Jacques M. AGOSSOU, dans un langage adapté et propre aux enfants, rassurait ceux-ci de la présence de Dieu tous les jours de ce camp et les invitait à offrir à Dieu les difficultés inhérentes à tout camp et à toute œuvre d’Evangélisation. Elles féconderont la mission dans le diocèse de Porto-Novo. Les enfants doivent avoir comme objectif principal au cours de ces jours d’enseigner quelque chose (la joie d’être ensemble, le sourire, la Parole de Dieu) à tous ceux qu’ils rencontreront. Ainsi ce temps utile de leurs vacances qu’ils offrent à Jésus et à l’Eglise sera porteur d’abondantes grâces. Après la post communion, il y eut : la remise d’attestation à une quarantaine de jeunes de la paroisse des Saints Pierre et Paul qui ont reçu une formation en musique pour une meilleure prestation dans leur chorale ; les mots de remerciement du Père Serge GBEGAN ; la remise par le Père Jacques AGOSSOU du feu de la mission aux responsables des cinq groupes d’enfants puis enfin le rite d’envoi en mission. A l’issu de la célébration eucharistique, quatre groupes devaient rejoindre le lieu de leur mission ou camp d’évangélisation à savoir : les paroisses Ste Famille d’Adjarra, Saint François Xavier, Notre Dame de l’Immaculée Conception et Sacré-Cœur de Porto-Novo. Puisse ce camp d’Evangélisation être source de grâces pour les enfants et pour tous.

Père Jacques M. AGOSSOU

Directeur national et diocésain des OPM

LE PERE HERVE GBENOU EST...

LE PERE GBENOU HERVE EST !

Quand le 15 janvier 1993, on vint m’annoncer la mort de mon papa, après un long discours pour tourner autour du pot, on me dit : « …ton papa n’est plus ». Je comprenais mais je me demandais si c’était vrai. "Il n’est plus !" Telle est une expression en français pour dire qu’une personne est passée de vie à trépas. L’italien comporte aussi la même formule, "non c’è", pour parler de la mort, vue comme une absence, mais une absence dans l’être. Cette manière de parler atténue ou édulcore les termes de l’annonce d’un décès. Nous retrouvons aussi cette expression, avec quelques variantes, dans le goun. Dans les annonces nécrologiques tant à la radio qu’à la télévision, pour parler du décès d’une personne ont dit : « E basi ma tinto » (il a fait l’inexistant, il n’est plus dans l’être).

Dans la foi en la vie après la mort ou dans la foi en la résurrection, nous ne pouvons pas dire qu’un chrétien décédé n’est plus. Certes, il n’est plus dans son humanité, dans son être de chair. Mais il est dans son être immortel. Il a revêtu l’immortalité. Il EST en Dieu. Il EST dans la communion des saints. S’il EST ainsi, il vit donc toujours car pour ceux qui croient en Jésus, la vie n’est pas détruite, elle est transformée. Comment ne sera plus, le Père Hervé GBENOU ? Qu’on se rappelle sa devise :

  • •O Croix, je vous porterai.
  • •Jésus Christ, je vous suivrai.
  • •Marie je vous aimerai.
  • •Saint Paul je vous ressemblerai.
  • •Tous les saints, je vous rejoindrai".

Il a porté la Croix du Christ, en supportant les difficultés du ministère presbytéral, les difficultés de la vie dont celle de la maladie. Et ne sera-t-il pas ? S’il a souffert avec le Christ, avec lui il EST ! S’il est mort avec le Christ, avec lui il EST ! Il VIT ! Jésus, il l’a suivi, comme chrétien, comme prêtre ? Ne sera-t-il pas avec Lui qui veut que là où Il est, ses disciples le soient aussi ? Personne ne suivra le Christ pour ne pas être. Qui suit le Christ a la vie et sera, c’est-à-dire, continuera de vivre.

Il a aimé Marie en la faisant aimer à ses fidèles, en aménageant pour eux un lieu de dévotion en l’honneur de la Mère de Dieu. Comment ne sera-t-il pas ? Toute maman est source de vie ! Personne n’aimera Marie pour ne plus être ! Il vivra.

De son vivant, il vivait déjà l’espérance qu’il rejoindra un jour les saints. Cette espérance doit-elle s’éteindre avec la mort ? Non, Il ne peut pas avoir cru en la communion des saints pour ne pas être. Père Hervé GBENOU EST ! Il EST, en Dieu, il EST, en compagnie de Marie et de tous les saints dont Saint Paul à qui il a voulu ressembler. Ce n’était pas un pieux désir. Même les aveugles, même les païens ont vu son zèle missionnaire, sa charité sacerdotale et pastorale pour le salut des hommes qu’il a recherchées de toutes manières, de bonne foi, même dans ses erreurs. Un jour, il m’a soumis un cas de réadmission aux sacrements d’une de ses fidèles. Juridiquement, il ne devait pas le faire. Quand je lui ai montré son erreur, il m’a répondu : « Père Jacques, et le salut des âmes ? ». Je lui démontrai par la suite que le salut des âmes réside aussi dans l’observance des normes canoniques.

LE PERE GBENOU HERVE EST !

Père Jacques Mahougnon AGOSSOU

DU FOIE A LA FOI : PERE HERVE GBENOU

20 juillet 2011, à 6h, j’ai eu simultanément deux coups de fil. Ces deux amis ont voulu tout simplement m’informer que le corps du Père Hervé GBENOU passait pour la paroisse Sacré-Cœur de Wadon où toute la nuit, des veillées et des messes se sont succédées pour le repos de son âme. Un sentiment de tristesse m’envahit soudain. Je vais dire les laudes. Dans ma méditation, je repense un instant à mes derniers entretiens avec le défunt. Je me rendis davantage compte qu’un jour je dois aussi mourir. Mais de quoi, vais-je mourir ? A cette question, je repense à mes maux, mes maladies et mes affections ! Pour m consoler, je soliloque : « Seul Dieu sait de quoi je vais mourir ».

Je reviens au cas de mon confrère Hervé GBENOU. La nouvelle de son départ pour les noces éternelles avec Dieu était comme une douche froide sur le corps et dans le cœur de ceux qui l’apprenaient. Une question venait spontanée : « Etait-il malade ? » ou encore « De quoi est-il mort ? ». Certains ou plusieurs ne le savaient certes pas : Père Hervé GBENOU avait une hépatite. Je ne suis pas médecin, c’est pourquoi j’ai interrogé l’encyclopédie Wikipédia qui m’apprend : « L’hépatite (du grec hépar : foie) désigne toute inflammation aiguë ou chronique du foie. Les formes les plus connues étant les formes virales (notées de A à G) et alcoolique. Mais l’hépatite peut aussi être due à certains médicaments, un trouble du système immunitaire de l’organisme. L’hépatite est dite aiguë lors du contact de l’organisme avec le virus et chronique lorsqu’elle persiste au-delà de 6 mois après le début de l’infection. L’hépatite peut évoluer ou non vers une forme grave ou fulminante, une cirrhose ou un cancer. L’hépatite grave peut mener à la destruction du foie et, sauf transplantation hépatique, à la mort ».

Bref, le Père Hervé GBENOU est mort de la maladie de foie. Chercher ailleurs ou penser autrement c’est errer ou faire fausse route. Il est mort de foie mais il renaît dans la foi. Foie et Foi ! Deux homonymes ! Mais pourquoi un tel rapprochement dans un décès aussi douloureux ? L’un et l’autre sont vitaux.

  • Le foie est pour le corps, ce que la foi est pour l’âme. Le foie est pour l’humain, ce que la foi est pour le chrétien. Le foie, cet organe abdominal impair et asymétrique, le plus volumineux des viscères humains assure trois fonctions vitales :
  • / Une fonction d’épuration,
  • / Une fonction de synthèse
  • / Une fonction de stockage. C’est ainsi qu’on reconnaît que le foie a les fonctions suivantes : nutritionnelle, sanguine, antitoxique et martiale. . Il est le moteur qui effectue le plus grand nombre de transformations chimiques. Sans le foie, peut-on vivre ? Et la foi ?
  • Sans la foi, personne ne peut confesser que Jésus Christ est le sauveur du monde. Avec la foi, on peut déplacer des montagnes. La foi est une puissance de Dieu ! Sans la foi, notre âme est morte. Comme le foie fait vivre l’homme, la foi fait vivre le chrétien.

Le Père Hervé GBENOU est mort de foie mais il renaît dans la foi en la résurrection du Christ, cette foi qu’il a maintes fois et de mille manières confessée ou professé. Il a eu foi en l’appel du Christ et il l’a suivi sur la voie du sacerdoce. Il a cru en l’Eglise et il l’a servie dans le don total de son etre, sans calcul mesquin, et sans ménagement. Peut-être qu’il a donné plus que sa santé ne l’autorisait à le faire. Ainsi son foie s’est usé ! Il a cru en l’homme et il s’est fait serviteur, ami, proche de l’Homme et de tout homme, avec ses limites et ses faiblesses. Son sourire qui fait apparaître ses dents blanches, son dynamisme, son dépouillement, son intériorité, son dévouement ne sont que l’expression de sa foi en Dieu, en l’Eglise et en l’homme.

