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vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

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Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)


Bienheureux Pier Giorgio Frassati (1901-1925)

Un témoin lumineux pour les jeunes. VIVRE et non VIVOTER

La vie de Pier Giorgio Frassati, décédé à l’âge de 24 ans, n’est marquée par aucun acte extraordinaire. C’est un jeune homme plein de vie, porté à l’amitié, bien encré dans son époque, passionné d’alpinisme et de théâtre. Mais dont vie spirituelle intérieure est d’une telle richesse et d’une telle force qu’elle déborde et rayonne autour de lui. Ce qui lui vaut d’être appelé « l’homme des huit béatitudes » par Jean-Paul II le 20 mai 1990, jour de sa béatification. C’est aussi un homme d’engagement, qui n’hésite pas à militer pour la paix et à participer à la vie d’associations catholiques. A 18 ans, il devient tertiaire dominicain, sous le nom de Frère Jérôme. Et après avoir envisagé la vie religieuse, il choisit de devenir laïc consacré, afin de rester proche des travailleurs. La sainteté de Pier-Giorgio est pétrie de simplicité ; c’est celle de tous les instants du quotidien, d’un laïc aimant Dieu et ses frères. Un exemple pour tous les jeunes. Cette âme, si précieuse aux yeux de Dieu, fut pourtant, toute sa vie, méconnue par ses proches. (A suivre)

Père Nestor ATTOMATOUN

Les "Hérodes" d’aujourd’hui.

Plusieurs dizaines d’enfants ont été massacrés par le roi Hérode il y a plus de 2000ans. Aujourd’hui, il y a plus qu’Hérode.

Qui sont les ‘’Hérodes’’ d’aujourd’hui ?

Il y a plus de 2000 ans, que la roi Hérode par peur et par jalousie avait massacré des dizaines de milliers d’enfants de Bethleem. Ce roi dictateur n’a pas reculé devant l’amour des mères éplorées, ni devant le deuil des pères qui pleurent leur fils, ni devant les hurlements et les gémissements des tout-petits, pour assassiner ces faibles corps sans défense. Morts à la place du petit Jésus et pour le petit Jésus, ces enfants sont honorés par l’Eglise comme prémices des rachetés : se sont les Saint Innocents.

  • Les "Hérodes" d’aujourd’hui, c’est bien vous les chefs d’Etat qui provoquez la guerre pour massacrer les enfants, avenir de l’Afrique ;
  • Les "Hérodes" d’aujourd’hui, c’est bien vous les jeunes filles, les jeunes garçons complices et les médecins avorteurs qui assassinez les enfants vos prémisses en sautant les grossesses.
  • Les "Hérodes" d’aujourd’hui, C’est chacun de vous qui ne lutte pas pour la paix dans les pays de la sous-région et dans mon pays le Bénin.
  • Les "Hérodes" d’aujourd’hui, c’est bien vous les autorités administratives qui légalisez les avortements.

NB : La mort d’un seul enfant est un scandale insoutenable. Chers bourreaux les enfants ont besoin de rester et de vivre en paix dans les entrailles de leur mère et sur leur terre natale.

Père Georges Willibrord GAYET, +22997263154

Le VRAI BONHEUR

La question du Bonheur à l’école de Jean-PaulII.

Cher jeune, Toi qui cherches le bonheur, qui rêves d’un avenir meilleur, qui veux faire de ta vie quelque chose de meilleur, quelque chose de grand, voilà un texte qui te fera bondir de joie, parce qu’il dit tout haut ce qui se murmure dans ton cœur. C’est le vénéré Pape JP II, l’ami des jeunes, qui te laisse ce message de feu et d’espérance ! Lis le calmement et laisses toi convaincre que ta soif du bonheur est avant tout une soif d’amour bonheur. « Vous valez ce que vaut votre coeur. Toute l’histoire de l’humanité est l’histoire du besoin d’aimer et d’être aimé. Cette fin de siècle (surtout dans les régions d’évolution sociale accélérée) rend plus difficile l’épanouissement d’une saine affectivité. C’est sans doute pourquoi beaucoup de jeunes et de moins jeunes recherchent l’ambiance de petits groupes, afin d’échapper à l’anonymat et parfois à l’angoisse, afin de retrouver leur vocation profonde aux relations interpersonnelles. A en croire une certaine publicité, notre époque serait même éprise de ce que l’on pourrait appeler un doping du coeur.

Il importe en ce domaine, de voir clair. Quel que soit l’usage qu’en font les humains, le coeur (symbole de l’amitié et de l’amour) a aussi ses normes, son éthique. Faire place au coeur dans la construction harmonieuse de votre personnalité n’a rien à voir avec la sensiblerie ni même la sentimentalité. Le coeur, c’est l’ouverture de tout l’être à l’existence des autres, la capacité de les deviner, de les comprendre.

Une telle sensibilité, vraie et profonde, rend vulnérable. C’est pourquoi certains sont tentés de s’en défaire en se durcissant. Aimer, c’est donc essentiellement se donner aux autres. Loin d’être une inclination instinctive, l’amour est une décision consciente de la volonté d’aller vers les autres. Pour pouvoir aimer en vérité, il faut se détacher de bien des choses et surtout de soi, donner gratuitement, aimer jusqu’au bout. Cette dépossession de soi (œuvre de longue haleine) est épuisante et exaltante. Elle est source d’équilibre. Elle est le secret du bonheur. » Jean-Paul II Extrait du Message aux jeunes de France, Paris, 1980

Cher ami jeune, Ouvres ton cœur au grand amour, pour te détacher de tes dépendances charnelles, car comme le dit St Jean Chrysostome : « Le seul remède efficace contre la dépravation et la concupiscence, c’est le Grand Amour, le Magnus Amor »

Abbé Nestor ATTOMATOUN Communauté de l’Emmanuel

Foot et Foi

Le Football, instrument privilégié d’évangélisation

Les jeunes du doyenné de Djèrègbé (regroupant les paroisses de Kraké et de Sèmè-Podji), comme leur Saint Patron le futur Bienheureux Jean Paul II, ne manquent pas d’imagination missionnaire : le foot devient leur moyen privilégié d’évangélisation. En effet sous la direction des deux vicaires de la Paroisse, Nestor ATTOMATOUN et Philippe HANTO, et sous le regard bienveillant du curé, le Père Albert BODJRENOU, ils ont organisé, l’année dernière un tournoi de foot avec les églises protestantes de la localité.

