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Homélie du 1er anniversaire d’ordination épiscopale

Frères et sœurs en Christ, L’annonce à Zacharie ouvre le récit « des événements qui se sont accomplis parmi nous » et dont saint Luc présente « un exposé suivi, afin que nous puissions nous rendre compte de la solidité des enseignements que nous avons reçus » (Lc 1, 3-4).Dieu fait irruption dans la vie des hommes et provoque de profonds bouleversements. Zacharie et Elisabeth, les parents de Jean-Baptiste, qui « vivaient tous les deux comme des justes devant Dieu », en font l’expérience comme en témoigne cette annonciation que nous rapporte l’Evangile de ce jour. Dans le Temple de Dieu, la parole prophétique qui chemine en Israël, va se manifester à nouveau après des siècles de silence, car « Dieu s’est souvenu » - c’est la signification du nom de Zacharie (Dieu s’est souvenu) - de son Alliance, dont il prépare l’accomplissement.

Voici donc que l’ange Gabriel, le messager de Dieu vient apporter une nouvelle inédite. Mais Zacharie avait-il une excuse de douter ?En effet, Zacharie, c’est l’homme désigné par le sort pour aller offrir de l’encens dans le Saint des Saints. Il connaît la grâce du lieu où il se trouve et le témoignage des Écritures. Il sait comment Dieu est intervenu tout au long de l’histoire de multiples manières. S’il est un homme qui devrait être prêt à recevoir une grande promesse, c’était bien lui Zacharie.Et pourtant, il doute. Il ne croit pas. Bien qu’il ait mis en pratique tous les commandements, au moment d’exprimer sa foi, il doute. Nous pouvons nous aussi nous interroger. Nous aussi, nous nous trouvons dans la maison de Dieu. Bien plus, nous sommes la Maison de Dieu. Nous nous adressons à lui par de nombreuses prières, mais, n’avons-nous pas la même réaction que celle de Zacharie quand le Seigneur nous demande quelque chose de particulier voire d’impossible à nos yeux ?

Les épreuves, la longue attente, la lassitude ont eu raison de l’espérance de Zacharie qui, sans se l’avouer, ne croit plus vraiment en une possible intervention divine libératrice. Il connaît suffisamment les Écritures pour savoir que la venue du Messie devait être annoncée par le ministère d’un prophète sur qui reposerait « l’esprit et la puissance d’Elie, pour convertir les rebelles et préparer au Seigneur un peuple capable de l’accueillir » ; mais comment ce prophète pourrait-il naître d’un couple « avancé en âge et stérile » ? La stérilité n’était-elle pas le signe de la réprobation divine pour quelque faute cachée ? Comment Dieu aurait-il pu choisir pour un ministère si glorieux un vieillard et son épouse qui avaient tous deux déjà un pied dans la tombe ? Zacharie renvoie poliment l’Ange Gabriel à l’incohérence de son discours. La réponse de l’ange ne tarde pas à jaillir : « Puisque ton cœur n’accueille pas dans la foi le message de grâce que je t’apporte de la part de Dieu, tes lèvres se fermeront afin de t’éviter de débiter des considérations humaines sur une intervention divine qui sera authentifiée par son fruit. Le jour où se réalisera l’événement que je suis chargé de t’annoncer, ta bouche s’ouvrira pour proclamer les louanges de celui à qui rien n’est impossible ».

Oui, Zacharie pensait que son âge et la condition de son épouse qui était stérile empêcheraient Dieu d’exécuter son plan. Il sous-estimait la puissance de Dieu. Dieu n’est pas limité, c’est l’homme qui est limité et qui donne des limites à Dieu. Tout au long des Ecritures, Dieu fait appel à des hommes que nul ne pouvait soupçonner : Moïse qui s’effraie devant Pharaon, Jérémie qui était trop jeune, Pierre peu instruit, Paul le persécuteur des chrétiens et moi aujourd’hui, pauvre Aristide, que Dieu appelle malgré mon indignité : miserando atque eligendo. « Moi je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère. Et tu voudrais au fond de moi la vérité ? Dans le secret tu m’apprendrais la sagesse ? » (Ps 50, 8) »Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, ceux que Dieu appelle permettent à Dieu de se servir d’eux pour réaliser son plan de salut. Par conséquent, avons-nous des excuses pour ne pas répondre à l’appel de Dieu ? Oserons-nous mettre en avant notre âge plus ou moins avancé, nos capacités intellectuelles limitées, nos faiblesses de la chair, nos peurs, nos insuffisances et nos limites ?Die nous appelle tous à répondre à notre vocation quelles que soient nos limites. Il a appelés les douze apôtres malgré leur état de pécheurs et leur a simplement demandé de se laisser former par lui en s’abandonnant entre ses mains. Aujourd’hui encore Dieu continue de frapper à la porte des pécheurs que nous sommes. Il appelle encore des Zacharie et des Jean-Baptiste au milieu de nous. Au nom de notre foi, ouvrons-lui la porte, laissons-le entrer.