Je ne veux plus reprendre sa devise : « • O Croix, je vous porterai ! •Jésus Christ, je vous suivrai ! •Marie je vous aimerai ! •Saint Paul je vous ressemblerai ! •Tous les saints, je vous rejoindrai ! »

Mais comme on n’en parlera jamais assez, je dis tout simplement que ce sont des paroles qui baignent dans la foi ou ce sont des mots empreints de foi en Jésus Christ, en sa Croix, en Marie et dans la communion des saints. Parce qu’il a cru, il a préparé sa dernière demeure ! Lui-même, n’aurait peut-être jamais pensé qu’il reposerait entre sous le regard maternel et bienveillant de la Reine de Wadon, sous la protection de Saint Michel Archange et à l’ombre de la Croix d’où Jésus le regarde, plein de miséricorde pour ses péché. Il n’aurais jamais pensé à l’insigne honneur d’être inhumé , au sanctuaire qu’il avait aménagé pour porter la foi de paroissiens ou des fidèles pour être désormais l’objet de leur dévotion.

Hervé GBENOU est mort de foie. Mieux il est mort de la foi ; il est mort dans la foi. Aux obsèques, j’étais aussi. J’ai entendu les réflexions, les témoignages sur le défunt. Le moindre que je puisse dire est que le Père Hervé GBENOU a, dans sa vie comme dans sa mort, entretenu la foi, nourri la foi et fait naître la foi ou fait renaître la foi de certains. Il a semé la foi pour « produire » la foi. Telles sont mes convictions en face de l’émotion, des gémissements, des pleurs et des larmes qui se versent à sa mort.

En somme, si le foie et la foi sont aussi importants pour l’homme, je me dis qu’il faut les entretenir tous deux, car ils sont dons de Dieu. Il faut soigner l’un sans négliger l’autre. Il est plus sage de ne pas mourir de foie dans l’espérance de renaître dans la foi. Que chacun se dévoue selon la force de son foie mais surtout selon sa foi ou la force de sa foi.

Père Jacques Mahougnon AGOSSOU jacagos@gmail.com

PERE THOMAS Houéssou Mouléro DJOGBENOU : UNE VIE.

Père Thomas Mouléro Houéssou DJOGBENOU, 1er fruit presbytéral de l’évangélisation au Bénin.

En célébrant le grand jubilé des 150 ans d’évangélisation du Bénin par les SMA, on ne peut pas ne pas évoquer de façon toute particulière l’illustre figure de celui qui a plus d’une épithète collé à son nom : l’aîné d’une multitude. L’évoquer pour mieux le connaître. Mieux le connaître pour davantage apprécier en lui l’œuvre de la grâce divine.

De la naissance et du nom.

Par approche et élimination, on retient que le Père Mouléro est né à Gbékandji en 1888 de Aragbadadjogoun Djogbénou et de Thérèse Ayinkè Koutèmi Alayé. Il eut vingt trois autres frères et sœurs, consanguins et utérins réunis. Il était le dernier de sa maman. A sa naissance il reçut deux noms légendaires et proverbiaux : Son père le prénomma Houessou : « poisson mâle », « roi des poissons ». Sa mère lui donna : Mouléro : ce qui s’entend : « garde la maison », « remplis-la », « fais-la grouiller de monde ». Au baptême qu’il reçut le 11 août 1909 à Kétou, il reçut un nom d’apôtre : Thomas.

Il convient donc de préciser ici que Mouléro et Houéssou ne sont donc pas ses noms de familles, mais ses prénoms béninois, Thomas étant son nom de baptême et enfin DJOGBENOU, son nom de famille. Thomas Houessou Mouléro DJOGBENOU était non pas l’unique enfant de sa maman, mais son unique garçon.

Né donc à Gbékandji, il y grandit jusqu’à l’âge de 17 ans. Il retourne à Kétou en secret, emmené par sa mère. A Kétou, il a été confié dans une ferme à la garde d’un parent, prêtre du Fa. Un jour où il se rendait au marché de Kétou au compte de son tuteur, il fut appréhendé et fait interne à la mission catholique. Seul baptisé de ce 11 août 1909 par le père Magloire, après 3 ans de catéchuménat, il est le 101ème baptisé de la paroisse Sainte Thérèse d’Avila de Kétou. Il devint alors une aide précieuse pour monsieur Paul Faly, directeur de l’école de la mission catholique.

Vocation et entrée au séminaire.

A propos de sa vocation, laissons-le plutôt parler : « Dès que le Père Gauthier m’eut interrogé sur ma vocation sacerdotale, je saisis la balle ‘au bond’ et répondis par un oui sincère et sans négligence, un oui mystérieux. Dès ce moment, le désir devint irrésistible, brûlant et impulsif, si bien que j’invitais tous mes camarades à me suivre, même les fiancés et les hommes mariés... »

Le 15 septembre 1915, âgé de 27 ans, Thomas Mouléro Houéssou DJOGBENOU fit son entrée au séminaire à Ouidah. De six, ils sont passés à 9 séminaristes. Mais seulement 3 parviendront à l’autel du Seigneur : les abbés Thomas Mouléro DJOGBENOU, Gabriel KITI et Moïse DURAND. Pendant près de 3 ans, le séminaire dut fermer ses portes à cause des restrictions de la guerre (1914 -1918). « Pendant la guerre, , nous avons dû passer deux ans et demi à la mission de Porto-Novo. »

Ordination et ministère

Voici le compte rendu qu’on en fit à l’époque : « Le 15 août 1928 restera pour tout le Dahomey un jour mémorable tant pour le grand évènement de ce jour que la pompe extérieure dont il fut entouré. Depuis de nombreuses années, on sentait le désir impatient de voir naitre dans notre pays un clergé indigène. Ce fut jour mille fois béni de l’Assomption qui nous a donné notre 1er prêtre, monsieur l’abbé Thomas Mouléro… Même avant le 3ème coup de cloche, la cathédrale était remplie d’une foule compacte et la tribune envahie ; la sacristie, le porche et la place devant l’église groullaient de monde….

Le moment venu de l’ordination sacerdotale, monsieur Thomas Mouléro Houéssou s’est avancé au pied de l’autel. Un frémissement passe dans l’assistance, les têtes se tendent pour mieux voir, ne rien perdre de cette cérémonie où l’un de nous, de notre sang, de notre race, de notre couleur va enfin être élevé à cette dignité suréminente, la plus grande, la plus haute, la plus sainte qui soit sur la terre, de prêtre du Seigneur…

Au moment de l’imposition des mains, quoi de plus saisissant, de plus beau que de voir 9 prêtres blancs, entourant l’évêque, étendant la main sur celui qui est leur fils, leur enfant noir ! C’est comme un enfantement, ils l’élèvent jusqu’à eux, le font entrer véritablement dans leur famille, désormais il sera un des leurs. »

C’est par l’imposition des mains de Mgr Cessou, alors évêque de Lomé, que l’abbé Thomas Mouléro Houéssou DJOGBENOU entra dans la longue lignée des prêtres de Jésus.

Devenu prêtre à 40 ans, il mourra à 87 ans. Comment relaté le ministère sacerdotal de celui qui est aujourd’hui pour nous l’ainé d’une multitude ? après les messes de prémices dans les différentes missions d’alors : Séminaire de Ouidah, cathédrale de Ouidah, Cotonou, Godomey, Porto-Novo, Kétou, Gbékandji, Bopa, Sahouè etc il rejoint son 1er poste en 1929 : Kétou. Un an après il est envoyé à Dassa pour desservir Savè jusqu’en 1955, année où il rejoint Kétou pour y rester jusqu’en 1970. Il écrit : « Ma résidence a été fixée à Dassa. Je suis chargée spécialement de Savè et de Kilibo, à 70 km de Savè… En arrivant à Savè j’avais trouvé une petite chapelle couverte en chaume. Elle était devenue trop petite. Il fallait agrandir ou reconstruire…. Kilibo est loin d’être aussi avancé que Savè ; la station n’a encore qu’une année d’existence. On y construit une petite chapelle si basse de toiture qu’il est impossible d’y dresser un autel ; j’ai dû prendre le parti de dire la messe en plein air sous un apatam. »

« … A Savè, Kilibo, Djabata, Kaboua, Moka, Ichada, Oke-Awo, Kandi, Kétou etc. il construisait ou réfectionnait des chapelles, fondait des chrétientés avec abnégation, zèle, au prix de sacrifices obscurs et connus de dieu seul… Il ne construisait pas seulement des églises, mais aussi des écoles. »

Par ailleurs, c’était d’abord et avant tout « un homme profondément humain », « un ascète au cœur de mère », « un homme pétri de tradition », « un chercheur », »un sage ». Mais il était aussi « un pasteur dévoué », « un grand prêtre », « un homme qui a propagé la foi et le savoir », « un saint ».