Ce n’est donc plus seulement le ballon qui était au centre du terrain, mais le Christ ! Ce fut un temps fort d’échange fraternel, de joie partagée dans le jeu et de belles rencontres œcuméniques. Cette année, les jeunes du doyenné de Djèrègbé ont renouvelé la même expérience, cette fois avec d’autres groupes de jeunes de Porto-Novo. Un match a opposé les jeunes « Génération Jean Paul II de Djèrègbé, aux jeunes du Centre Magone, tenu par les Salésiens. Là encore, ce fut un grand temps de jubilation et confrontation amicale. Le match s’est finalement soldé par le score de 3 buts à 1 en faveur des jeunes de Don Bosco. On ne peut pas s’empêcher de penser que cette victoire est due à l’intercession de Jean Bosco, très présent par sa fête récente et son effigie brandie sur le terrain ! Vivement la béatification de Jean Paul II pour le prochain match. Et surtout sa canonisation qui assurera beaucoup de victoires à son équipe, dans l’avenir, car nul n’ignore qu’il était beaucoup plus sportif que Jean Bosco ! Au-delà d’une rencontre sportive, ce fut aussi un échange dans la prière.En effet, ce match fut précédé par un temps d’Adoration avec les jeunes de Djèrègbé. Puis, après un exposé sur la mission salésienne, présenté par Yves de la Serre, jeune coopérant Fidesco, dans ce Centre de Porto-Novo, la rencontre s’est terminée dans la Louange, avec tous les participants. On ne peut qu’encourager une si belle initiative, en la confiant à Marie N.D de la Jeunesse.

Abbé Nestor ATTOMATOUN,

Communauté de l’Emmanuel

QUELQUES ELEMENTS DE PROGRAMMATION

Chers amis, je voudrais vous rappeler ici quelques uns de nos prochains rendez-vous.

  • Weekend du 05-06 Mars ou 12-13 Mars ou un autre moment convenable : Recollection de Carême dans chaque paroisse.
  • Dimanche 20 Mars 2011 : Clôture du Jeu-concours « Spécial Jubilé ».
  • Vendredi 01 au Dimanche 03 Avril : Journées diocésaines de la Jeunesse (JDJ) à Kétou.
  • Vendredi 08 au Dimanche 10 Avril : Journées Nationales de la Jeunesse (JNJ) à Ouidah.

L’Aumônier diocésain de la jeunesse.

JEU-CONCOURS "SPECIAL JUBILE"

Dans le cadre du jubilé et pour agrémenter les journées diocésaines de la jeunesse de Kétou, l’aumônerie des jeunes organise à l’intention un jeu-concours "Spécial jubilé"

1- REGLEMENT DU JEU

  • 1- Le jeu est ouvert à tous les jeunes du diocèse de Porto-Novo.
  • 2- La participation à ce jeu est conditionnée par l’achat personnel du questionnaire.
  • 3- Le joueur répondra avec précision à chacune des questions
  • 4- Les réponses seront envoyées au plus tard le Dimanche 20 Mars 2011
    • à l’Evêché de PORTO-NOVO,
    • à l’aumônier diocésain (Père Aurel AVOCETIEN : Paroisse de SEKANDJI) ;
    • aux pères chargés de la jeunesse au niveau des doyennés
  • (EKPE : Père Honoré ODOUNHARO, Paroisse d’EKPE ;
  • DJEREGBE : Père Nestor ATTOMATOUN, Paroisse de DJEREGBE ;
  • NOTRE-DAME : Père Raoul AHANNOUGBE, Paroisse Cathédrale ;
  • SAINTE ANNE : Père Maxime NOUMONHESSI, Paroisse de TOKPOTA ;
  • ADJARRA : Père Bienvenue VIDJINLOKPON, Paroisse de MEDEDJONOU ;
  • AVRANKOU : Père Ghislain MAFORIKAN, Paroisse de TCHAADA ;
  • DANGBO : Père Bernardin MAFORIKAN, Paroisse de HONDJI ;
  • AZOWLISSE : Père Arnaud ZADJI, Paroisse d’AZOWLISSE ;
  • SAKETE : Pères de la Paroisse de SAKETE ; KETOU : Père
  • Pierre MONLADE, Paroisse de KETOU).
  • 5- Le joueur qui totalisera le plus de points dans un doyenné sera primé aux Journées Diocésaines des Jeunes (JDJ) de KETOU en Avril.
  • 6- La remise du prix sera subordonnée à la présentation d’une pièce justificatrice de l’identité du gagnant.

2- QUESTIONNAIRE

Le questionnaire du jeu-concours est disponible sur toutes les paroisses du diocèse contre la somme de 100 frs.CFA

3- LOTS A GAGNER

De nombreux lots à gagner sanctionneront la clôture du jeu. Nous nous gardons de vous les dire pour que la surprise soit totale.

L’Aumônerie diocésaine des jeunes

VIVEMENT OUIDAH 2011 ! A NOUS, JEUNES !

Des informations de dernière minute nous sont parvenues au sujet des Journées Nationales de la Jeunesse (JNJ) de Ouidah. Nous les partageons avec vous pour que vous en teniez compte.

Chers amis jeunes, Il s’agit essentiellement des conditions de participation et des concours auxquels nous vous convions massivement.

Conditions de participation

  • Avoir au moins 15 ans et 35 ans au plus.
  • Etre jeunes chrétiens, dynamiques, dévoués et engagés…, surtout les responsables de groupe.
  • Avoir fait sa confession pascale.
  • Etre prêt à vivre avec les autres toutes les activités prévues pour les Journées Nationales des Jeunes.
  • Se munir du matériel de couchage et de ses médicaments si on souffre d’un mal particulier.

Concours Des concours sont organisés et il est prévu :

  • Composition de « l’Hymne de la Jeunesse » Chaque Diocèse envoie deux propositions d’hymnes (paroliers et musique) composées par les jeunes.
  • « Prières et Poèmes du Jubilé » sur le jubilé et la jeunesse : Nous pourrions en faire composer par les jeunes. Chaque Diocèse envoie les prières ou poèmes que leurs jeunes auront composés, dans le cadre des cent cinquante (150) ans ou en faveur de la Jeunesse. Les meilleures compostions seront publiées dans un document.
  • « Mémoire d’une Eglise : Génie des 150 ans » Chaque Diocèse enverra en vue de l’organisation du jeu « Génie biblique des 150 ans », une sélection de cinq (05) jeunes devant y participer avec deux (2) réservistes. La compétition nationale se jouera lors de la journée.

