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10ème dimanche du temps ordinaire de l’année B.

Notre but est de trouver la volonté de Dieu et de la suivre en ce qu’il nous demande.

Le refus d’obéir à la volonté divine

La Parole de Dieu de ce dimanche nous aide à réfléchir sur la façon dont l’esprit du mal et la mauvaise volonté peuvent s’installer dans notre cœur et nous font désobéir à la volonté divine ; elle nous montre aussi comment le Seigneur nous tend la main quand nous commençons à dériver, si toutefois nous ne nous enfermons pas dans le refus systématique et la mauvaise volonté.

Dans le livre de la Genèse, nous voyons Dieu créer l’homme à son image et à sa ressemblance, sauf ce qui concerne la maitrise des fruits de l’arbre.Adam et Eve sont heureux dans le vaste jardin de Dieu qui leur est proche et qui leur laisse une grande liberté dans la recherche que Dieu traduit par sa question : « Où es-tu donc ? Ils se tenaient alors en face de Dieu sans peur ni gêne savourant sa bonté.Et voici que vient le serpent qui rompt cette belle unité humano-divine. Figure du mal, le serpent tenta Ève et son époux, éveillant en eux un soupçon par rapport à la bonté absolue du Dieu créateur. Celui-ci leur avait déclaré que s’ils mangeaient le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, ils se prendraient pour des dieux et feraient leur propre malheur, refusant d’accepter les limites de leur condition humaine. Le serpent les poussait à désobéir aux conseils de Dieu. Il les a convaincus que Dieu était pervers, habité par des arrière-pensées mauvaises et sournoises : « Dieu a dit que vous mourrez. Vous ne mourrez pas, mais vous pourriez devenir comme des dieux. » leur dit il. Flattés, Adam et Eve se sont laissés entrainés.Un peu comme un enfant qui désobéit à son père et l’injurie parce qu’il lui a interdit de ne pas toucher ce qui est brûlant, car il se mettra en danger. Or, c’est par amour et pour leur bien que Dieu leur interdisait ce geste.La suite du récit, nous la connaissons : chassés de sa proximité avec son créateur, Adam et Eve sont confrontés au monde et portent à tout jamais le poids de leur faute.De leur faute, de leur faiblesse éloignée de la richesse de la proximité qui est la nôtre avec Dieu. Nous sommes comme nus. Mais Dieu nous cherche toujours et sans cesse.

Toute l’Ecriture est là pour nous montrer combien Dieu nous aime et s’afflige devant notre refus de « devenir ce que nous sommes » : des êtres faits à son image, des êtres faits pour aimer. Mais à l’amour de Dieu s’oppose sans cesse l’obstination de l’orgueil de l’homme. Cette obstination a été la principale souffrance de Jésus pendant sa vie au milieu de nous. Nous en trouvons un exemple dans l’Évangile d’aujourd’hui : les délégués du tribunal juif qui s’apprêtent à demander à Pilate la mort de Jésus, l’accusent d’être un disciple du démon au moment même où il vient de guérir un homme et de chasser un démon : c’est le signe manifeste d’une conscience volontairement aveugle ; elle est d’autant plus aveugle que les démons chassés par Jésus n’ont d’habitude aucun mal eux-mêmes à reconnaître que Jésus vient de Dieu ! Jésus fait découvrir alors à ses accusateurs que les vrais blasphémateurs sont ceux qui confondent ce qui vient de Dieu avec ce qui vient de Satan. Quand ce refus de lumière ou de l’Esprit devient systématique, Dieu ne peut plus rien faire pour nous, car c’est un choix malhonnête d’euthanasie de la conscience ! De ce choix Jésus parle d’un péché qui ne sera pas pardonné. Le péché impardonnable consisterait donc à refuser de croire que Dieu n’est que bonté, grâce et miséricorde. Ce piège du soupçon dans lequel ils étaient tombés avait pour conséquence de les exclure eux-mêmes de la logique de l’amour. Quand ils accusent Jésus d’être membre de la famille des démons, les scribes oublient son tout premier miracle dans la synagogue de Capharnaüm, lorsqu’un homme tourmenté par un esprit impur, s’était mis à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Les personnes libérées des esprits mauvais s’avèrent ainsi plus clairvoyantes que les scribes au sujet de Jésus ! Il avait démasqué les démons et il était à leurs yeux non pas leur complice mais leur pire ennemi.

Aujourd’hui Jésus nous éclaire dans le combat spirituel que nous devons mener pour devenir « maîtres » de nous-mêmes. Pour que Dieu soit le maître en nous et que sa volonté nous guide, il nous faut ligoter ce qui peut à l’intérieur de nous, nous paralyser et nous empêcher de suivre ce que nous inspire l’Esprit Saint. Nous serons ainsi plus forts quand le démon nous tentera du dehors. Cette parole de Jésus nous donne de contempler le combat qu’il mène contre le mal pour nous en délivrer. Nous pouvons nous rendre compte que notre propre combat spirituel est situé dans le sien. Comme Jésus est vainqueur, déjà nous sommes vainqueurs. « C’est pourquoi, écrit Paul aux Corinthiens, nous ne perdons pas courage, et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car notre détresse du moment présent est légère par rapport au poids vraiment incomparable de gloire éternelle qu’elle produit pour nous. »

Forts de notre foi, Demandons à l’Esprit Saint la véritable pureté du cœur : elle nous permettra de reconnaître son action en toute œuvre bonne venant de Lui, posée par nos frères et sœurs quels qu’ils soient ; avec son aide évitons surtout de nommer mauvais ce qui vient de Dieu : nous risquerions alors de pêcher contre l’Esprit

Abbé Thierry Dossa ASSAN