Il prend sa retraite du ministère actif en 1970. Il avait 80 ans. Il réside à Porto-Novo puis à Kétou. Le dimanche 03 août 1975, il se reposa pour toujours de l’œuvre qu’il avait faite en 87 années d’existence dont 47 de sacerdoce.

Père V. Frumence

POUR MIEUX CONNAITRE LE PERE THOMAS HOUESSOU MOULERO DJOGBENOU

Témoignage sur la vie et l’œuvre du Révérend Père THOMAS Houéssou Mouléro DJOGBENOU

Il y a des témoignages difficiles à faire. C’est le cas lorsqu’il s’agit pour moi de témoigner de la vie, de l’œuvre et surtout de la spiritualité du Révérend Père Thomas Mouléro Djogbénou. La raison en est simple. Je suis le neveu du Père Mouléro. J’ai grandi sous sa bienveillance ’’paternelle’’ et surtout sous sa conduite spirituelle. Mon témoignage pourrait être altéré par l’admiration sans borne que j’avais pour mon oncle. Mais je ne me laisserai guider que par le seul souci de rapporter fidèlement ce que j’ai vécu auprès de lui.

Sur le plan Spirituel.

Il n’est pas aisé de porter un jugement sur la vie spirituelle d’un homme et sur ses rapports avec Dieu. Mais il est permis d’imaginer à travers sa pratique de la Parole de Dieu et de l’enseignement de l’Eglise les relations qu’il entretient avec son Seigneur.

Le Père Mouléro était un homme de foi. Il manifesta cette foi par une intense vie pastorale, une vie de prière, de mortification, de pénitence et de grande dévotion au SAINT SACREMENT.

Tous les matins à 5 h 15, il était sur pieds. Il réveillait les internes pour la prière du matin et pour la Messe à 6 heures. Après la célébration eucharistique, il restait en contemplation et en prière devant le Saint Sacrement jusqu’à 8 heures environ.

Il lui a fallu cette foi pour braver tous les obstacles et pour annoncer l’Evangile dans des conditions parfois très difficiles, acceptant toutes sortes privations pour vivre sa part de la souffrance du Christ.

Il nous parlait de l’omniprésence et de l’éternité de Dieu par rapport à l’homme et aux choses qui passent, de son amour infini et de la providence. Il nous faisait chanter tous les matins : ’’ Le Seigneur est mon Père mon seul appui, je me repose et j’espère toujours en lui...’’ !

Je me suis toujours posé une question, à laquelle je n’ai jamais pu trouver de réponse. Le Père posé a été ordonné Prêtre en 1928 à 40 ans. Un âge auquel les hommes ont déjà fondé une famille. Surtout à son époque. Il a fallu un appel puissant de Dieu, une vocation irrésistible pour que cela s’accomplisse.

Le Père Thomas Mouléro était un ardent serviteur de Dieu à travers le service de son prochain. Sa vie spirituelle était indissociable de sa pratique de la charité et du don de soi. Il était foncièrement bon envers tous. A pied, à vélo, de jour comme de nuit, sous le soleil ou sous la pluie, il allait rendre visite aux malades et leur apportait le réconfort des Sacrements de la Réconciliation, de l’Eucharistie ou de l’Onction des malades.

Tous les médecins qui ont exercé à Savè pendant qu’il y était ont connu de nombreuses nuits blanches à cause de lui. En effet après avoir apporté aux malades le réconfort de Dieu, le Père Mouléro se rendait au domicile du médecin pour l’inviter à aller s’occuper d’eux. Quelle que soit l’heure de la nuit. Ce qui m’a frappé chez lui, et m’intrigue encore aujourd’hui, c’est sa grande vénération pour Saint Jean Marie Vianney, Curé d’Ars, et les similitudes entre sa vie spirituelle et pastorale et celle de ce Saint...

Au dessus de son bureau de travail, il y avait une bibliothèque. Sur les étagères, il avait placé un ostensoir contenant des reliques du Saint Curé d’Ars. Sa vie de prêtre était à l’image de celle de ce Saint.

- Une vie austère faite de prière et de charité. Comme le Curé d’Ars, il se réveillait de très bonne heure, vers 5 heures. Il disait la Prière du matin avec ses internes et célébrait la Messe. Comme lui, il avait institué le catéchisme tous les lundis à l’Eglise de 11 heures à 12 heures pour les écoliers du CM2 et les filles de chez le soeurs.

Le Père Mouléro mangeait très peu. Il se nourrissait surtout d’igname bouillie ou de ragoût, de légume, particulièrement des haricots et des pois d’angol. Il ne prenait qu’un repas par jour. Son régime était encore plus sévère pendant le carême.

Je me souviens qu’en 1975, j’étais allé lui rendre visite à Kétou. Au moment du repas il sortit de son garde-manger un plat de haricot ; des restes d’il y avait deux ou trois jours. Il me dit d’un air amusé “ C’est ça qui est doux”. Le père Mouléro vivait pour ses paroissiens et tous ceux qui avaient besoin de lui. Il donnait tout ce qu’il avait. Il dormait très souvent sur une natte et parfois en soutane pour être prêt au moindre appel.

Comme le Curé d’Ars le Père Mouléro était d’une grande humilité. Premier Prêtre du Dahomey, il aurait pu aspirer à tous le honneurs, tous les privilèges. A ma connaissance, il n’avait jamais rien recherché de tel. Il avait toujours servi dans des paroisses de brousse. En lisant la vie du Saint Curé d’Ars, j’ai relevé certaines coïncidences troublantes. Jean-Marie Vianney a été ordonné prêtre le 13 août 1815. Thomas Mouléro est devenu Prêtre de Jésus Christ le 15 août 1928.

Le Curé d’Ars a reçu l’extrême Onction le 03 avril et est décédé le 04 août 1859. Il a été inhumé le 16 août 1859.

Le Père Mouléro s’est endormi dans la paix du Seigneur le 03 août 1975 et a été inhumé dans le Caveau des missionnaires au cimetière de Porto-Novo le 15 août 1975.

Avec un décalage d’un siècle, le destin de ces deux hommes a été parallèle.

Ce qui m’a encore frappé chez le Père Mouléro, c’est qu’il menait cette vie d’ascète sans aucune ostentation. Un jour ma petite soeur Jacqueline Djogbénou, en religion Sœur Marie Paul de la Congrégation des Soeurs de la Providence de Gap, lui a dit “ Mon Père, on m’a dit que vous êtes saint”. Il lui demanda : “ qu’as tu répondu ?” “ Je ne sais pas” répondit-elle. Visiblement satisfait il conclut en disant : “ Tu as bien répondu”

L’œuvre du Père Mouléro

C’est à Savè au centre du Bénin que le Père Mouléro exerça la plus grande partie de son ministère sacerdotal. Sur ses 47 ans de sacerdoce, il en passa 25 dans cette paroisse rurale.

Le Père Mouléro fut un vrai missionnaire dans son propre Pays. Sa Pastorale était fondée sur une évangélisation sous-tendue par des actions sociales dont la finalité est l’épanouissement de l’homme. Il prêchait par l’exemple et sa foi était communicative. L’Ecole Catholique de Savè, malgré l’existence d’une école publique, recevait des enfants dont les parents étaient de très fervents musulmans.

Il installa dans les villages de Savè une communauté chrétienne à la tête de laquelle il plaçait un maître catéchiste. Il fonda des stations secondaires que ses vicaires et lui visitaient très souvent : DIHO, WOGUI, ALAFIA, KABOUA, KOKORO, KILIBO, TOUOI, ATCHAKPA, IGBODJA, EKEOWO, et DJABATA. Le secteur qu’il avait en charge s’étendait du fleuve Ouémé au Sud à ODO AKABA au Nord. Une vaste région très pauvre qu’il parcourait à bicyclette et par la suite à vélo moteur.

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Le vélo dont se servait le Père Mouléro

Le Père Mouléro attachait une grande importance à la catéchèse. Il avait une équipe de catéchistes très expérimentés. Il organisait des retraites à leur intention. Le Père Mouléro était un véritable guide. J’ai toujours été impressionné et les autres internes l’étaient autant que moi par le nombre de jeunes prêtres qui ont commencé leur sacerdoce à Savè pendant que le Père Mouléro était le Curé de la Paroisse Saint Joseph. Je lui ai connu comme vicaires.

  • - Le Père Ayatomê Julien 1946 - 1947
  • -Le Père Ignace Fally 1948 - 1951
  • -Le Père Christophe Adimou, Ancien Archevêque de Cotonou 1951- 1952
  • - Le Père Bonaventure Vieyra 1953 - 1955.

Dans notre esprit de petits garçons nous nous disions qu’ils venaient apprendre auprès de notre Oncle.

De grands Séminaristes y venaient également en probation. Ce fut le cas des Abbés Antoine Adjibogoun et de Houessou Michel qui seront ordonnés prêtres plus tard.

La dimension socio- culturelle de son Ouvre. Le Père Mouléro savait qu’une "foi sans les œuvres est une foi morte’’. C’est pourquoi il avait concilié son rôle de prête avec celui ’’d’initiateur du savoir’’ Dans les villages de Savè en même temps qu’il installait un maître catéchiste, il implantait un cours d’initiation appelé ’’Apatam’’ pour instruire les enfants. Par la suite il amenait l’administrateur colonial à s’intéresser à cet embryon d’école. Une grande partie des cadres de Savè de cette époque était issue des écoles créées par le Père Mouléro.