Voici quelques dispositions de votre aumônerie diocésaine :

  • Composition de "l’Hymne de la Jeunesse" : Nous vous recommandons de nous faire parvenir vos propositions au plus tard le 20 mars prochain. Elles seront étudiées en union avec l’aumônerie de la Chorale des Jeunes pour sélection ou amélioration.
  • « Mémoire d’une Eglise : Génie des 150 ans » : Pour faciliter les entraînements et le suivi, une paroisse formera l’équipe qui représentera notre diocèse. L’aumônerie réfléchit à la désignation de cette paroisse.

Merci pour votre compréhension

L’Aumônier diocésain des jeunes

Vivre et non vivoter

Bienheureux Pier Giogio FRASSATI Un Témoin lumineux pour les jeunes. (suite)

Bienheureux Pier Giorgio Frassati (1901-1925),

La vie de Pier Giorgio Frassati, décédé à l’âge de 24 ans, n’est marquée par aucun acte extraordinaire. C’est un jeune homme plein de vie, porté à l’amitié, bien encré dans son époque, passionné d’alpinisme et de théâtre. Mais dont la vie spirituelle intérieure est d’une telle richesse et d’une telle force qu’elle déborde et rayonne autour de lui. Ce qui lui vaut d’être appelé « l’homme des huit béatitudes » par Jean-Paul II le 20 mai 1990, jour de sa béatification. C’est aussi un homme d’engagement, qui n’hésite pas à militer pour la paix et à participer à la vie d’associations catholiques. A 18 ans, il devient tertiaire dominicain, sous le nom de Frère Jérôme. Et après avoir envisagé la vie religieuse, il choisit de devenir laïc consacré, afin de rester proche des travailleurs. La sainteté de Pier-Giorgio est pétrie de simplicité ; c’est celle de tous les instants du quotidien, d’un laïc aimant Dieu et ses frères. Un exemple pour tous les jeunes. Cette âme, si précieuse aux yeux de Dieu, fut pourtant, toute sa vie, méconnue par ses proches.

Un enfant mal aimé  :

« Lorsqu’on possède la paix du coeur, on a tout le reste ».

Pier Giorgio Frassati voit le jour le 6 Avril 1901, le samedi Saint, à Turin, dans une famille aisée. Sa mère, Adélaïde Ametis, était artiste peintre et son père, Alfredo, le fondateur du journal libéral “La Stampa”, était agnostique. Ses parents attribuent toutes les qualités à sa petite sœur, Luciana, sa cadette de quelques mois, et ne voient en lui qu’un enfant peu intelligent, fantaisiste et mauvais élève. Mais jamais, il ne se révoltera, redoublant même d’efforts pour les satisfaire. II développe, très jeune, une vie d’amour et de prière avec Dieu, qui passera longtemps inaperçue aux yeux des siens. Et dés 1914, il s’engage dans le groupe “Apostolat de la prière”, et dans la compagnie du Très-Saint-Sacrement. En 1915, il reçoit l’Esprit-Saint lors de sa confirmation. Prier est comme la respiration naturelle de ses journées, et cette intimité avec le Christ, fait grandir en lui l’amour du prochain.

Un être de Charité :

« A ce monde qui s’est éloigné de Dieu, il manque la paix, mais il manque aussi la Charité, c’est-à-dire l’Amour véritable et parfait... C’est à nous d’apporter le souffle de bonté qui seul peut naître de la religion du Christ. » (Modèle de vie intérieur et d’apostolat, Pier Giorgio Frassati, éd. ICN, 2010)

Pier Giorgio est très tôt, concerné par la souffrance et la misère d’autrui. Comme ce jour où, encore tout petit, il est seul à la maison lorsqu’une pauvre dame vient réclamer quelques sous. Un instant désemparé, il ôte ses chaussures et ses bas, et les tend à la mendiante : "Pour vos enfants", lui dit-il. Ou cet autre jour où, pour sauver une fillette tombée dans un trou d’eau gelée, alors qu’ils font du patin à glace, il plonge aussitôt la repêcher. Ce bain glacé aurait pu lui coûter la vie. Il a sauvé celle d’une enfant. Plus tard, membre actif des Conférences Saint-Vincent-de-Paul, il visite les pauvres et les malades de longues heures durant, dans les quartiers défavorisés de Turin, leur donnant ses propres biens, sa tendresse, son temps et son énergie. A ceux qui s’étonnent de le voir entrer dans des masures, il dit : « Autour des malades, autour des malheureux, je vois une lumière que nous n’avons pas ». Pier Giorgio se sent aussi très concerné par les problèmes de société de son pays.

Un jeune homme engagé : « Je veux pouvoir aider, par tous les moyens possibles, les gens de mon pays, et j’y parviendrai mieux en conservant mon état laïc plutôt qu’en devenant prêtre, parce que chez nous, les prêtres n’ont pas — comme en Allemagne — de contacts avec le peuple. Un ingénieur des mines peut, en donnant le bon exemple, avoir une action plus efficace. »

Son cœur éveillé à la misère grandit durant la première guerre mondiale. Lorsqu’elle éclate, il ne sait comment clamer son refus ; il voudrait s’engager pour la paix, venir en aide aux blessés, aux familles des soldats. Prêt à tout, encore adolescent il déclare : "Je donnerai ma vie !". Au lendemain de la guerre, dans un climat marqué par la montée du fascisme, Pier Giorgio s’engage activement. En 1921, il participe au congrès des jeunes professionnels catholiques à Rome, et est arrêté pendant une intervention. A cette époque, il s’engage aussi dans le Parti Populaire (le nouveau parti catholique). Et en 1922, il rejoint les milices de Marie, un cercle de jeunes professionnels catholiques confié à Marie et c’est à ce moment là qu’il s’engage dans le Tiers Ordre Dominicain. Ayant un temps songé à devenir prêtre, il choisit finalement, le laïcat pour demeurer au milieu des travailleurs et c’est aussi ce qui motive le choix de ses études. Pier Giorgio n’a pas peur de vivre au grand jour les valeurs de sa Foi, appuyant son audace sur la force du Christ ! Cette audace de la foi, il la vit aussi au milieu de ses amis, dans son milieu étudiant.

Un étudiant plein de vie

« Avec nous, il n’est pas permis de vivoter ; vivre est notre devoir ! Trêve donc à toute mélancolie ! … Un catholique ne saurait manquer de gaîté ; la tristesse doit être bannie des cœurs catholiques ; la douleur n’est pas la tristesse, qui est une maladie, la pire de toutes ».

