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LA CEB DECLARE

DECLARATION DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DU BENIN

Fils et Filles bien aimés de Dieu,

"Que la grâce de Jésus-Christ notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint, soient toujours avec vous."

Depuis quatre (04) ans, il y a un drame religieux qui prévaut à Banamè-Sovidji. La Conférence Episcopale du Bénin (CEB) a pris le temps d’observer et d’analyser cette situation avant de se prononcer avec la présente déclaration. Mais de façon particulière, à travers déclarations, instructions et décrets, les Evêques ont déjà individuellement dénoncé et condamné le phénomène.

Qu’il vous souvienne, le 7 novembre 2009, l’Evêque d’Abomey, Son Excellence Monseigneur Eugène Cyrille HOUNDEKON, a rendu publique une instruction condamnant les déviations de l’ancien curé de la paroisse Ste Odile de Banamè, le Père Mathias VIGAN qui commençaient à pointer. L’Evêque a alors décidé de transférer le prévenu à la Paroisse St Benoît de Dan, et a intimé l’ordre aux deux filles, Vicentia Tadagbé TCHRANVOUKINNI et Nicole SOGLO, qui s’étaient introduites dans les séances d’exorcisme de quitter non seulement le presbytère de Banamè, mais aussi de s’éloigner du Père Mathias. Cette réaction de l’Evêque d’Abomey a été saluée et soutenue par toute la Conférence Episcopale du Bénin. Comme le stipule le Canon 1341[1], Son Excellence Monseigneur Eugène HOUNDEKON, dans sa sollicitude pastorale, a pris les moyens recommandés par l’Eglise pour reprendre moralement, doctrinalement et spirituellement le Père Mathias VIGAN. Il a notamment négocié pour lui une mission pastorale en Europe couplée avec les études.

Mais quelle ne fut pas la surprise de la CEB de constater que ce dernier a refusé la main tendue de son Evêque et s’est enfoncé dans une désobéissance notoire en contradiction avec la promesse qu’il a faite aux ordinations diaconale et presbytérale[2]. Il est donc revenu au pays contre l’avis de son Evêque et a repris contact avec la nommée Vicentia dite Parfaite qui s’est autoproclamée ‘Esprit Saint’ et s’est attribué la place de Dieu le Père. Une étape très grave venait donc d’être franchie dans l’erreur avec la complicité ostentatoire et avouée du Père Mathias VIGAN. En plus de sa désobéissance, le Père Mathias VIGAN a adhéré aux hérésies de ladite Parfaite. Un abîme les éloignait désormais de la doctrine catholique. Ils venaient d’apostasier la vraie foi. Tous ces faits réunis ont amené l’Ordinaire du lieu à prononcer à son encontre un décret de suspense a divinis.[3]

Les tentatives infructueuses de médiation de certains laïcs, prêtres et Evêques ont révélé la mauvaise volonté et le refus catégorique du Père Mathias à revenir à la saine doctrine. Pire, il a fondé avec ladite Parfaite une église schismatique dénommée ‘‘église catholique privée de Banamè’’ qui rejette l’autorité hiérarchique de l’Eglise Catholique, divulgue des enseignements contraires au Magistère de l’Eglise et s’illustre dans l’usurpation de titres et d’offices ecclésiastiques. Dès lors, les deux protagonistes de ce mouvement religieux, ainsi que leurs adhérents, tombent sous le coup des canons 1371[4], 1373[5] et 1381[6], et, par leur profession d’hérésies et leurs comportements schismatiques, encourent l’excommunication latae sententiae[7].

Cette situation ne concerne plus le seul diocèse d’Abomey, mais tous les diocèses de notre pays et même au-delà, étant donné que de partout, nos fidèles mal informés et assoiffés du sensationnel et du mirage du nouveau, accourent en grand nombre à Banamè. Des rassemblements s’organisent aussi dans les diocèses au profit de cette prétendue ‘‘église catholique privée de Banamè’’ et adhèrent aux enseignements de ses fondateurs dont surtout ladite Parfaite, en dépit des mises en garde des Ordinaires. Satan aime se déguiser sous des noms qui sèment la confusion.

Dans le souci de préserver le bien des âmes, l’Evêque d’Abomey a publié, le 25 janvier 2013, une déclaration d’excommunication à l’endroit du Père Mathias VIGAN, de Mlle Vicentia Tadagbé TCHRANVOUKINNI et des partisans de cette ‘‘église catholique privée de Banamè’’[8].

En cette année de la foi, face à une telle situation aussi grave et honteuse pour l’Eglise de Jésus-Christ au Bénin, vos Evêques stipulent ce qui suit, et qui est valable sur tout le territoire national :

1. La CEB soutient l’Evêque d’Abomey, S. E. Mgr Eugène Cyrille HOUNDEKON, sur toutes les sanctions prononcées à l’encontre de cette communauté schismatique du Père Mathias VIGAN et de Mlle Vicentia, dite Parfaite.

2. La CEB invite tous les fidèles du Christ à considérer l’“église catholique privée de Banamè’’ comme un groupe de prière schismatique, et par conséquent, la CEB interdit à tout catholique de les fréquenter sous peine de s’exposer à la même sanction.