- Les vieux de Savè ainsi que ceux de ma génération ont gardé de lui un souvenir impérissable. Le Père Mouléro était aussi un ethnologue. Partout où il passait il s’imprégnait du mode de vie, de la culture et de la civilisation des peuples. On le voyait avec ses cahiers de notes. ll recueillait les témoignages des vieux aussi bien à Savè que dans les stations secondaires où il allait dire la messe.

Le Père Mouléro était aussi féru d’histoire. Il a laissé de nombreux documents, dont l’histoire de Savè qu’on peut encore trouver dans les archives de l’ex IFAN à Dakar et de l’ex - IRAD à Porto - Novo. Le Père Mouléro s’intéressait aussi à la pharmacopée traditionnelle. Il avait une grande connaissance des plantes et de leurs vertus. Il en avait constitué une importante collection. Lorsque l’occasion se présentait il nous soignait à l’aide de ces plantes. Je me souviens que l’une de ses préparations était particulièrement efficace contre les piqûres de scorpion.

Le Père Mouléro a laissé dans mon esprit et celui de tous ceux qui l’ont connu le souvenir d’un grand serviteur de Dieu et de l’Eglise, d’un grand prêtre communicatif, rempli d’humilité et d’amour pour son prochain.

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POUR MIEUX CONNAÎTRE LE PERE THOMAS...

TEMOIGNAGES

  • Rapports avec ses Parents

J’avais entre 6 et 7 ans quand le Père Mouléro venait rendre visite à ses parents à GAMEY. A cet âge déjà j’étais impressionné par la qualité des rapports qu’il entretenait avec ses parents. Il venait régulièrement chaque année s’enquérir des nouvelles de la famille. Parfois nous sommes au champ quand on vient nous annoncer l’arrivée de Tavè (oncle). En guise de reconnaissance pour ses multiples déplacements, nous les tout Jeunes tapions en cadence sur notre poitrine et chantions pour lui donner de la joie. Quand on finissait de danser, il nous offrait des médaillons de la sainte vierge Marie ou de saint Christophe, jamais d’argent. Il passait toute la journée avec nous avant de repartir le soir pour Saketé. Cet attachement, sans distinction, que le Père Mouléro a pour chaque membre de sa famille (maternelle comme paternelle) m’a beaucoup touché.

  • Son Amour pour nous apres le décès de son frère Hossou (mon Père)

Au décès de mon père Hossou (frère du Père Mouléro), il était venu présenter ses condoléances à toute la famille. Conscient de la misère qui allait s’installer chez nous après le décès de notre père, le Père Mouléro entreprit de façon très habile de soulager la veuve (notre mère) en lui arrachant la charge des enfants. C’est ainsi qu’en 1947, en route pour la retraite annuelle au Séminaire de Ouidah, il ordonna à Olympio LAGBENOU maître catéchiste du Curé de la paroisse de Saketé le Père BAROTHIN d’aller me chercher à GAMEY. Dès son retour de Ouidah il vint me prendre à Sakété pour me scolariser. J’avais déjà 10 ans.

Ensuite il revient prendre ma sœur Jacqueline (Soeur Marie-Paul présentement en France). En 1953 ce fut le tour de mon frère frère Antoine de bénéficier de la garde du Père Mouléro. C’était sa stratégie pour nous récupérer tous à notre maman sauf notre grand frère qui n’était plus scolarisable. Mais dans sa tentative de prendre notre benjamine Marie, il se heurta à un refus systématique de notre mère qui souhaite qu’elle au moins reste pour la servir dans ses différents besoins. C’est pour cela que chaque fois qu’elle apprend que le Père Mouléro est venu, elle fait tout pour éloigner notre sœur de peur que le Père ne la prenne malgré tout.

En même temps que le Père Mouléro prenait en charge mes frères et moi il avait aussi la charge de ses autres neveux. C’est dire que le Père était d’un soutien appréciable pour toute la famille. Que le Seigneur bénisse sa mémoire.

  • Mes rapports personnels avec le Père Mouléro

L’éducation que j’ai reçue du Père Mouléro est à l’origine de ma réussite aujourd’hui. En effet il était le symbole même vivant de la rigueur ; un sentiment qu’il faisait partager à tous ceux dont il avait la charge. C’est ainsi qu’il punissait jusqu’à l’extrême sévérité si cela est nécessaire. Je me rappelle, en tant que son chambrier, j’ai été complice d’un vol de trois paquets de pointes dont mon cousin était l’auteur. Conscient du fait qu’il faut faire un peu de mal à un enfant pour lui apporter beaucoup de bien, le Père Mouléro m’a renvoyé chez mes parents malgré mon passage en classe supérieure. Et pendant un an j’ai été obligé de me séparer de toute l’abondance dont je bénéficiais chez le Père. Cette punition m’avait beaucoup marqué.

"Merci mon Père pour m’avoir inculqué cette éducation qui est aujourd’hui mon repère dans la vie."

A l'arrière plan et au centre, le Père Mouléro lors de ses 25 ans de sacerdoce

Ce que je retiens du Père : l’esprit du Père Thomas Mouléro a agi dans mes affaires en apportant beaucoup de bénédiction. Voici ce qu’il m’écrit à propos de mon école c’était le 3 -12- 1973. “ N’oublie jamais mes réflexions concernant cette école quand tu m’en avais mis au courant”. La dernière occasion pour moi de voir le Père avant sa mort a été une période de dures épreuves. En effet mes deux voyages entrepris pour le Bénin en partant d’Abidjan ont été soldés par des accidents. Sans raison apparente j’ai pourtant insisté à effectuer mon voyage. C’est avec un bandage au front que je me suis retrouvé auprès du Père Mouléro avec qui j’ai passé la fête de janvier 1975. C’était la dernière fois que je vis le Père Thomas Mouléro.

Et dans sa dernière lettre qu’il m’écrit après cette rencontre je retiens ceci : << Merci pour tes gestes de générosité distribués par-ci, par là. Dieu t’en remerciera et te les rendra au centuple. L’aumône n’appauvrit personne au contraire elle enrichit >>.

Ce fit à propos des dons que j’ai offerts à mes beaux parents. C’est seulement maintenant que je réalise que les bénédictions du Père pour moi ont eu beaucoup d’influence dans mes affaires. Le père Thomas Mouléro a passé toute sa vie à servir Dieu sous toutes ses formes, à écouter ses paroles, à s’inspirer de la vie des Saints. Mêmes à tables, au cours des repas de midi et du soir, le Père et ses vicaires savourent la parole de Dieu. Ainsi pendant qu’ils mangeaient, l’un ses internes lit l’imitation de Jésus Christ ou le Martyrologue romain.

“ Merci, merci, mille fois merci au Père pour tout. Nul doute que tous les responsables ecclésiastiques s’inspireront des talents du Père Mouléro qu’ils prennent pour un modèle”

Mes frères d’internat et tous ceux qui ont approché le père thèmes Mouléro ont certainement été embarrassés comme moi par des propos de ce genre : " Le Père Mouléro était un homme saint ». Ma réponse est la même que celle de ma sœur : ’’Je ne sais pas’’ Tout ce que je sais, c’est qu’il fut un homme de grande foi. On venait de partout pour lui demander de dire des messes et des prières d’intercession.

A mon humble niveau, je peux témoigner que lorsque je suis confronté à des problèmes insurmontables ou que je désire une grâce, j’associe la mémoire du Père Mouléro à ma prière de supplication et je suis toujours exaucé. D’autres personnes peuvent témoigner de ce qu’ils ont pu obtenir par son intercession.

Le Père Mouléro a marqué son époque et ceux qui l’ont connu. Il est vivant dans leur esprit. Le Révérend Père Thomas Mouléro Djogbénou, à mon avis n’appartient plus à sa seule famille mais à toute la Communauté Chrétienne du Bénin.

Son neuveu, Benoît DJOBENOU

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Père Jean VERDELET (SMA)

Qui est le Père Jean Verdelet ?

Né le 31 décembre 1837 à Pélussin dans le diocèse de Lyon en France, Jean Verdelet entra aux Missions Africaines en 1861. Il est admis à la résolution solennelle le 14 mars 1862, il est ordonné prêtre le lendemain. Envoyé au vicariat du Dahomey, il travaille à l’école de Ouidah crée en 1862, avant de devenir supérieur de Porto-Novo le 2 janvier 1865. Premier père curé de la cathédrale de Porto-Novo avec le père Noche pour vicaire, il ne tarda pas à y ouvrir une école qui, le 5 février, comptait déjà quinze élèves. D’une affectueuse dévotion envers Marie, il n’entreprenait rien sans se mettre sous sa protection. Il avait des manières simples et une charité à toute épreuve. Il n’était pas homme à se reposer. Les Blancs l’admiraient et son influence sur les Africains fut vite très grande. Le nombre des écoliers augmenta et les chefs eux-mêmes lui confièrent leurs fils. Le roi Sodji de Hogbonou d’alors, qui lui avait attribué le domaine qui abrite la cathédrale et l’école, lui-même, aimait à le consulter et le prit parfois comme arbitre dans les affaires épineuses. En 1868, le père Verdelet rentra en Europe pour refaire sa santé fortement ébranlée en 5 ans de séjour. Son plus cher désir était de repartir au Dahomey, mais le Seigneur jugea sa tâche accomplie ici-bas. Le père n’avait que 32 ans, mais il était usé. Il a été rappelé à Dieu le 29 avril 1869.