De 1918 à 1925, après pas mal de difficultés scolaires, il réussi ses examens et entre à l’Ecole Royale Polytechnique pour devenir ingénieur des Mines, avec une spécialisation en minéralogie. Il a beaucoup d’amis et son rayonnement spirituel, dans le milieu étudiant est alors particulièrement important. Il met sa fantaisie et son humour au service de la foi, en créant, « La Société des types louches ». C’est un groupe un peu chahuteur, bruyant, qui fait des blagues au téléphone, semant la joie et toujours correct. Et Pier Giorgio entraine ses camarades à pratiquer des œuvres de charité. Il tient alors, un carnet avec le nom de ses « conquêtes », des personnes dans le besoin, rencontrées ici ou là. Avec mention de ce en quoi il peut leur venir en aide. Il se démène alors pour obtenir un lit d’hôpital, une place à l’école ou un logement. Et les étudiants qui l’entourent respectent cet être entier pour "sa foi ardente, simple, entière, inébranlable", comme l’explique un ami. Il incite toujours ses amis à prier. "Il mettait toujours le Seigneur entre lui et nous", dira une jeune fille. Cette même jeune fille, de milieu modeste, Laura Hidalgo, qui sera sa grande histoire d’amour, à laquelle il renoncera, pour ne pas désobéir à ses parents qui ne comprennent pas son choix…

Un exemple pour ses amis :

"Le vrai bien se fait comme par inadvertance, petit à petit, quotidiennement, familièrement".

Mais une inadvertance pleine de vigilance, attendant l’occasion de se mettre au service. On admire la droiture de Pier Giorgio. Sa sœur témoignera que la grande pureté de son frère était manifeste aux yeux de tous. Lorsqu’une une conversation dérape par exemple, il ne se gêne pas pour siffler ostensiblement. Son attitude tranche avec celle des autres jeunes et leur inspire respect et sympathie. "Son secret pour gagner les esprits et les cœurs, c’était sa charité sans alliage", assure un ami. Pier Giorgio est toujours souriant et remplit avec joie mille services anodins : rangement de la salle après une réunion, préparation d’une fête. "Je suis à votre entière disposition", aime-t-il répéter. Sa charité exceptionnelle restera son secret intérieur. « La Société des types louches » est aussi l’occasion d’entrainer son groupe dans des excursions en montagne, le lieu de prédilection de Pier Giorgio.

Un sportif accompli :

« J’aime chaque jour davantage la montagne et je voudrais, si mes études me le permettaient, passer des journées entières sur ces hauteurs à contempler dans la pureté de l’air la grandeur du Créateur ». (Lettre à Marco Beltramo, 4 mars 1923)

Comme beaucoup d’autres saints avant lui, Pier Giorgio avait son « désert » à lui, qui le rapprochait de la Contemplation. Il consacrait beaucoup de temps à l’escalade, mettant l’effort physique au service de la vie intérieure. Jean-Paul II le déclare « patron des sportifs ». Emmener ses camarades en excursion leur offrait l’occasion d’élever leur âme au sommet ! Car, c’était encore l’occasion pour eux, de gouter la délicatesse de ses attentions. Un jour, en montagne, un de ses compagnons paraît très fatigué. Pier Giorgio feint alors de se plaindre de tous les maux : de ses souliers trop neufs à la courroie de son sac qui lui fait "vraiment" mal… Jusqu’à ce que la troupe accepte de faire une pause. Pour lui. Ainsi a-t-il évité à cet ami l’humiliation de réclamer la halte. Mais le vrai sommet de la vie de Pier Giorgio, et le secret de sa charité, c’est l’Eucharistie.

L’Eucharistie au centre de sa vie :

« Jésus me rend visite chaque jour par la communion, et moi je la Lui rends modestement en visitant ses pauvres ».

C’est une véritable victoire pour Pier Giorgio lorsqu’il obtient, à 17 ans, la possibilité de communier chaque jour. Jusque là, sa mère y a opposé son veto, méfiante face à de ce qu’elle prend pour de la bigoterie. Tôt le matin, Pier Giorgio se rend à la messe. Il la vit intensément, sachant que "tous les jeunes gens de cran, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui, nourrissent de ce pain leur volonté d’ascension", expliquera Mgr Pinardi, évêque auxiliaire de Turin. L’eucharistie est le centre de sa journée. Même lorsqu’il est en excursion, il y reste fidèle, se levant aux aurores. Voilà ce qu’il écrit aux jeunes : « Mangez ce pain des Anges, et vous y trouverez la force pour mener les luttes intérieures, les combats contre les passions et les épreuves, parce que Jésus-Christ a promis à ceux qui reçoivent la sainte Eucharistie la vie éternelle et la grâce nécessaire pour l’obtenir. Car le véritable bonheur, mes jeunes amis, ne réside pas dans les plaisirs de ce monde, ni dans les choses terrestre, mais dans la paix de la conscience : elle est donnée seulement à ceux qui ont un cœur et un esprit purs » Entre 19 et 24 ans, il découvre et participe aussi à l’adoration nocturne. Et on le croise aussi souvent un chapelet en main.

Marie : Car avec l’Eucharistie, Marie est le 2ème pôle de sa vie. Luciana FRASSATI, la sœur de Pier-Giorgio, retournée auprès du Bon Dieu le 7 octobre 2007 (fête de Notre Dame du Très Saint Rosaire !), dans sa maison natale de Pollone (Italie), à l’âge de 105 ans. Notre cher Bienheureux ne doit pas être absent dans le choix de cette date ! Lui qui priait régulièrement le chapelet pour ses proches, et en confectionnait pour les offrir à ses amis...

Vers le sommet :

"Je voudrais être vieux pour aller plus vite au Paradis".

Pier Giorgio n’aura pas le temps de vieillir…à 24 ans, il contracte soudain la poliomyélite, maladie contagieuse qui paralyse rapidement toutes les fonctions vitales. Ne pouvant recevoir aucun soulagement, il décide alors d’offrir ses souffrances. Et, tandis que sa grand-mère agonise dans la chambre à côté, on lui reproche son flegme. Traîner au lit alors que son aïeule est mourante ! Son témoignage de vie prend toute sa mesure dans ces jours d’épreuve. Après six jours d’intenses souffrances, il s’éteint, après avoir reçu les derniers sacrements, en disant : "Faites que je meure en paix, en votre sainte compagnie » La vraie vie a commencé pour lui ! Alors, le jour de son enterrement, une foule innombrable de pauvres, d’inconnus en larmes, ceux pour lesquels il s’était tant démené, manifeste la grandeur de Pier Giorgio. "Il mourut jeune, au terme d’une existence brève, met en avant Jean-Paul II lors de la béatification de Pier Giorgio le 20 mai 1990, mais extraordinairement riche en fruits spirituels, s’acheminant vers la vraie patrie pour chanter les louanges de Dieu". Le pape, qui avait confié à sa garde les JMJ successives renouvela, avec insistance, pour le centenaire de sa naissance, son invitation aux jeunes à se confier à lui pour accomplir leur mission d’évangélisation : « Il proclame par son exemple qu’elle est « bienheureuse » la vie conduite dans l’Esprit du Christ, l’Esprit des Béatitudes ; et que seul celui qui devient homme des béatitudes réussit à communiquer à ses frères l’amour et la paix. Il répète qu’il vaut vraiment la peine de tout sacrifier pour servir le Seigneur ; il témoigne que la sainteté est possible pour tous et que seule la révolution de la Charité peut allumer dans le cœur des hommes l’espérance d’un monde meilleur » Bienheureux Pier Giorgio Frassati, prie pour nous