3. La CEB exhorte les partisans et les sympathisants de cette communauté schismatique à rebrousser chemin sans retard, et à renouer avec leur église paroissiale pour leur réinsertion officielle dans la communion diocésaine. Les prêtres leur indiqueront la démarche à suivre.

4. La CEB réaffirme la doctrine multiséculaire concernant le Pape comme successeur de Saint Pierre, et les Evêques comme seuls successeurs des Apôtres. Pour entrer dans le collège apostolique, il faut avoir été nommé par le Pape de Rome[9] et avoir reçu l’ordination épiscopale par un Evêque, assisté par deux autres évêques, tous en communion avec le Siège Apostolique. Personne ne se proclame Pape et ne peut se laisser proclamer Pape par une tierce personne.

5. La CEB condamne vigoureusement la doctrine qui consiste à dire que

« Mademoiselle Vicentia TCHRANVOUKINNI est l’incarnation de l’Esprit Saint et le Dieu Créateur, le Gbènon. » Dieu est Un et Trine : Père, Fils et Saint-Esprit. La Révélation de ces Personnes divines dans l’Histoire du Salut s’est faite de façon progressive selon le dessein de Dieu. Avec la mort du dernier Apôtre, Saint Jean, la Révélation est close[10] et ce n’est pas aujourd’hui que nous allons avoir l’incarnation de Dieu le Père et de l’Esprit Saint dans la même personne.

Vos Evêques vous exhortent vivement à suivre le Magistère de la Sainte l’Eglise Catholique, guidé par le Pape Benoît XVI et à professer avec foi et conviction le credo traditionnel de Nicée-Constantinople [11].

Prions ensemble pour que l’Esprit-Saint aide les apostats, les schismatiques et leurs sympathisants à quitter les ténèbres pour revenir à la Lumière véritable.

Vos Evêques implorent sur vous la bénédiction divine et vous demandent de tenir fermes dans la foi catholique.

Fait à Cotonou, le 28 janvier 2013 en la fête de Saint Thomas d’Aquin

Publié le 1er février 2013.

P.S. : [1] Canon 1341 L’Ordinaire aura soin de n’entamer aucune procédure judiciaire ou administrative en vue d’infliger ou de déclarer une peine que s’il est assuré que la correction fraternelle, la réprimande ou les autres moyens de sa sollicitude pastorale ne peuvent suffisamment réparer le scandale, rétablir la justice, amender le coupable. [2] Cf le Pontifical ou la Célébration des Sacrements présentée par Pierre Jounel, pp 715, 684-685, édition ? « Le Célébrant : Promettez-vous de vivre en communion avec moi et mes successeurs dans le respect et l’obéissance ? L’ordinand : Je le promets. » [3] Decret de" suspensio a divinis" prononcé le 21 octobre 2011 [4] Canon 1371 : Sera puni d’une juste peine : 1- qui, en dehors du cas dont il s’agit au Canon 1364, § 1, enseigne une doctrine condamnée par le Pontife Romain ou le Concile Œcuménique, ou bien qui rejette avec opiniâtreté un enseignement dont il s’agit au Canon 752, et qui, après avoir reçu une monition du Siège Apostolique ou de l’Ordinaire, ne se rétracte pas ; 2- qui, d’une autre façon, n’obéit pas au Siège Apostolique, à l’Ordinaire ou au Supérieur lorsque légitimement il donne un ordre ou porte une défense, et qui, après monition, persiste dans la désobéissance.

[5] Canon 1373 : Qui excite publiquement ses sujets à la contestation ou à la haine contre le Siège Apostolique ou l’Ordinaire à cause d’un acte du pouvoir ou du ministère ecclésiastique, ou bien qui incite les sujets à leur désobéir, sera puni d’interdit ou d’autres justes peines.

[6] Canon 1381 : § 1. Quiconque usurpe un office ecclésiastique sera puni d’une juste peine. § 2. Est équiparée à l’usurpation, la rétention illégitime d’une charge, après la privation ou la cessation de celle-ci

[7] Canon 1364 : § 1. L’apostat de la foi, l’hérétique ou le schismatique encourent une excommunication latae sententiae, restant sauves les dispositions du Canon 194, § 1, n. 2 ; le clerc peut de plus être puni des peines dont il s’agit au Canon 1336, § 1, nn. 1, 2 et 3. § 2. Si une contumace prolongée ou la gravité du scandale le réclame, d’autres peines peuvent être ajoutées, y compris le renvoi de l’état clérical. [8] cf. La Croix du Bénin, N° 1180, du 25 janvier 2013 [9] Canon 377 : § 1s. Le Pontife Suprême nomme librement les Évêques, ou il confirme ceux qui ont été légitimement élus… [10] Dei Verbum, N° 4 ; Catéchisme de l’Eglise Catholique, N° 67 [11] DENZINGER-SCHONMETZER, Symboles et définitions de la Foi Catholique, N° 150 ; Catéchisme de l’Eglise Catholique, Centurion, 1998, P. 50