Sr Blanche AVOCE SARC

SUCCESSION DES PRETRES A DJREGBE.

La paroisse Notre Dame de l’Atlantique de Djèrègbé a connu depuis sa fondation en 1955, plusieurs Pasteurs qui ont œuvré de leur mieux à l’annonce de la Bonne Nouvelle et à l’enracinement de la foi des fils et filles de Djèrègbé.

  • Au nombre de ceux-ci figure en tête de liste, le Père Jean HUET, premier curé et fondateur de la paroisse jusqu’en 1958.
  • De 1958 à 1961, la paroisse demeura sans prêtre.
  • Trois ans après le depart du Père Jean HUET, le relais fut pris par le Père M.Collaudin qui, de 1961à1963 a travaillé au tant qu’il peut, pour l’édification de la paroisse.
  • De 1963 à 1967, le peuple de Dieu à Djèrègbé fut gouverné par le Père Germain BOUCHEIX.
  • Après le Père BOUCHEIX, ce fut le tour du Révérend Père Dominique ADEYEMI de faire paître le troupeau de Dieu sis à Djèrègbé de 1967 à1978.
  • De 1978 à 1988, la paroisse a été dirigée par le Père Jacques SICARD.
  • A la suite de ceux-ci viennent de façon successive les révérends Pères Antun STEFAN(1988),
  • Henri HOUNTON(1988-1992),
  • Donat ABIALA(1992-1996).
  • Le départ du Père Donat ABIALA fit venir le Père Jules Carrel DOSSAH(1996 à 2003). Il avait à son côté deux collaborateurs :
    - le Père Ernest OKE(2001-2003)
    - et le Père Zacharie KPOSSOU(2002-2003).
  • Le Père Albert BODJRENOU est le successeur du Père Jules Carrel DOSSAH et l’ actuel Curé de Djèrègbé, depuis 2003.

Il a connu jusque là 09 collaborateurs.
- Le premier fut le Père Zacharie KPOSSOU(2003-2004).
- Après le Père zacharie KPOSSOU viennent successivement les Pères Joseph MICHOANOU(2004-2006),
- Paulin CAKPO(2006-2007),
- Rodrigue HOUNKONNOU(2007-2008),
- Gislain FALADE(2008-2009),
- Nestor ATTOMATOUN(2009-2011),
- Philippe HANTO(2009-2012),
- Daniel LAHADE(2011-2012)
- et son actuel collaborateur est le Père Damien ELEGBEDE (2012).

Voilà présentée, la chronologie des Prêtres qui ont conduit le peuple de Dieu à Djèrègbé depuis la fondation de la paroisse(1955) jusqu’en 2012. Daigne Dieu offrir aux graines qu’ils ont sémé, une bonne terre afin que la semence puisse donner de bons fruits.

Djèrègbé le27/08/2012

Constant BODJRENOU

Connaitre Atchoukpa et sa Paroisse

Introduction Acukpa, c’est sur un terrain riche en événements historiques dont seul le nom est évocateur de nombreux souvenirs dans l’histoire de notre pays. Rappelons-nous le terrible affrontement entre les troupes du Roi BEHANZIN et les guerriers français baptisé le « Dur Combat d’Acukpa », pour nous convaincre de la célébrité historique de cette région et aussi à cause de la renommée du marché d’esclaves reconnu comme l’un des ‘’Grands marchés de l’Afrique’’ ; et de l’histoire de la vie des habitants de ce milieu.Mais sublimons rapidement le souvenir de cette résistance danxoméenne à l’impérialisme français, nous attarder sur le nom « Acukpa »=« Atchoukpa » et sur le cheminement de la foi Catholique dans la région d’Atchoukpa. Comment ce milieu a-t-il prit ce nom « Acukpa »=« Atchoukpa » ? Nous avons ici deux versions. Il y avait dans ce village un vieux venant du Nigeria, un grand féticheur de l’époque qui avait beaucoup de fétiches protecteurs Assanyin, Lègba, Odoudoua, Abikou, Kinninsi. Comme le milieu était un grand centre de commerce, les marchands venant du Nigeria y restaient chaque fois avant de continuer leur commerce à Porto-Novo. Ce qui a fait advenir le nom, c’est un jour à leur arrivée, ils n’ont plus vu le vieux. Ainsi, ils ont commencé par dire « Ichoukpaa » qui veut dire « le fétiche l’a tué ». C’est « Ichoukpaa » qui a été déformé par les colonisateurs pour devenir « ATCHOUKPA ». C’est ainsi naquit le nom donné à ce village « Acukpa » ou « Atchoukpa » . Ce qui a été pathétique et mystérieux dans la vie du vieux c’est qu’à son dernier jour sur la terre dans ce village, il a disparu ; et pour tous, le vieux en disparaissant s’est effondré dans la terre et a fait régénérer un autre fétiche à côté de l’Iroko sacré du village dans la forêt sacrée où étaient ses fétiches. C’est pourquoi ce nouveau fétiche est surnommé « ATCHOUKPA LOKO » . Ce vieux d’origine nigériane serait nommé « Adjaho » et était un cultivateur. La deuxième version est qu’au temps colonial, il y avait un certain nommé « Atchu » ou « Acu », piroguier qui faisait traverser les gens la rivière et qui abritait ses clients au bord de l’eau. Et quand les gens venaient auprès de lui, surtout les Houεzounmεnus , ils disaient « Acukpa n’tron ». Pour dire « c’est d’auprès d’Acu que je viens ». C’est ce qui a fait advenir le nom Acukpa . Ce qu’on ne comprend pas, c’est qu’il y a un village à Gbadagri au Nigeria qui porte le même nom Acukpa et Ita-Acukpa sur la voie de Kétou. Lequel de ces villages est le plus ancien ou lequel a influencé la création de l’autre ? Acukpa est une terre hautement historique, la paroisse elle-même est riche d’événements historiques. Atchoukpa avait abrité un des grands marchés d’esclaves de l’Afrique de l’Ouest. Ces esclaves étaient conduits à Zèkpon , un lac mystique où ils sont lavés avant d’être enchaînés et convoyés à travers un tunnel jusqu’à Porto-Novo en passant par Dodji, Kokoyè jusqu’à Déguè-Tokpa. Découvrons ensemble cette paroisse c’est-à-dire le cheminement de la Foi catholique dans la région d’Acukpa. Mais avant découvrons géographiquement ce milieu.