Et voici ce qu’il te dit, à toi qui lit ces lignes : « Je te présente mes meilleurs souhaits, bien mieux, un seul, l’unique qu’on puisse formuler aujourd’hui à un ami très cher : que la paix soit avec toi ! Car si chaque jour tu possède la paix, tu es vraiment riche ».Modèle de vie intérieur et d’apostolat, Pier Giorgio Frassati (trad. Lettre du 10 avril 1925), éd. ICN, 2010, p. 139)

Abbé Nestor ATTOMATOUN

Conseils de carême

Dix conseils pour un fructueux carême.

Souvent des fidèles catholiques se demandent : « Que faire pour le Carême ? » Le Carême est un « temps d’entraînement » pour vivre davantage en chrétien et se préparer à célébrer bientôt Pâques avec un coeur bien disposé. Un temps, où laisser le Seigneur visiter nos cœurs et nous purifier. Un temps où nous donnons, pour recevoir de Celui qui nous a tout donné. Le programme, nous le connaissons depuis longtemps : prier, jeûner et partager. Mais chaque fois nous pouvons l’accomplir de façon différente.

Cette année, le cardinal Danneels, archevêche de malines- Bruxelles, donne 10 conseils pratiques à titre d’exemple. Il y ajoute cependant, tel un avertissement : « Ci-joint dix règles pour un bon Carême. Mais elles ne signifient rien, si elles ne nous rapprochent pas de Dieu et des hommes. Ou si elles nous rendent tristes. Ce temps doit nous rendre plus légers et plus joyeux ». Voici ses 10 conseils :

  • Prie. Chaque matin, le Notre Père et chaque soir le Je vous salue Marie
  • Cherche dans l’Evangile du dimanche, une petite phrase que tu pourras méditer toute la semaine. Chaque semaine ce texte est annoncé dans le journal Dimanche.
  • Chaque fois que tu achètes un objet dont tu n’as pas besoin pour vivre - un article de luxe - donne aussi quelque chose aux pauvres ou à une œuvre. Offre-leur un petit pourcentage. La surabondance demande à être partagée.
  • Fais chaque jour quelque chose de bien pour quelqu’un. Avant qu’il ou elle ne te le demande.
  • Lorsque quelqu’un te tient un propos désagréable, n’imagine pas que tu dois aussitôt lui rendre la pareille. Cela ne rétablit pas l’équilibre. En fait, tu tombes dans l’engrenage. Tais-toi plutôt une minute et la roue s’arrêtera.
  • Si tu zappes depuis un quart d’heure sans succès, coupe la TV et prends un livre. Ou parle avec ceux qui habitent avec toi : il vaut mieux zapper entre humains et cela marche sans télécommande.
  • Durant le Carême quitte toujours la table avec une petite faim. Les diététiciens sont encore plus sévères : fais cela toute l’année. Une personne sur trois souffre d’obésité.
  • ’Par-donner’ est le superlatif de donner.
  • Tu as déjà si souvent promis d’appeler quelqu’un par téléphone ou de lui rendre visite. Fais-le finalement.
  • Ne te laisse pas toujours prendre aux publicités qui affichent une réduction. Cela coûte en effet 30% moins cher. Mais ton armoire à vêtements bombe et déborde également de 30 %.

Ces « Dix conseils » ont été publiés dans la revue du vicariat et par l’agence catholique belge CathoBel.

Abbé Nestor ATTOMATOUN, Communauté de l’Emmanuel

POUR CONTINUER LA MÉDITATION : RÉCOLLECTION DE CARÊME AUX JEUNES

Prévue dans chaque paroisse pour le weekend du 05 ou du 12 mars ou un autre moment favorable, la récollection de Carême des jeunes 2011 a pour thème : « IL N’Y A PAS DE PLUS GRAND AMOUR QUE DE DONNER SA VIE POUR SES AMIS ». Nous publions ici sa méditation.

« IL N’Y A PAS DE PLUS GRAND AMOUR QUE DE DONNER SA VIE POUR SES AMIS »

Qui est Jésus ? La récollection de l’Avent nous a permis de connaître la vraie identité de celui que nous invoquons en tout temps. Nous y avons saisi que Jésus est réellement et à la fois homme et Dieu. Pourtant, l’action salvatrice de cet Homme-Dieu, qui explique cette double nature qu’il possède, n’apparaît plus clairement que dans son mystère pascal c’est-à dire sa passion, mort et résurrection. Alors que nous nous préparons à la célébration de ce mystère, il semble donc opportun pour nous de méditer sur l’une des dernières paroles que notre rédempteur nous laisse comme testament : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13)

Contexte : L’amour, un commandement nouveau

Quelques jours avant qu’il ne monte vers son Père, Jésus instruit ses disciples rassemblés autour de lui. Il les invite entre autres à demeurer dans son amour. Et, pour lui, demeurer dans son amour veut dire garder ses commandements (cf. Jn 15,9-10) qui se résument à vivre de façon réciproque l’amour fraternel comme il en a donné l’exemple : « Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. » (Jn 15,12). Notre verset de méditation vient juste après : « Il n’ya pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13). Pour y entrer, nous essayerons d’abord de comprendre l’enseignement de Jésus sur le commandement de l’amour. Ensuite, nous verrons la réponse de l’humanité à cette loi d’amour. Enfin, nous dégagerons quelques implications pour une vie chrétienne en conformité avec l’évangile.

L’enseignement de Jésus sur le commandement d’amour

L’Ancien Testament était déjà témoin de l’amour entre Dieu et les hommes. Au fil de l’histoire, cet amour vécu entre les deux s’est même radicalisé en commandement : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit ». (Dt 6,5) « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». (Lv 19,18). Ce double commandement, Jésus l’a parfaitement pratiqué et enseigné dans sa vie.

