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11ème dimanche du Temps Ordinaire / B

« Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette le grain dans son champ »

Bien chers frères et sœurs !

Le règne de Dieu dont parle l’évangile n’est pas évident, il ne saute pas aux yeux des passants sur terre." Nous cheminons dans la foi, nous cheminons sans voir, " écrit saint Paul dans son impatience de percer le mystère de voir Dieu, impatience qui le conduit à souhaiter quitter son corps pour enfin voir clair sans le voile de la foi.Jésus a bien conscience de cette difficulté de la foi - comprendre sans voir - et utilise de nombreuses comparaisons, familière dans la culture hébraïque, pour parler de son Père des cieux, de son règne parmi les hommes sur terre.

Il nous offre ici deux images d’une grande force spirituelle : la parabole de la semence qui grandit et la parabole de la graine de moutarde. Ce sont des images de la vie ordinaire, familières aux hommes et aux femmes qui l’écoutent. A partir desmots très simples tels qu’une semence qui se transforme successivement en herbe, en épi puis en blé, Il utilise ce qu’ils connaissent —l’agriculture— pour leur montrer ce qui leur est moins familier : le Royaume de Dieu. Il trace ainsi la frontière entre le visible et l’invisible. La plupart d’entre nous n’avons presque plus rien de commun avec les hommes et les femmes du temps de Jésus. Cependant ces paraboles continuent de trouver un écho dans nos mentalités modernes, car derrière le fait de semer, d’arroser et de récolter, nous saisissons ce que Jésus est en train de nous dire : Dieu a placé quelque chose de divin dans nos cœurs humains.

Qu’est-ce que le Royaume de Dieu ? « C’est Jésus lui-même », nous rappelle Benoit XVI. Et notre âme est « le lieu essentiel où se trouve le Royaume de Dieu ». Dieu veut vivre et grandir à l’intérieur de nous ! Cherchons la sagesse de Dieu et obéissons à ses insinuations dans notre âme ; si nous le faisons, alors notre vie acquerra une force et une intensité difficiles à imaginer.Si nous correspondons patiemment à sa grâce, sa vie divine croîtra en nous comme la semence pousse dans le champ.

Nous remarquons dans la nature qu’au début, après les semailles, il ne se passe presque rien ; et pourtant dans cette petite graine qui commence à éclater tout est déjà là. Bientôt la graine deviendra un bel épi de blé ou même un grand arbre. Il en va ainsi dans notre vie comme dans celle de l’Eglise ou du monde. Les petits efforts que nous faisons sur nous-mêmes ou dans l’éducation de nos enfants semblent souvent bien dérisoires, et l’annonce de l’Evangile par les chrétiens semble se perdre dans le grand labour des informations et opinions de toutes sortes. L’Évangile nous fait comprendre qu’il n’y a pas à s’inquiéter de cela  : la parole fait son chemin. Le Royaume, secrètement, lève dans les cœurs, prend toutes ses dimensions, et s’étend.

Autrement dit, nous n’avons pas la maîtrise de la croissance du grain ; celle-ci nous dépasse, nous échappe : une fois semé, le grain fait tout seul son chemin de croissance. Voilà qui peut nous libérer de cette inquiétude permanente que nous avons d’avoir peu de résultats, et de notre tendance à vouloir mesurer la foi, en nous ou chez les autres. Nous nous comportons le plus souvent comme si nous étions seuls à agir, alors que toute notre force vient de Dieu

La nature a le mérite de nous enseigner la Providence : Dieu seul est à l’œuvre, et nous les hommes, ne sommes que récipiendaires de ses bienfaits. « Que nous dormions ou que nous veillions », « de jour comme de nuit », le Royaume germe en nous patiemment et produit son fruit. Qui se laisse travailler par le Seigneur produit du fruit et attire par la personne qu’il devient, l’arbre aux oiseaux, que dans son humble petitesse, Dieu veut bien mettre au service de la multitude.

Le service est notre vocation. Et le serviteur est appelé à rendre compte à celui qui l’a engagé à son service. C’est pourquoi, comme nous le rappelle l’apôtre Paul, nous devrons un jour nous présenter devant le tribunal de Dieu pour lui présenter ce que nous aurons vécu dans notre corps, au service de nos frères, en bien comme en mal. Prions pour que ce rendez-vous soit pour chacun un moment de joie profonde et de communion totale avec le maître. Le moment de rendre compte n’est, en effet, douloureux que pour le mauvais serviteur qui craint un jugement à la hauteur de son infidélité.

Le sens de la parabole ici serait de dire qu’il ne faut jamais désespérer trop vite ni de soi, ni de personne ni de rien.Déjà la tradition prophétique, bien des siècles avant Jésus, utilisait des images pour illustrer la relation de Dieu à son peuple ou pour signifier l’agir de Dieu en faveur de celui-ci.Le Seigneur nous prépare une demeure éternelle. Il donnera la couronne de gloire à ceux qui auront accompli leur course jusqu’au bout. Ce message de réconfort est aussi une bonne nouvelle pour les chrétiens d’aujourd’hui. Si nous restons reliés au Christ, rien ne peut nous séparer de son amour.

Et puisque à chaque eucharistie nous prions et nous demandons " Que ton règne vienne " alors même si nous cheminons un peu en aveugle, acceptons de consentir à l’effort à faire par l’observation et la contemplation, pour comprendre ce règne de Dieu, d’y contribuer, et de l’installer un peu plus chez nous et en nous. Amen

Abbé Thierry Dossa ASSANH