Situation géographique Sur le plan administratif, c’est le département de l’Ouémé précisément dans la commune d’Avrankou avec une superficie de 90 km² et constituée de vingt-huit mille (28000) habitants environ en 2002 et qui compte sept (07) arrondissements que se trouve celui d’ « ACUKPA » « ATCHOUKPA ». Il est le dernier arrondissement situé vers le Sud-Ouest dans la Commune d’Avrankou dont elle marque la limite territoriale avec les Communes de Missérété, d’Adjarra et de Porto-Novo. Situé après les villages de Wadon, d’Adjati et Dagbéhouè sur la route inter-Etats Bénin-Nigeria (tronçon Porto-Novo-Igolo), ATCHOUKPA est traversé par une voie non bitumée qui relie les communes de Missérété, Avrankou et d’Adjarra. Acukpa est limité au Nord par l’arrondissement de Djomon, au Sud par la commune d’Adjarra, à l’Est par l’arrondissement de Ouanho et à l’Ouest par la commune d’Akpro-Missérété. Ancien chef canton, qui englobait Missérété, Vakon, l’actuel arrondissement d’Avrankou, l’arrondissement d’Atchoukpa est un plateau avec un relief peu accidenté recouvert de végétations naturelles de palmier à huile et englobe huit (8) villages à savoir : (Dégbonou) transformé en Vodénou par les colons, Tokpa-Gnonhossou ou Tokpa-Houngodo, Ouindodji, Zounguè, Todèdji, Tanzoun, Tchoukou-Daho et Malé là où a eu lieu le dénomé « dur combat d’Atchoukpa ». L’actuelle église d’Acukpa est située au bord d’un carrefour qui a une sombre histoire et qui est toujours animé. Placée au bord de la principale artère intercommunale Missérété-Avrankou et Adjarra, notre paroisse reçoit assez de poussière à cause de l’état de la voie. Distante de 2,7 km de la route inter-Etat Bénin-Nigeria (tronçon Porto-Novo-Igolo) et de 5 km de la route Porto-Novo (Ouando)-Missérété-Sakété-Pobé-kétou, la paroisse Notre Dame de Lourdes est entourée des paroisses Saint Michel d’Avrankou vers le Nord, Sainte Famille d’Adjarra à l’Est, au Sud-Est par Sacré-Cœur de Wadon, au Sud par la paroisse Saint Martin de Tours de Hounsa, au Sud-Ouest par Saint Antoine de Padoue de Gbodjè, à l’Ouest par Saint Hubert de Missérété ; à quelques mètres de cette dernière se situe le Séminaire propédeutique. Etant née de la paroisse Sainte Famille d’Adjarra, Notre-Dame de Lourdes a été longtemps fille de cette paroisse, avant d’être érigée paroisse en 2003. Mais à la création du doyenné de Missérété en août 2012, elle fait désormais partie de ce doyenné qui compte aujourd’hui les paroisses suivantes : Saint Hubert de Missérété (1968), Notre Dame de l’Assomption de Vakon (2003), Saint Michel de Katagon, (2008) Bon Pasteur de Danto (2012). Que font les fidèles catholiques de cette localité ? Populations et activités Le territoire de la paroisse concentre en son sein une population répartie majoritairement sur l’arrondissement d’Acukpa. Le commerce, l’artisanat le petit élevage (caprin, porcin et les volailles de tout genre) et quelques rares fois l’élevage du gros bétail (les bœufs) et le zémidjan constituent les pôles d’activités de la population. Le commerce étant la principale ressource locale, les populations y restent accrochées surtout à cause de sa position stratégique et de sa proximité avec le Nigeria. Peuplé par les groupes ethniques Gun, Yoruba, Tori, Sεtͻ, Atchoukpa est le nom donné au centre de la localité qu’entourent les agglomérations Tanzoun, Ouindodji, TokpaYonhossou, Zounguè, Todèdji, Hèhoun, etGbakpo, qui ont chacune une mission catholique secondaire et qui sont ceinturées par des sectes. Aujourd’hui, on note une progressive installation des acquéreurs autour de la paroisse avec des points de vente divergents. C’est pourquoi, en dehors de ces groupes dominants ; on note la présence de la plupart des ethnies du Bénin. La Mission Catholique Notre-Dame de Lourdes est à deux minutes de marche du marché Houndo. Malgré que ces activités déterminent le vécu quotidien des Chrétiens ; cela ne ralentit pas toutefois l’extension de la FOI même si elle victime du syncrétisme. Aujourd’hui les Acukpanous, comme tout chrétien d’ailleurs sont « invités par la grâce de leur baptême à renoncer aux tendances nocive dominante de leur époque et de leur milieu et à aller à contre-courant. » Pour davantage s’enraciner dans la Parole de Dieu et se mettre à l’école de Notre Dame de Lourdes pour vivre la Foi catholique reçue des apôtres. Religiosité d’Acukpa La Paroisse Notre Dame de Lourdes d’Acukpa est implantée dans le village de Tanzun dans un milieu essentiellement païen avec beaucoup de couvents de Vodun (Thronkpétͻ déka, Atiga, couvents de Tchina à Tͻɖèdji, de Malé, Tchéhunché, Doudoua, Gounouko, Chango, Oro, Egun=Kuvitͻ). Par ailleurs, la proximité du Nigeria fécond en sectes fait d’Acukpa un terrain favorable aux sectes. En effet, il y a aujourd’hui sur son territoire une multitude de sectes : Eglise des Chrétiens Rachetés de Dieu, EAR : (Eglise Africaine du Réveil), Christianisme Céleste, Eglise Apostolique, Eglise Pentecôtiste, Eglise des Chérubins et Séraphins. Les plus nombreuses de ces sectes sont les célestes qui sont parfois à 200 m l’une de l’autre. Il faut noter qu’aujourd’hui les sectes pullulent autour d’Acukpa comme les abeilles sur leur essaim et leurs nombres ne cessent de s’accroître. C’est là, un espace pastoral non moins important pour la paroisse dédiée à Notre Dame de Lourdes Fille de la paroisse Sainte Famille d’Adjarra et dont, le parcours historique fut jalonné de nombreuses péripéties. Parcours historique de la foi dans le village d’Atchoukpa

Acukpa, au début du XIX ème siècle était une cité royale et un centre commercial. Une bonne partie des rois Tͻri avait leur palais à Acukpa. Parmi ces rois, nous pouvons citer Tͻri-XͻluBlεkpon qui avait participé à la guerre contre les Aboméens. Il y eut plusieurs batailles dont celle le 20 avril 1890 qui a rendu célèbre, dans le contexte géo-politique de cette époque, la localité d’Acukpa. Par ailleurs Acukpa disposait d’un grand marché du nom de Houndo. Ce marché attirait les commerçants Yoruba du Nigéria, Gun et Agoudah de Porto-Novo qui possédaient des comptoirs, des boutiques des grandes compagnies commerciales. Ces deux facteurs historiques socio-politique et économique ont certainement contribué à la création de la Mission Catholique d’Acukpa.

