dimanche 16 décembre 2018



A c t u a l i t é s
mercredi 5 septembre 2018
Le Dimanche 02 Septembre 2018la communauté (...)

samedi 30 juin 2018
La sœur Elisabeth Etèdjihounkpé TOSSE, le (...)

vendredi 22 juin 2018
Ce mardi 19 juin 2018, les populations (...)

vendredi 15 juin 2018
Son Excellence Monseigneur Aristide GONSALLO (...)


En vrac !
dimanche 3 juin 2018
Je me surprends à rêver ce matin ! Paraphrasant (...)

mercredi 22 novembre 2017
Dans l’eucharistie, le Christ « communique » (...)

vendredi 17 novembre 2017
C’est la seconde catéchèse sur la messe

mardi 17 octobre 2017
Monsieur le Directeur Général, Mesdames et (...)

mercredi 9 août 2017
L’euthanasie est le « meurtre délibéré moralement

vendredi 4 août 2017
Le pape François invite les religions à « prier (...)

mercredi 2 août 2017
Radio Vatican en français salue le 100e (...)

lundi 31 juillet 2017
A l’occasion de la « Journée mondiale de la (...)

lundi 31 juillet 2017
L’engagement de l’Eglise pour la promotion des (...)

mercredi 14 juin 2017
N’aimons pas en paroles, mais par des actes (...)


V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)

Aller à : Accueil du site > Autres articles > Allocution du curé

Allocution du curé doyen d’Azowlissè

Je me surprends à rêver ce matin !

Paraphrasant le prophète Michée (5,1) parlant de Bethléem, je dirai « et toi, Gbékandji, terre d’Azowlissè, tu n’es certes pas le plus petit des chefs-lieux de la Vallée de l’Ouémé, car c’est de toi qu’est sorti le 1er prêtre béninois. » Gbékandji situé à équidistance d’environ 5 km des paroisse d’Azowlissè, Yoko, de Katagon et d’Adjohoun se réjouit comme les rois mages qui ont découvert l’Enfant Dieu à Bethléem, d’accueillir autant de prêtres aujourd’hui, plus qu’il n’en a jamais accueilli.

Gbékandji, une très ancienne communauté ! Si les premiers baptêmes à Azowlissè datent de décembre 1929, et ont été faits par le Père PERRIN, venant sans doute de Notre-Dame (Porto-Novo), et que la paroisse d’Azowlissè a été créée en avril 1937, les premiers baptêmes de Gbékandji dataient déjà de mai 1932. C’est dire que l’évangélisation dans cette contrée de Gbékandji à commencé avant l’an 1932.

Ce 05 mai 1932 donc, Louis Parisot a baptisé : 1. Joséphine Adjobi AGEMO agée d’1 an 10 jours 2. Pierre Sourou AGEMO âgé de 3ans environ 3. Thérèse Hunsi AGEMON âgée de 4 ans environ 4. Et Madeleine Zansi NUNAWON d’1 ans 3 semaines Mais tenez-vous bien ! Ces 4 baptêmes ont été célébrés non pas à Gbékandji, mais à Adjohoun, quoique les parents fussent de Gbékandji. D’autres baptêmes ont suivi, faits dans les mêmes conditions en 1932 et 1933, par le Père René BOTHUA, venant de Notre Dame Porto-Novo.

Il faut attendre le 30 août 1933 pour que les premiers baptêmes soient célébrés ici même à Gbékandji. Ils sont au nombre de 08 dont un adulte, Daniel Houéssou AGEMON. Il était alors âgé de 26 et s’est marié ce même jour avec Elisabeth BOUKARI. Elisabeth était-elle déjà baptisée ? Nous ne saurions le dire. Ces 08 baptêmes du 30 aout 1933, comme vous vous en doutez peut-être, ont été administrés par le Père Thomas Mouléro Houessou Akanni Djogbénou, sans doute à l’occasion de l’un de ses passages ici à l’occasion de ses 5 ans de sacerdoce. Pendant un congé ? Il en fera d’autres les années suivantes.