  • La vie de Jésus témoigne de ce double commandement

Tout donné au Père depuis le début de sa vie (Lc 2,49) et surtout dans la parfaite conformité à la volonté de son Père (Jn 4,34 ; 6,38), Jésus est sans cesse à l’écoute de Dieu (Jn 8,26.40) à qui il manifeste son amour dans la prière et l’action de grâces (cf. Mc 1,35 ; Mt 11,25). Il témoigne de cette relation d’union qu’il entretient avec son Père : « Mon père et moi nous sommes uns » (Jn 10,30).

A l’égard des hommes, sa vie est aussi toute donnée, non seulement à quelques amis (cf. Mc 10,21 ; Lc 8,1ss), mais à tous (Mc 10,45). Partout où il passe, il fait le bien (Ac 10,38 ; Mt 11,28ss), dans le désintéressement total (Lc 9,58) et l’attention à tous, y compris et surtout les plus méprisés et les plus indignes (Lc 7, 36-50 ; 19,1-10 ; Mt 21,31s).

Pour nous, depuis que Dieu s’est fait homme en Jésus, c’est en aimant ce dernier qu’on aime le Père (Mt 10,40 ; Jn 14, 21-24). Et aimer Jésus c’est garder intégralement sa parole (Jn 14, 15.21.23) et le suivre en renonçant à tout (Mc 10, 17-21, Lc 14,25ss) comme lui-même Jésus l’a fait jusqu’au sacrifice suprême de la croix.

  • La croix, expression suprême de l’amour de Jésus

La souffrance et la mort de Jésus que nous allons bientôt célébrer montrent de façon décisive qu’il a vécu jusqu’au bout ce double commandement d’amour. En effet, elles révèlent combien Jésus a aimé Dieu en lui demeurant obéissant jusqu’à la mort (Ph 2,8) et combien il a aimé les hommes en se livrant pour eux (Jn 13,1).

Sans avoir commis de péché ou de délit, à travers la tentation et l’apparent abandon de Dieu (Mc 14,32-41 ; 15,34), dans la solitude humaine radicale (Mc 14,50), pardonnant et accueillant encore (Lc 23, 28.34.43 ; Jn 19,26), Jésus arrive à l’instant unique du « plus grand amour » (Jn 15,13). Il y donne tout, jusqu’à sa vie, et sans réserve à Dieu (Lc 23,46) et à tous les hommes sans exception (Mc 10,45 ; 14,24).

Par la croix, Dieu et l’homme communient dans l’unité. Encore faudrait-il que l’homme accepte librement un si total et exigeant amour qui doit l’amener à se sacrifier à la suite du Christ (Jn 17,19) et à vivre aussi le scandale de la croix qui n’est autre que le scandale de l’amour.

  • L’enseignement de Jésus sur le commandement d’amour

Ce qu’il a vécu de l’amour, Jésus nous enseigne de le vivre en s’imposant d’emblée comme notre modèle (Jn 13,34 ; Jn 15,12). Jésus nous enseigne d’aimer tous nos frères, de nous aimer les uns les autres (Mc 12,29 ; Jn 13,34 ; 15,12.17) ; pas seulement amis, parents et bienfaiteurs mais aussi les inconnus au-delà des barrières, de clans et de races (Mt 5,46 ; Lc 6,32 ; 14,12), et même les ennemis (Mt 5,43 ; Lc 6,27). Il recommande d’aimer spécialement les nécessiteux et les faibles, sans défense ou marginaux (Mt 10,42 ; 18,10-14 ; 25,31-46 ; Lc 10,27). C’est un tel amour désintéressé qui va jusqu’à l’amour des ennemis et au don de sa vie que l’humanité est appelée à vivre.

L’humanité et la loi de l’amour

A Dieu qui l’a aimé en Jésus-Christ et lui a enseigné l’aimer Lui et d’aimer son prochain, l’homme doit rendre la pareille, c’est-à-dire amour pour amour jusqu’à donner lui aussi sa vie

  • « Donner sa vie » et « amis », qu’est-ce que cela veut dire ?

L’amour fraternel voulu par Jésus signifie se sacrifier pour les autres comme nous l’avons vu avec Jésus lui-même. Donner sa vie veut dire se sacrifier pour les autres, rechercher le bonheur des autres quoiqu’en soit ce que cela coûtera, accepter de compatir à leur souffrance, laisser tomber le moi et l’intérêt personnel. Donner de son temps, de son avoir pour répondre aux besoins des autres. Poser toutes les gestes de charité et de générosité sans rien attendre en contrepartie. Tous ces services doivent avoir pour destinataires les amis nous dit Jésus. Mais qui sont-ils ? Est-ce ceux avec qui nous nous entendons seulement, ceux envers qui nous éprouvons quelque sentiment favorable ?

Pour aller en avant dans la compréhension nous pouvons nous référer avec bonheur à la parabole du bon samaritain (Lc 10, 25-36) dans laquelle Jésus répond à la question : « Qui est mon prochain ? ». En conclusion, tout homme est mon prochain, mon ami ; qu’il soit connu ou pas, pourvu qu’il ait besoin d’un geste d’amour. Et Jésus recommande expressément d’aimer aussi les ennemis pour que notre amour soit authentiquement chrétien et différent de celui des païens (cf. Mt, 5,43 -47 ; Lc 6, 27-35). Bref, pour Jésus, les amis désignent tous les hommes envers qui il faut manifester un geste d’amour sans condition et sans borne. Ceci est bien difficile pour l’homme.

  • L’homme un réfractaire à la loi de l’amour

C’est obvie que l’homme peine encore à vivre pleinement cet amour voulu par le Christ. Lorsqu’il ne s’y dérobe pas il n’est souvent pas constant dans l’effort. Quelques faits notre vie nous le démontrent bien : ☻La recherche d’intérêt personnel ; ☻La recherche effrénée de gain facile et malhonnête ; ☻L’esprit de sauve-qui- peut ; ☻Travaux bâclés ou mal faits pourvu qu’on ait son salaire ; ☻Démission à la rencontre de moindre difficulté ; ☻L’individualisme ; ☻Egoïsme ; ☻L’avarice ☻Non au bénévolat ; ☻Non assistance aux nécessiteux, aux mendiants ; ☻Non visite aux malades, aux prisonniers…

La liste est longue. Au regard de ce tableau ombrageux, la Parole de Dieu retentit pour nous : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ». Que faire ? Quelle résolution prendre en ce temps de carême pour éviter le châtiment de Dieu au jour du jugement ? Nous voudrions suggérer quelques éléments d’implication au regard de tout ce qui précède