Quand nous avons entamé le récit de l’histoire de la paroisse d’ATCHOUKPA, plusieurs noms, dates se sont précipités dans la mémoire de ceux qui en sont témoins. On pourrait remonter avec reconnaissance aux premiers Pères missionnaires fondateurs de la Paroisse d’ADJARRA. « 40 ans après la venue des pères Borghero et Fernandez au Dahomey en 1861, le Révérend Père Camille BEL, envoyé par Mgr Paul PELLET, Evêque de Lagos, entrera à Adjarra pour y fonder la Mission Catholique en mars 1901. Ainsi donc après la mission de Porto-Novo, et celle de Kétou en 1897. Le bon Dieu a pensé à Adjarra où il étendra sa tente. Voilà les conditions de naissance de la mission catholique d’Adjarra. Quelque mois plus tard, Le Révérend Père Camille BEL a reçu une aide : le Révérend Père Geslinier. Celui-ci s’était occupé du recrutement des enfants pour l’école. Car ici comme dans toute l’Afrique, c’est par la jeunesse qu’il faut commencer. Donc les Pères qui ont travaillé à Adjarra furent les pères Camille BEL et Geslinier. Quelques temps après viendra un autre missionnaire, et qui y restera longtemps. C’est le père Adrien BAUZIN ». Mais qu’il nous soit loisible de rappeler que depuis Mars 1901 avec le R.P Camille BEL jusqu’en 1946 avec le Révérend et Cher Père Joseph BAREAU, la mission d’Adjarra couvrit toute l’étendue de Gbozounmè, Gbédjèhouen, Kouti, Missérété, Katagon, Sado, Avrankou, Vakon, Gbagla-Ganfan et Atchoukpa. Le Révérend Père Adrien BAUZIN est bien connu des anciens païens et des anciens croyants d’ATCHOUKPA. Les jeunes ont entendu parler de cet ‘’homme de Dieu’’ qui dans les années 1920 s’est vu secondé par les laïcs missionnaires venus de Porto-Novo pour le travail de l’annonce de la parole de Dieu dans la région d’ATCHOUKPA. Ces derniers furent des commerçants. Ils vinrent de la ville de Porto-Novo pour leurs affaires dans le marché Houndo. Après leurs diverses activités commerciales, ces braves missionnaires laïcs témoignaient de leur foi par la prière commune et par les conversations bien amicales avec la population d’ATCHOUKPA sur la Parole de Dieu. Ils poussèrent à petits coups leurs initiatives jusqu’à la création d’un poste de catéchisme dans la maison d’un certain Camille un étranger installé dans le village, qui lui fit bon accueil. Ce ne fut pas sans difficulté avec la population d’ATCHOUKPA beaucoup plus encline au culte traditionnel, aux travaux des champs et au commerce. Avec véhémence, cette population défendait la pratique religieuse de leurs ancêtres à laquelle elle resta très attachée. Mais ces difficultés inhérentes à la première annonce de la bonne nouvelle, répondait aussi l’élan missionnaire du zélé Père Adrien BAUZIN dont la sublime personnalité atteignit la sensibilité des païens et motiva leur sympathie envers le Catholicisme. Certains d’entre eux, autochtones d’ATCHOUKPA tels YEGUE Alowakinnou, DJOGBENOU Hounkponou, HOUNKLIN Bobo, lui firent généreusement don de parcelles pour l’installation d’une communauté chrétienne dans le village. Le Père BAUZIN réalisa très rapidement ce vœu, en ouvrant la station secondaire d’ATCHOUKPA vers 1920 comme première station secondaire d’Adjarra à son emplacement actuel avec un groupe de croyants. Sous les menaces répétées des chefs féticheurs ce premier groupe perdit le souffle et déserta pour la première fois le lieu. Mais personne n’osa reprendre les terrains déjà attribués à la station d’Atchoukpa demeurée déserte jusqu’en 1946 où d’autres fils du milieu, devenus croyants ont œuvré de toute leur force pour la réouverture de la station. Parmi eux, on se souvient de François ZANKLAN, Bernard KOUWAKANOU, Jean AYIDOMEHOU, Emmanuel DAGBENON, Vincent MONNOU et Pierre SAÏZONOU. Ce fut avec eux et beaucoup d’autres encore que le R.P. Manuel SHANU (1946-1956) alors Curé de la Paroisse d’Adjarra, célébra la messe de la réhabilitation de la Station en 1946. Ce nouveau départ fut porteur de fruits puisque, déjà en 1950, parmi les catéchumènes que le Père Manuel SHANU rassembla à la Paroisse pour les sacrements de baptême-communion, se trouvaient les fidèles de la Station d’Atchoukpa. Dominique SEGBENOU de la dite Station fut de ce groupe des baptisés de 1950. Toutefois, ce ne fut pas encore le départ définitif pour la Station Notre Dame de Lourdes. A partir de 1960 en effet, la petite chapelle de la Station en terre de barre sera encore pour une deuxième fois déserte pour un temps non moins long. Avec le Père Théophane FAÏHUN (1960-1968) qui succéda au Père SHANU, une nouvelle crise s’instaurera. A l’interrogation sur ces accalmies répétées qu’a connues la Station, les témoins de ce temps répondent par les querelles interpersonnelles, la suppression du paiement des catéchistes qui a occasionnée le départ du dernier enseignant-catéchiste-célébrant, Maître Cosme, qui logeait sur la station avec sa famille qui s’ajoutaient aux menaces intempestives des païens. Cependant, ces péripéties n’ont pas éteint la flamme de la foi dans les cœurs de certains croyants. Ces derniers tels que Michel ALOCHEOU, les anciens de la station Pierre HOSSOU, Benoît ADOVOEKPE, Jean SOUNHOUIN, Joseph TOVIZOUNKOU…, plutôt que de subir ces mésaventures comme une fatalité, espéraient avec conviction la réouverture de leur Station et, ils travaillaient contre vents et marées pour voir leur souhait réalisé. Ce fut avec ceux-ci et sous l’instigation des célébrants comme Parfait ADOVOEKPE, Basile DJOSSABA, Irène GOUTON et Barnabé TOVIAZON que le R.P. Jacques SICARD (1969-1978), alors Curé de la Paroisse d’Adjarra rouvrit la Station en 1975. C’est ainsi que le nouveau vice-président de cette communauté fut Robert KOUAKANOU et les célébrants Michel ALOCHEOU, Parfait ADOVOEKPE, Basile DJOSSABA, Barnabé TOVIAZON. Formé pendant six mois(1986) sur la station saint Michel Avrankou par le maître Augustin HONOUGAN, Robert HOUSSOU forme à son tour des célébrants tels : René MITCHOZOUNNOU, Joseph AHOUANGADIGNI et plus tard Pierre ADANMITONDE et Valentin TOVIZOUNKOUN actuellement en formation pour le Sacerdoce. Parmi eux, il y avait Marcel KOUAKANOU chanteur Adjogan qui animait pendant la liturgie. Seulement ce dernier éveil ne fit pas disparaître totalement les querelles d’alors. C’était là le perpétuel danger auquel, habilement et avec sagesse, Basile AYIDOKINHOU un ressortissant d’Atchoukpa, un agent de la BCB (Banque Commercial du Bénin) qui a su parer en invitant constamment ses frères au cours des réunions, à faire table rase du passé peu honorable, pour se préoccuper de l’œuvre de Dieu. C’était à cette condition qu’un nouvel essor fut donné à la Station d’ATCHOUKPA dont le nombre grandissant des fidèles en ce moment avait donné raison à la construction d’une nouvelle chapelle. Le R.P. Henri HOUNTON (1978-1988) qui a succédé au Père Jacques SICARD comme nouveau Curé de la paroisse Adjarra a vu le zèle de la maison de Dieu qui dévorait Marcel KOUAKANOU ; le Curé n’a pas hésité à le mettre dans le conseil pastoral d’Adjarra où il y est resté pendant neuf ans comme représentant de la station d’Atchoukpa. Aujourd’hui, il est coordonnateur des chorales de la paroisse. Afin de renouveler l’ancienne chapelle construite en terre de barre, Monseigneur Vincent MENSAH, acceptant ce désir des fidèles d’Atchoukpa vint lui-même poser la première pierre de cette construction le 08 mars 1986 à l’issue de la messe qu’il célébra ce jour-là avec le R.P. Henri HOUNTON. Cette construction en partie achevée en 1993 est l’actuelle chapelle de la Station Notre Dame de Lourdes d’Atchoukpa dont les statistiques aujourd’hui ne font pas penser à un passé aussi mouvementé comme le sien. C’est là une histoire qui relève plus la présence et l’attente patiente de Dieu au milieu de son peuple d’Atchoukpa qui, depuis 1988, bénéficie des soins pastoraux du Père Antun Toni STEFAN (1988-2003).

Grâce aux zèles pastoraux du Père Toni STEFAN, la station secondaire d’Acukpa a été érigée comme paroisse en 2003 et le Curé fondateur fut le Révérend Père Ernest NOUMAVO OKE fut présenté aux membres du Comité le samedi 23 septembre 2003 par le Révérend Doyen Curé d’Adjarra, le Père Toni. Il y a célébré sa première Messe comme Curé d’Acukpa le dimanche 19 octobre 2003. Il y a exercé son ministère pastoral de 2003 à 2008 avec comme stagiaires Ghislain FALADE (2003-2004) et Raoul AHANNOUGBE (2004-2005). Il fut succédé par le Révérend Père Dominique HOUNGBO (2008-2011) qui a eu comme stagiaire Judicaël KINTOGANDOU et comme premier vicaire de la paroisse le Père Axel CHEKETE à partir de 2009. Le Père Jean-Stanislas BOSSA succède au Père Dominique HOUNGBO avec le Père Damien ELEGBEDE comme vicaire. Après sept mois de vacances sous la conduite du Curé doyen d’Adjarra, le Père Christian DOSSOU, cette paroisse est actuellement dirigée par le Père Charles Christian CAKPO installée le 23 septembre 2012 et le Père Bruno DASSEKPO comme vicaire. A la date d’aujourd’hui, prêtre de la paroisse est le Père Basile TOVIZOUNKOU de la station Saint-Esprit de Hêhun. Les religieuses au nombre de quatre sont les sœurs Camillia HOSSOU, Lucienne GODONOU, Bernadette NOUKPOZOUNKOU et Hubertine DJOSSA et les séminaristes, Damien MENOU, François-Xavier TOVIESSI et Valentin TOVIZOUNKOU. La paroisse compte aujourd’hui 20 aspirants et 13 aspirantes. Que le Seigneur féconde beaucoup de vocations à Acukpa. Entre le 08 novembre 2003 au 25 mai 2013, l’Eglise famille d’Atchoukpa dénombre 1685 baptisés et 103 mariés. A tous ceux-ci s’ajouteront dès le 15 juin 2013, 130 nouveaux baptisés et communiés et 74 confirmés. Dans l’ordre de succession des vice-présidents de notre Station devenue paroisse, on peut retenir : François ZANKLAN, Robert KOUAKANOU, Pierre AFFODEGONKOU, André ADANVOESSI, Noël YEDJI, et actuellement Roger FANOU. Contrairement à son passé fortement dominé par la religion traditionnelle, ATCHOUKPA présente aujourd’hui un visage multicolore en matière de confessions religieuses. En plus de la variété des religions traditionnelles, on y voit des temples, des mosquées et des hangars qui abritent les sectes qui pullulent comme des insectes et fourmillent dans cette région. En 1997, la commune d’alors Atchoukpa comptait 21.150 habitants environ dont les fidèles Catholiques sont estimés à 526 et 140 baptisés et une vingtaine de mariés ; avec les deux cent trente-neuf (239) catéchumènes de la Station qui sont répartis entre seize (16) classes de catéchisme dont douze (12) en Goun et quatre (4) en français. Ils sont encadrés par quatorze (14) catéchistes régulièrement engagés. La célébration dominicale commence à huit heures et est animée selon un ordre de tour par les chorales Adjogan et Français suivies des associations ou groupes d’apostolat comme CARITAS, Mouvement d’Apostolat des Enfants du Bénin (MADEB), Saint Vincent de Paul, Union de Prière pour les vocations (U.P.V.) et Saint Joseph sont présents dans la Station et permettent aux fidèles de vivre leur foi. ………………………… Et comme « la grâce de Dieu qui, à notre baptême, fait de nous ses enfants, est toujours à l’œuvre dans notre croissance, dans l’Eglise du Christ, et son action montre toute son efficacité non seulement dans les sacrements, mais aussi dans le temps que nous vivons, notamment les moments privilégiés de notre marche chrétienne » ,aujourd’hui la Paroisse compte près de 2000 fidèles dont 657 catéchumènes répartis en 50 classes, et 49 Catéchistes, avec les groupes, mouvements et associations ci-après :Ste Véronique, les lecteurs goun, les lecteurs français, Mont Légion, les servants d’autel, le groupe Sacré-Cœur, la Caritas, le groupe de scout-St Enfant Jésus de Pragues, Légion de Marie, le Renouveau Charismatique, MADEB, la Chorale Adjogan, la Chorale des jeunes-Chorale Sèhouégnon, la Chorale yoruba, la Chorale des enfants, le groupe folklorique Sèkpé, la Chorale Hanyé ; en gestation la Chorale Aluwassio, Notre Dame de la visitation et l’U.P.V.

