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LE TEMPS CAREME : EN ROUTE VERS PÂQUES.

Après la première partie du temps ordinaire, commence aujourd’hui le temps de Carême dans lequel nous entrons par l’imposition des cendres.

Brève histoire et signification du carême

L’institution du temps de carême a connu des variations tout au long de l’histoire de l’Eglise avant de prendre la structure liturgique actuelle que nous lui connaissons. En effet c’est au IIe siècle, lorsque l’Eglise avait commencé à fêter tous les ans le mystère pascal, qu’elle sentit le besoin et l’importance d’un temps de préparation appropriée faite de prière et de jeûne. C’est ainsi que dès les débuts, l’on prit la pieuse habitude de la pratique du jeûne le vendredi et le samedi avant le dimanche de Pâques. Mais il faudra attendre le IVe siècle pour voir s’établir une organisation plus développée de ce temps de carême. Commencé en effet dès le mercredi des Cendres, ce temps de préparation à la célébration annuelle de la fête de Pâques compte quarante jours francs et trouve son apothéose dans les festivités de Pâques, grande fête de la Résurrection du Christ. La pratique du rite de l’imposition des Cendres faisait partie d’un processus pénitentiel dans l’histoire du sacrement de pénitence et de réconciliation. Temps pendant lequel ceux qui allaient être réconciliés avec Dieu et avec l’Eglise étaient incorporés par l’imposition des cendres. Mais petit à petit ce rite s’étendit à toute la communauté des fidèles. Les cendres qu’on bénit et qu’on impose pendant la célébration liturgique de ce mercredi sont confectionnées à partir des rameaux bénis au dimanche des Rameaux de l’année précédente. Ce rite des cendres est à la fois un signe d’humilité et de pénitence en même temps qu’il constitue un appel à la conversion. C’est ce qu’exprime d’ailleurs les deux formules liturgiques proposées pour l’imposition : « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile. » ou « Souviens-toi que tu es poussière, et que tu retourneras en poussière »

Le sens des quarante jours du temps de carême est en référence aux quarante jours de jeûne passés par le Christ lui-même au désert (Mt 4, 2) y priant et y jeûnant avant d’inaugurer son ministère public. Cette retraite de Jésus au désert devient non seulement le modèle liturgique mais aussi le fondement théologique de cette longue période de préparation à la fête de Pâques. De ce fait, le temps de carême se présente pour les chrétiens comme étant un temps de retraite de quarante jours en union et en communion avec Jésus au désert pour y vivre, à l’exemple de Jésus, un combat spirituel intense. Voilà pourquoi, durant ce temps de préparation tout chrétien est particulièrement invité à une certaine assiduité dans la prière, dans la pratique du jeûne, hormis les dimanches qui marquent une coupure dans le temps de carême pour honorer la célébration hebdomadaire de la Résurrection qui est un jour de fête et de joie. La pratique du jeûne qui commence dès la célébration du mercredi des Cendres doit nécessairement être complétée par l’aumône qui est le fait de faire bénéficier les plus pauvres que soi de ce dont on s’est volontairement privé pendant les quarante jours. Cependant c’est le mercredi des Cendres et le Vendredi saint qui sont rigoureusement considérés comme les deux grands jours de jeûne obligatoire pour tous les fidèles adultes et valides, tandis que pour le reste du temps chacun offre à Dieu les privations qu’il s’impose. La pénitence et une certaine ascèse des sens et des passions font également partie des efforts demandés aux chrétiens pendant ce temps de carême.