Implications

Nous devons, par ce temps de carême, consentir à faire des efforts

  • L’homme, image de Dieu : Redonner à l’homme sa dignité. L’homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Qui blesse l’homme porte atteinte à Dieu.
  • La réconciliation : Beaucoup de foyers de tension existent : au niveau familial, communautaire, national et international. Pas d’amour sans pardon. Même si la désunion arrivait, le pardon et la réconciliation sont là pour restaurer la paix et l’amour.
  • Solidaire pour cheminer vers le royaume : Donner de son temps, de ses ressources spirituelles et matérielles pour soulager les autres afin de cheminer ensemble vers le royaume.
  • La pratique religieuse : Fait de la réception des sacrements une occasion de communion intime et profonde avec Dieu et le prier pour lui manifester notre amour. Trouver du temps pour Dieu, c’est l’aimer.
  • La vie missionnaire : Visiter les malades, les prisonniers… Relire l’histoire de notre évangélisation : par amour les missionnaires sont venus nous porter l’Evangile il y a 150ans. Et nous, quel bonheur apportons-nous à aux autres ? …
  • Les relations mixtes : Pouvoir « donner sa vie » comme ultime critère de l’amour authentique, même dans les relations mixtes des jeunes. Lorsque je dis « je t’aime » est-ce que ça équivaut en moi à « Je suis prêt à mourir pour toi ».

Bon temps de Carême

L’Aumônerie des Jeunes

JMJ : NOUS Y SOMMES PRESQUE !

Sur la route de l’Emmanuel

Chers jeunes,

Je veux partager avec vous la joie de la route des JMJ. Il y a plusieurs chemins qui mènent à Madrid, suivis par divers groupes de jeunes. Je vous emmène sur la route de l’Emmanuel ! Cette route passe par Paray-le Monial, la Cité du Cœur de Jésus. Je me trouvais donc ce 13 août, pour le rassemblement de 4000 jeunes en partance pour l’Espagne. Cette magnifique journée a commencé par de ferventes louanges, sous une grande tente décorée par de belles affiches de saints. Ensuite ont été donnés des enseignements fondamentaux, nourrissants pour les jeunes, sur des questions qui leur tiennent à cœur, rattachés au grand thème de ces JMJ, « Enracinés dans la Foi ». Après le déjeuner, il y a eu le moment de détente, avec des ateliers au choix : psalmodie, chorégraphie…Il y avait même un atelier jembé animé par les béninois et un ivoirien, au cours duquel j’ai tellement bien dansé avec les jeunes qu’ils me l’ont rappelé le soir à la messe ! Pendant toute la journée, le Saint-Sacrement est resté exposé sous la tente d’Adoration, pour permettre à chacun de venir se ressourcer auprès du Seigneur. Avant de terminer cette journée inoubliable par un dîner pris en commun sous la tente, à l’organisation duquel tous ont participé dans la bonne humeur, nous avons célébré l’Eucharistie, à 17h30. J’ai eu la grâce inouïe de dire l’homélie devant ces 4000 jeunes fidèles.

Croyez bien, chers jeunes, que nous sommes en grande communion de prières avec vous et que nous vous portons tous dans nos cœurs !

Père Nestor ATTOMATOUN

HOMELIE

Paray-le-Monial Homélie du 13 août 2011

Chers amis jeunes,

Rassurez-vous, je ne suis pas là ce soir pour danser, mais pour bien plus encore. Pour vous faire entrer dans les paroles de cette liturgie. Je ferai mon petit commentaire à la lumière de l’évènement des JMJ. ( Ne soyez pas surpris si j’utilise un langage informatique et mathématique, c’est le langage des jeunes d’aujourd’hui) Bénissez le Seigneur, chers amis jeunes, pour cette merveilleuse première lecture que nous venons d’entendre ! C’est le testament du jeune Josué en fin de mission, qui rappelle au peuple de Dieu l’essentiel de la vie. En préparant cette homélie, j’ai remarqué la récurrence du mot ‘’service’’. J’ai fait alors une arithmétique scripturaire, en comptant le nombre de fois qu’est mentionné le mot service : J’en dénombre 12.

Le premier message du Seigneur pour nous se résume en ces mots : le bonheur de servir Reprenons l’exhortation de Josué et la réponse des fils d’Israël : « Craignez le Seigneur et servez-le dans l’intégrité et la fidélité »… « Servez le Seigneur. S’il ne vous plait pas de servir le Seigneur ; choisissez qui vous voulez servir … ».Et la réponse du peuple : « plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur pour servir d’autres Dieux ». Chers amis, chers jeunes, faisons nôtre cette réponse du peuple ! Plutôt mourir que d’abandonner le seigneur pour d’autres dieux. Mais que veut dire servir ? Quand on est jeune, quand on pense service on pense action. Mais il faut penser aussi action et contemplation ; il faut faire précéder l’action par la préparation spirituelle. Mère Theresa de Calcutta, dont la vie fut totalement donnée au service du prochain dit : « Qu’est ce qui sauvera le monde ? "Ma réponse est la prière ». Elle commençait chaque journée par une heure d’adoration et toutes les sœurs Missionnaires de la Charité font de même ». En parlant de l’œuvre de Mère Theresa, le Pape Benoît XVI dit ceci : "La prière comme moyen pour puiser toujours à nouveau la force du Christ devient ici une urgence tout à fait concrète. Celui qui prie ne perd pas son temps, même si la situation apparaît réellement urgente et semble pousser uniquement à l’action. La piété n’affaiblit pas la lutte contre la pauvreté ou même contre la misère du prochain. La bienheureuse Teresa de Calcutta est un exemple particulièrement manifeste que le temps consacré à Dieu dans la prière non seulement ne nuit pas à l’efficacité ni à l’activité de l’amour envers le prochain, mais en est en réalité la source inépuisable…" (Benoît XVI, Deus Caritas Est,) Oui chers jeunes, servir c’est d’abord adorer. Le service de Dieu commence par l’adoration, car pour servir quelqu’un il faut reconnaitre qu’il est le maître, qu’il est grand et nourrir a son égard une crainte révérencielle qui est une crainte d’amour. C’est justement pour cela que Josué commence son exhortation par : « craignez le Seigneur ! » Le serviteur de Dieu est d’abord un adorateur, qui reconnait la grandeur de Dieu et qui veut faire sa volonté. Vous comprenez bien que le service chrétien est différent de la philanthropie. Il y a beaucoup de jeunes qui sont aujourd’hui dans l’humanitaire et qui ne sont pas proches de Dieu. ; On ne peut bien servir l’homme qu’en servant dieu d’abord ! « Dieu premier servi » disent les saints ! Le pape lui-même nous met en garde dans son invitation aux JMJ : « c’est un contresens de prétendre éliminer Dieu pour faire vivre l’homme, Dieu est la source de la vie ; l’éliminer équivaut à se séparer de cette source et inévitablement se priver de la plénitude et de la joie ». Alors, chers jeunes, entrons dans la joie du service ! Le service de Dieu au centre de nos vies est le chemin du bonheur ! Et maintenant, vous vous demandez surement : mais comment servir ! C’est l’évangile de ce jour qui nous livre le secret et la finalité du service. Cet évangile qui me touche particulièrement, car c’est la parole qui figure sur mon image d’ordination !