Nous avons deux Messes dominicales pour la communauté d’Acukpa : 7h et 17h30 ; A Tanzun, Hêhun, et à Zounguè : 07h A Gbakpo, Ouindodji et Tokpa-Houngodo : 09h.

Catéchèse à la Paroisse Notre Dame de Lourdes d’Atchoukpa

- Catéchèse à la Mission Catholique Notre Dame de Lourdes :

CLASSES NOMBRE DE CATECHUMENES CATECHISTES
1ère Année Gun 06 Noël TONOUEWA
1ère Année Gun 09 Augustin NONTONWANOU
2ème Année Gun 16 Robert HOUSSOU
2ème Année Gun 20 Félix TOVIZOUNKOU
3ème Année Gun 15 Arnaud LANKPOEDJA
3ème Année Gun 16 Honoré HOUSSOU
4ème Année Gun 20 Joachim HOUNTONDJI
4ème Année Gun 06 Félix SOHE
5ème Année Gun 05 Félix SOHE
5ème Année Gun 29 François DJOSSA
1ère Année Français A 30 Rolande AKITI
1ère Année Français B 15 Raphaël ZANNOU
2ème année Français 13 Aimé D. AHOUANSOU
3ème année Français 09 Grégoire H. DJOSSOU
4ème année Français 08 Jacques ZOUNDJIEKPON
5ème année Français 12 Jacques ZOUNDJIEKPON

|14 classes |229 catéchumènes|14 Catéchistes|

Catéchèse sur les stations secondaire de la Paroisse Créée le 03 septembre 2011, la Mission Catholique Saint Grégoire Le Grand de Ouindodji se présente comme suit en matière de Catéchèse :

CLASSES NOMBRE DE CATECHUMENES CATECHISTES GUN 1ère année 04 Pierre TOVIWOUDJI FRANÇAIS 1ère année 15 Lucien WANVO 02 classes 19 02 Catéchistes Catéchèse à la Mission Catholique Saint Etienne de Tokpa-Hungodo Cette station créée le 02 septembre 2010 est composée aujourd’hui de : CLASSES NOMBRE DE CATECHUMENES CATECHISTES GUN 2ème année 04 Rodrigue HOSSOU&Augustin OTCHOUN 3ème année 17 Edith AKOTONOU &Adrien KLOTOE FRANÇAIS 1ère année 06 Rolande AKITI 1ère année 08 Bruno AKOTONOU 04 35 06 catéchistes

Catéchèse à la Mission Catholique Divine Miséricorde de Gbakpo La station Divine Miséricorde de GBAKPO est créée le 02 avril 2000 par le Père Valérien AFFO. CLASSES NOMBRE DE CATECHUMENES CATECHISTES GUN 1ère année 01 Félix DANSOU 2ème année 18 Louis DJIGBODJAFE 3ème année 21 Augustin AKODEBAKOU 4ème année 04 Damien HOUNYE

5ème année 13 FRANÇAIS 1ère année 18 Pauline KOUSSIHOUEDE 2ème année 17 Colette AHOUANSOU 07 classes 92 06 Catéchistes

Catéchèse à la Mission Catholique Saint-Esprit de Hεhun, créée le 31 mai 2009 par le révérend père Dominique HOUNGB0 CLASSES NOMBRE DE CATECHUMENES CATECHISTES GUN 1ère année 17 Alexis LEKEDJO 1ère année 10 Bernadette GOUTON 2ème année 06 Louis MITCHOWANOU 2ème année 13 Fréderic HOUNGUEVOU 3ème Année 39 4ème Année 32 Alexis LEKEDJO 6 classes 117 05 Catéchistes Catéchèse à la Mission Catholique Saint Pierre Apôtre de Tanzun Créée le 22 février 2002 par le Père Valérien AFFO, la Station Saint Pierre Apôtre est la plus grande communauté après celle d’Acukpa. Elle compte aujourd’hui en matière de catéchèse : CLASSES NOMBRE DE CATECHUMENE CATECHISTES GUN 1ère année 08 Christine BODJRENOU 2ème année 11 Thérèse BODJRENOU 3ème année 15 Eloge CHOKKI & Aimée BOBO 4ème année 02 Jean KOUAKANOU 5ème année 06 FRANÇAIS 1ère année A 16 Lambert VODOUNNOU 1ère année B 11 Agathe AKOEKOU 2ème année 19 Florentin GBEMONHEDO& Maxime ARIORE 3ème année 12 Louis DOSSOU& Elise DJOSSOU 4ème année 05 Basile DOHOU 5ème année 03 11 Classes 108 10 Catéchistes

Créée avant l’érection de la Mission Catholique en paroisse Notre Dame de Lourdes, la Mission catholique Saint Thomas Apôtre de Zounguε-Tͻɖεdji a vu le jour le samedi 23 mars 2002 grâce au zèle pastoral du Père Toni STEFAN. Aujourd’hui, en matière catéchétique, elle se compose de : CLASSES NOMBRE DE CATECHUMENES CATECHISTES GUN 1ère année 13 Evrard KOUSSIHOUEDE &Marcelline LIGAN 2ème année 06 Clotilde MITCHOZOUNNOU 3ème année 09 Reine HOUINTOGNAKOU 4ème année 08 Romain MEVINA 5ème année 05 FRANÇAIS 1ère année 16 Firmin WONTACIEN 06 classes 57 06 Catéchistes

« Puisse cette foi s’approfondir et se manifester comme en reconnaissance à l’amour ineffable de Dieu à ce peuple. Fidèles d’Atchoukpa en ayant le courage de relire l’histoire aussi mouvementée de votre paroisse, découvrez-y l’Amour dont vous poursuivez votre Dieu depuis les temps anciens. Puisque vous êtes aujourd’hui son peuple, le peuple des baptisés, marqués du sceau de la promesse, soyez avec joie et persévérance les témoins crédibles de Jésus-Christ, par votre vie au milieu de vos frères. Notre Dame de Lourdes dont vous portez ensemble le Beau Nom est dans la marche de foi avec vous » . Pouvons-nous parler d’Atchoukpa et occulter le dur combat ? Rédigé par le Père Bruno DASSEKPO

L’Association des Adorateurs nocturnes de st François-Xavier de Porto-Novo

Cette association est née de part le besoin de toujours continuer avec l’adoration nocturne par Madame Marie-Thérèse SOHO ( née le 14 Août 1930). En effet tous les vendredis soirs après la catéchèse, celle-ci se rendait à la Cathédrale de Cotonou pour adorer Jésus présent dans le Saint Sacrement.

Ayant été interpellée par le Père Antonio puis le Curé d’alors (Père Emmanuel CAMBONERO) sur son absence aux messes ordinaires des vendredis soirs elle s’expliqua. Le Curé lui proposa de mettre en place un groupe d’Adorateurs Nocturnes sur sa Paroisse, la Paroisse Saint François-Xavier. Elle accepta avec l’accompagnement de son Curé et surtout de l’Evêque, Mgr Vincent MENSAH, qui est venu instaurer ce groupe sur la Paroisse. Dans le diocèse de Porto-Novo ce fut la toute première Association d’Adorateurs Nocturnes et elle s’est, au début, attelée à prier pour la paix au Bénin lors des turbulences politiques de 1989-1990.

Au début il y avait beaucoup tous les fidèles suivaient l’adoration de 20h à minuit chaque premier vendredi du mois. Après minuit et cela jusqu’à 06 du matin il ne reste que le noyau solide qui est le groupe des Adorateurs Nocturnes. Il arrive que certaines personnes soient emportées par le sommeil mais ils étaient réveillées dans la douceur. Les frères Elie AFFOGNON et Camille GNIMAVO qui suivaient Madame Marie-Thérèse SOHO pour Cotonou resteront avec elle pour que ce groupe grandisse et murisse jusqu’à maintenant. Certes depuis une dizaine d’années Madame SOHO n’est plus présente sur la Paroisse Saint François-Xavier à cause de sa santé, le groupe évolue toujours avec son soutien. Même lors de ses séjours et au repos aux Etats Unis elle ne s’empêche de prier en union avec ses frères et sœurs chaque premier vendredi de tous les mois en suivant l’heure du Bénin.

Notons que cette association, avec son jumelage avec les Adorateurs Nocturnes de l’Espagne, a eu l’honneur de participer au Congrès Eucharistique des Adorateurs Nocturnes en Espagne. Dirigée au début par Madame Joséphine KOUDOGBO, ce groupe est coordonné maintenant par un bureau dont voici la composition :

- Président : Joseph ASSOGBA ;
- Vice-Président : Grégoire SOAKOUDE ;
- Secrétaire : William DAGUESSOU ;
- Trésorier : Antoine HOUNTIN ;
- Organisateur : Bernard SAIZONOU ;
- Responsable Spirituel : Adrien ADOH ;
- Conseillers : Camille HOUENOU et Flora PADONOU.

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