Si, dans le Temple, au cœur de la liturgie et devant l’autel du Seigneur, Zacharie n’a pas immédiatement mesuré toute l’ampleur de l’événement, à l’inverse, le peuple de Dieu qui se tenait à l’extérieur était en prière. C’est dans cette ambiance de la prière que la foule comprit que Zacharie avait eu une vision dans le sanctuaire. Comme Zacharie, nous sommes dans le Temple, aujourd’hui l’église, pour la liturgie d’action de grâce de ce jour. Nous connaissons peut-être même par cœur tout le déroulement de la liturgie. Mais, comme Zacharie, nous pouvons aussi manquer le rendez-vous de Dieu par manque de disponibilité intérieure. Il nous faut alors prêter attention. Il nous faut nous joindre à la foule en prière, à l’assemblée de l’Eglise qui attend avec ferveur l’accomplissement des promesses, pour le rendez-vous de Noël que Dieu nous donne pour réaliser sa promesse de salut.

En contemplant les figures d’Elisabeth et de Zacharie, nous saisissons l’occasion pour prier avant tout pour tous les baptisés en vue de l’accomplissement de leur vocation baptismale. C’est aussi l’occasion de prier pour les vocations particulières pour tous les états de vie, d’abord pour ceux qui ont choisi la vocation à la vie matrimoniale. Je salue toutes les familles de notre diocèse qui vont se réunir sous la bannière de l’Action Catholique des Familles le 31 décembre prochain. Je prie pour tous les parents, pour tous les couples afin qu’ils soient heureux de leurs enfants et qu’ils soient conscients de leur rôle éducatif qui s’enracine avant tout dans le témoignage des parents et leur mode de vie.

Et puisque c’est du terreau familial que naissent d’autres vocations, c’est également l’occasion de prier pour ceux qui ont opté pour la vie consacrée et que je salue dans cette assemblée. A l’image de Zacharie d’une part et de Jean-Baptiste d’autre part, qu’ils puissent servir le Seigneur dans son Temple, jour et nuit, sans redouter les adversités de tout genre. C’est également l’occasion de prier pour ceux qui ont choisi de vivre le célibat sacerdotal dans l’exercice du ministère presbytéral. Je pense notamment à tous les prêtres de notre diocèse en particulier ceux qui viennent d’être ordonnés. Comme Jean-Baptiste, qu’ils marchent devant Dieu et en présence de Dieu tout au long de nos jours. Chers frères prêtres, je vous renouvelle encore aujourd’hui toute ma confiance et mon affection devant l’œuvre immense que vous accomplissez sous le regard de Dieu.

Je voudrais maintenant oser glisser une petite demande à l’endroit de vous tous, celle de prier pour moi en ce jour anniversaire de mon ordination épiscopale. Je voudrais encore une fois demander aux prêtres de me porter dans leur prière chaque fois qu’ils mentionnent le nom de l’évêque au cours de la célébration eucharistique. Que ce soit toujours avec affection et sincérité de cœur comme ils le font toujours. Je vous demande à vous les fidèles de prier aussi pour moi. Aux parents, je voudrais surtout demander la prière de leurs petits enfants pour moi car, en raison de leur innocence, Dieu écoute favorablement la prière des petits. Je demande aussi à ceux qui exercent un apostolat dans nos prisons, nos hôpitaux et nos centres de santé de demander aux pensionnaires et aux malades de prier pour moi car c’est la prière du pauvre et du faible qui monte si vite vers Dieu. Grâce à vos prières, non seulement cette liturgie de l’Avent, mais aussi la liturgie de toute ma vie au service du diocèse de Porto-Novo me fera réentendre cette parole : « sois sans crainte, Aristide ». Puissé-je laisser cette parole m’habiter pour traverser mes peurs et pour m’ajuster dans la confiance à la volonté de Dieu. S’il vous plaît, s’il vous plaît, priez pour moi.

Le Seigneur soit avec vous.

Mgr Aristide GONSALLO