Ecoutons l’Evangile : la condition indispensable pour être un serviteur selon le cœur de dieu, c’est d’avoir un cœur d’enfant. L’enfant est l’icône de l’humilité. L’enfant se met sous le regard de Dieu, dans la simplicité, pour faire sa volonté. Pour traduire tout ce que je viens de dire dans un langage informatique, car c’est aujourd’hui notre langage à nous chers jeunes, je vais dire simplement que pour être un enfant, il faut se procurer le PC du serviteur de dieu ! C’est quoi ce PC ? Vous le connaissez ? PC : P comme patience et C comme confiance ! La confiance, c’est la marque d’amour de l’enfant pour son Père. La patience, c’est l’assurance de faire la volonté du Père, dans l’abandon, sans rien s’attribuer Jean-Paul II définit ainsi le vrai service :« La fraternité bannit la volonté de puissance, et le service la tentation du pouvoir » Et La finalité de tout cela, c’est le Royaume ! C’est d’être avec Dieu ! Notre vrai désir c’est d’aller au ciel ! Et qui veut aller au ciel doit être comme un petit enfant : « En vérité je vous le dis, si vous ne retournez à l’état des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux » (Mathieu 18,3) Chers amis jeunes, désirons le ciel, désirons devenir des saints ! Que les saints soient vos stars ! Accrochez dans vos chambres, au milieu de vos posters de chanteurs ou de sportifs, des images de saints. Ils vous montreront le chemin du bonheur. Ecoutons JP II qui vous dit : « Nous sommes tous appelés à la sainteté et seuls les saints peuvent rénover l’humanité. Beaucoup nous ont précédés sur ce chemin d’héroïsme évangélique et je vous exhorte à recourir souvent à leur intercession ». (JP II JMJ 2005) Soyez « des sentinelles du matin ! » comme il vous appelle. (JMJ Rome 2000) Et tous ensemble, regardons Marie, l’Etoile du Matin, la Servante du seigneur, la reine des serviteurs qui a gouté la plénitude de la joie du service. Que par son intercession nous puissions entendre le seigneur nous dire au soir de notre vie : » bon serviteur entre dans la joie de ton maître ». Amen !

Paray, le 13 Août 2011 P Nestor Attomatoun, Communauté de l’Emmanuel

ASCENSION DU SEIGNEUR : TEMOIGNAGE DE CHAQUE CHRETIEN

Grande fête, ayant connu une très grande importance, l’Ascension est une fête qui en France, lors du Concordat signé entre Bonaparte et le pape Pie VII, est restée l’une des quatre fêtes d’obligation avec Noël, l’Assomption et la Toussaint. Cette obligation légale de jour chômé a été maintenue en 1905 lors de la re-négociation des relations entre l’État français et l’Église catholique. C’est pourquoi, encore aujourd’hui, le jeudi de l’Ascension est férié. C’est-à-dire que même si ces jours ne tombent pas un dimanche, ils sont des jours chômés comme le dimanche. Aucun travail ces jours-là, mais grande fête et célébration dans les églises !

Il ne faut pas confondre l’Ascension du Seigneur avec l’Assomption de la Vierge Marie qui est l’élévation du corps et de l’âme de Marie la mère de Jésus célébrée le 15 août de chaque année selon le calendrier liturgique.

L’Ascension du Seigneur est le moment où Jésus a été élevé au ciel. Dans la mythologie gréco-romaine, l’expression ‘’monter aux cieux’’, signifie symboliquement rejoindre le domaine divin. Autrement dit, le Christ, à l’Ascension a rejoint le domaine divin, son Père. Il cesse d’être physiquement avec ces disciples. En montant aux Cieux, Jésus exprime ce que signifie sa résurrection d’entre les morts, à savoir : entrer dans la gloire de Dieu.

Selon le calendrier liturgique, l’Ascension est célébrée un jeudi, le 40ème jour compté à partir du dimanche de la résurrection de Jésus. Ce quarantième jour marque la fin de la présence physique de Jésus sur la Terre, après sa mort et sa résurrection. Il n’est pas dit que Jésus abandonne les hommes : il leur envoie son Esprit Saint le jour de la Pentecôte : 10 jours après l’Ascension soit 50 jours après la résurrection.

Dans la Bible, l’épisode de l’Ascension est relaté par deux récits essentiels écrits par le même auteur :

  • le premier, beaucoup plus christologique, qui parle de l’identité de Jésus est l’Evangile selon Saint Luc (Lc 24, 50-53)
  • et le second, beaucoup plus ecclésiologique qui parle de la naissance de l’Église, constituée de disciples fragiles, que l’Esprit de Dieu emporte dans son souffle pour les envoyer jusqu’au bout du monde, est tiré des Actes des Apôtres (Ac 1, 3-12)

Selon certains commentaires il est important de retenir ceci : « Dans l’Evangile de Saint Luc, l’épisode de l’Ascension, après la description du cycle des diverses apparitions pascales du Ressuscité, conclut l’action terrestre de Jésus en même temps qu’il marque « l’apogée de [sa] seigneurie », son entrée dans la sphère céleste et le début de son absence.

Pour les Actes des Apôtres l’Ascension est le début du « temps de témoignage » : les croyants sont désormais seuls, mais sont chargés d’une mission dans l’attente du retour de Jésus. : « Vous allez recevoir, dit Jésus, une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre »

1-Chers jeunes, le jeudi, est un jour férié depuis 1905.

2-Chers jeunes, l’Ascension est une fête d’obligation : n’oublie pas d’aller à la messe et de sanctifier ce jour comme dimanche.

3-Chers jeunes, tout comme la résurrection, l’Ascension est une mission : celle d’être témoins de l’Evangile non pas seulement par les paroles, mais aussi et surtout pas les actes. Ici ‘’l’extrémité de la terre’’, c’est d’abord ton foyer, ta famille, ton quartier, ton village, ton service, ton établissement, ta paroisse etc… Le relais nous est passé.

Que personne n’attende personne.

Bonne fête à tous et à chacun !

Père Georges Willibrord GAYET

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