La 1ère fois où le nombre de baptême est élevé c’est le 22 mai 1937 : 14 baptêmes à Gbékandji. Cela se comprend aisément. La paroisse d’Azowlissè vient d’être créée. Le pasteur du troupeau, le Père Dominique ADEYEMI, est plus proche. Il créera quelques années plus tard l’école catholique de Gbékandji comme il en a créé bien d’autres. Les vestiges sont encore là, qui crèvent les yeux.

Mes chers révérends Pères,

Plusieurs parmi nous ne connaissaient ce village que nommément. Aujourd’hui ils le connaissent de fait, à l’occasion de ce pèlerinage qui s’inscrit dans la droite ligne de cet heureux souvenir de notre Eglise au Bénin, celui des 90 ans d’ordination presbytérale du 1er prêtre béninois, le Père Thomas Mouléro Houessou Akanni DJOGBENOU.

Plus d’un parmi le clergé et les fidèles se vantent à tort ou à raison de visiter le village ou la paroisse des saints Jean Marie Vianney, Thérèse de Lisieux, Lourdes, Assise, Padoue, Israël etc. et même d’y avoir célébré la sainte eucharistie. Pour vous qui êtes ici ce jour, vous en repartirez avec la même fierté.

Certes ne verrez peut-être pas le calice dans lequel le Père Thomas a célébré, vous ne verrez peut-être aucune de ses soutanes ni chasubles… mais vous aurez foulé de vos pieds le sol de Gbékandji ; vous allez célébrer la sainte eucharistie en action de grâce au Seigneur qui a choisi notre ainé dans la foi, l’ainé de la multitude que nous constituons aujourd’hui, et qui a daigné aussi le garder fidèle à son nom jusqu’au soir de sa vie le 03 août 1975 après 47 ans d’un ministère dense, immense et fécond et qui en son temps dépassait les dimensions géographiques de notre diocèse. Ce ne sont pas ceux de Savè, de Dassa ; de Kilibo, ni de Kandi qui me démentiront.

Je félicite et remercie les uns et les autres, la Conférence Episcopal du Bénin (CEB) qui depuis plus de 3 ans a commencé déjà à attirer notre attention sur le jubilé de ces 90 ans lequel est maintenant à notre porte et qui doit être un tremplin pour celui du centenaire.

Je félicite et remercie le curé de la paroisse saint Michel de Tatonnoukon pour son esprit d’ouverture, de compréhension et son sens de l’Eglise famille. Notre rencontre diocésaine était prévue de longue date pour Tatonnoukon. Mais il a accepté qu’on la déplace ici et qu’on en fasse un pèlerinage. Je félicite et remercie toutes les personnes qui s’emploient inlassablement pour que ne se perde et se dissolve dans le temps la mémoire de notre très cher ainé.

Je vous remercie tous, vous qui êtes ici ce matin pour le sacrifice, si petit soit-il, auquel vous avez consenti en étant là. Savez-vous que vous avez honoré le sacerdoce de Jésus ? Oui vous avez honoré le sacerdoce de Jésus par votre présence. Le sacerdoce de Jésus vous honorera immanquablement.

Mais je me désole ; et je voudrais bien partager ma désolation avec vous. Je me désole, espérant me tromper, en constatant que pratiquement rien de ce qui appartient au Père Thomas ne se trouve à Porto-Novo, son diocèse d’origine ; alors que Savè, où il a longtemps servi vient de monter un musée où sont conservés bon nombre des objets de toutes sortes lui ayant appartenus. Certains de ses documents, fruits de ses recherches personnelles se sont comme par enchantement retrouvés à Cotonou. Néanmoins nous avons gardé la meilleure, ses restes, ses précieux restes qui depuis le 15 août 2011 reposent dans la cathédrale de Porto-Novo, auditeurs, silencieux de nos célébrations eucharistiques.

Qu’il soit lui-même l’intercesseur éloquent de notre clergé auprès de la Sainte Trinité.

Père V. Frumence,

Curé doyen d’Azowlissè