Le temps de la « Semaine sainte »

L’une des caractéristiques du temps de carême est l’étape de la « Semaine sainte » Encore appelée la « grande semaine » elle est la dernière semaine de la période de carême et revêt une importance particulière à cause de l’intensité des événements liturgiques qui s’y déroulent. En effet, elle commence au sixième dimanche du temps de carême, dimanche dénommé « dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur ». La « Semaine sainte conclut ainsi le carême et a pour fonction de célébrer la Passion du Christ à partir de son entrée messianique à Jérusalem. Cette semaine est aussi marquée par la célébration de la messe dite « messe chrismale ». Car c’est durant cette célébration que sont bénies les saintes huiles et que le chrême est consacré. Cette messe présidée par l’évêque avec l’ensemble de tous les prêtres de son diocèse manifeste la communion de l’évêque avec ses prêtres dans l’unique sacerdoce et le ministère du Christ. Pendant cette semaine et plus particulièrement pendant le triduum pascal, c’est-à-dire les trois jours précédents la célébration de la fête de Pâques proprement dite, l’Eglise revit avec une compassion intense tous les événements douloureux de la Passion de Jésus, puis avec une joie exultante sa Résurrection glorieuse. C’est ce à quoi renvoient les dévotions et la pratique du chemin de croix vécu de façon hebdomadaire sur les paroisses tout au long de ce temps de carême. Les célébrations du triduum commencent par la messe du Jeudi Saint qui commémore un triple mystère : l’institution de la sainte eucharistie, celle du sacerdoce et de l’amour infini du Christ exprimé par le commandement de la charité fraternelle. La célébration du jour du Vendredi Saint est plutôt portée sur le souvenir de la passion et la mort du Seigneur. En effet en ce jour, toute la communauté chrétienne remémore le sacrifice de son Seigneur par l’adoration de la Croix. Puis arrive le jour du Samedi Saint où l’Eglise honore le repos du Christ au tombeau, sa descente aux enfers et rencontre avec tous ceux qui attendaient que les cieux s’ouvrent pour eux. Au soir du Samedi Saint, c’est la veillée pascale pendant laquelle l’Eglise est en attente de la Résurrection du Seigneur pour clamer et chanter la gloire du Christ Ressuscité. En ce prolongeant lors du dimanche de la Résurrection, cette veillée pascale marque le début du temps pascal. En conclusion le temps de carême est une véritable invitation à persévérer dans le bien et nous détourner du mauvais et du mal. C’est un temps d’entraînement à la fidélité à la Parole de Dieu. Vivons donc pleinement ce temps de carême. Oui, « Vivons » car c’est à cela que veulent servir ces quelques éléments d’approche de ce « temps fort » que constitue le carême pour tous les chrétiens. Sous réserve des décisions particulières en vigueur dans chaque diocèse, voici pour finir en rappel ce que l’Eglise recommande de façon générale en ce temps de pénitence et de grâce :

Can. 1249 Tous les fidèles sont tenus par la loi divine de faire pénitence chacun à sa façon ; mais pour que tous soient unis en quelque observance commune de la pénitence, sont prescrits des jours de pénitence durant lesquels les fidèles s’adonneront d’une manière spéciale à la prière et pratiqueront des œuvres de piété et de charité, se renonceront à eux-mêmes en remplissant plus fidèlement leurs obligations propres, et surtout en observant le jeûne et l’abstinence selon les canons suivants.

Can. 1250 Les jours et temps de pénitence pour l’Église tout entière sont chaque vendredi de toute l’année et le temps du Carême.

Can. 1251 L’abstinence de viande ou d’une autre nourriture, selon les dispositions de la conférence des Évêques, sera observée chaque vendredi de l’année, à moins qu’il ne tombe l’un des jours marqués comme solennité ; mais l’abstinence et le jeûne seront observés le Mercredi des Cendres et le Vendredi de la Passion et de la Mort de Notre Seigneur Jésus Christ.

Can. 1252 Sont tenus par la loi de l’abstinence, les fidèles qui ont quatorze ans révolus ; mais sont liés par la loi du jeûne tous les fidèles majeurs jusqu’à la soixantième année commencée. Les pasteurs d’âmes et les parents veilleront cependant à ce que les jeunes dispensés de la loi du jeûne et de l’abstinence en raison de leur âge soient formés au vrai sens de la pénitence.

Can. 1253 La conférence des Évêques peut préciser davantage les modalités d’observance du jeûne et de l’abstinence, ainsi que les autres formes de pénitence, surtout les œuvres de charité et les exercices de piété qui peuvent tenir lieu en tout ou en partie de l’abstinence et du jeûne.