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13 ème Diamnche ordinaire : Nativité de Saint Jean Baptiste

Homélie du 24 juin 2018 – Nativité de Saint Jean-Baptiste(12èmedim T.O.B)

Aujourd’hui 24 juin, l’Église célèbre cette année la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste à la place du XIIe dimanche du temps ordinaire.(1)À part la Vierge Marie, Jean-Baptiste est le seul saint dont la liturgie célèbre la naissance, et elle le fait parce que celle-ci est étroitement liée au mystère de l’incarnation du Fils de Dieu. Dès le sein maternel, en effet, Jean est le précurseur de Jésus : sa conception prodigieuse est annoncée par l’ange à Marie, comme le signe que « rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1, 37), six mois avant le grand prodige qui nous donne le salut, l’union de Dieu avec l’homme par l’action du Saint- Esprit. Les quatre Évangiles donnent une grande importance à la figure de Jean-Baptiste en tant que prophète qui conclut l’Ancien Testament, et inaugure le Nouveau, indiquant en Jésus de Nazareth le Messie, le Consacré du Seigneur. En effet, Jésus lui-même parlera de Jean en ces termes : « Il est celui dont il est écrit : Voici que moi j’envoie mon messager en avant de toi pour préparer ta route devant toi. En vérité je vous le dis, parmi les enfants des femmes, il n’en a pas surgi de plus grand que Jean-Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui » (cfMt 11, 10-11). L’Evangile que nous venons d’écouter parle de la naissance, du choix du nom de Jean et de sa mission. Lorsqu’il annonça à Zacharie la naissance de son fils, l’ange lui dit : « Ta femme Elizabeth t’enfantera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jean. Mais le père de Jean, Zacharie,n’a pas cru tout de suite à l’annonce d’une paternité qu’il n’espérait plus désormais, et c’est pour cette raison qu’il demeura muet jusqu’au jour de la circoncision de l’enfant auquel, avec sa femme, ils donnèrent le nom indiqué par Dieu, c’est-à-dire « Jean », ce qui signifie : « Le Seigneur fait grâce ». Animé par l’Esprit Saint, Zacharie parla ainsi de la mission de son fils : « Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant le Seigneur, pour lui préparer les voies, pour donner à son peuple la connaissance du salut par la rémission de ses péchés » (Lc 1, 76-77).(2) Ce que disent la première lecture et l’antienne du psaume de la fête est également important. La première lecture, du livre d’Isaïe, dit : « J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi sa flèche préférée, il m’a serré dans son carquois ». L’antienne du psaume revient sur le fait que Dieu nous connaît depuis le sein maternel : « C’est toi qui as créé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère… J’étais encore inachevé, tu me voyais ». Ainsi, la mission de Jean-Baptiste est entièrement tracée avant sa naissance : « Toi aussi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; car tu marcheras devant le Seigneur, pour lui préparer les voies ».Tout ceci se manifesta trente ans après, quand Jean se mit à baptiser dans le fleuve du Jourdain, en appelant les gens à se préparer, par ce geste de pénitence, à la venue imminente du Messie que Dieu lui avait révélée durant son séjour dans le désert de Judée. C’est pourquoi on l’appela « Baptiste », c’est-à-dire le « Baptiseur » (cf. Mt3,1-6). Puis lorsqu’un jour, de Nazareth, Jésus lui-même vint se faire baptiser, Jean tout d’abord refusa, puis il consentit, et il vit l’Esprit Saint se poser sur Jésus et il entendit la voix du Père céleste qui le proclamait son Fils (cf. Mt 3, 13- 17). Mais sa mission n’était pas encore achevée : peu après, il lui fut demandé de précéder Jésus aussi dans une mort violente. Jean fut décapité dans la prison du roi Hérode, et il rendit ainsi pleinement témoignage à l’Agneau de Dieu qu’il avait été le premier à connaître et à désigner publiquement. Bien chers frères et sœurs dans le Christ ! Que nous enseigne encore aujourd’hui la fête de la nativité de Jean Baptiste ? Dieu m’appelle par mon nom. Cela est encore plus vrai aux yeux de Dieu. Il nous dit à chacun : « Personne encore n’a été toi. » « Tu as du prix à mes yeux car je t’aime. » Comme il est difficile de croire que Dieu m’aime, moi, personnellement ! Qu’il m’appelle, moi, personnellement, par mon nom, qu’il attend de moi un service singulier. Mystère de Dieu infini dans son amour… Si je n’entends pas cet appel, je manquerai ma vie. Je ferai défaut à beaucoup de personnes qui comptent sur moi, sur ce que j’ai à dire, à être, à faire, moi et moi seul. L’attention à la Parole intérieure nous donne d’entendre ce que l’Esprit Saint dit à notre esprit, ce que Dieu me dit, de personne à personne, ce qu’il attend de moi. La naissance de Jean-Baptiste fut pour ses parents Zacharie et Élisabeth un événement inespéré. Ils étaient âgés et à leurs yeux l’avenir ne devait plus leur offrir grand-chose. Mais voilà qu’est survenu l’inconcevable. Une bonne nouvelle comme ils n’en attendaient plus ! Un fils. Ainsi donc par sa naissance, Jean-Baptiste nous dit : Que Dieu n’a pas encore dit son dernier mot dans notre vie et dans le monde. Il a encore de bonnes surprises à nous faire. Nous sommes appelés à entendre ce message, à ouvrir les yeux et à reconnaître les heureux événements qui jalonnent notre route. Ils ne sont pas souvent spectaculaires, mais ce sont autant de petits signes qui disent que le bon et le bien ne se sont pas détournés de nous. À travers eux, le Seigneur nous fait des clins d’œil. Il nous dit : « Ne te ferme pas, ne te replie pas sur toi-même et sur ce qui te pèse. » Jean-Baptiste encourageait les gens à pratiquer la Loi, à être bons, à partager. Il les appelait à la conversion, à une vie nouvelle. Il essayait de ranimer l’espoir. Et on venait à lui. Il me semble que malgré tout nous n’avons pas plus de raison d’être pessimistes.Car Jean-Baptiste a beaucoup de fils et de filles -les nombreux chrétiens d’aujourd’hui-qui, comme lui, sèment autour d’eux de l’espoir. Au milieu de leur famille ou de leur quartier, dans leur métier ou leurs loisirs, en paroles ou en actes, ils s’efforcent de remettre de l’espoir dans les cœurs. Fêter Jean-Baptiste, c’est prendre le temps de reconnaître ces hommes et ces femmes, de les remercier et surtout de prier pour eux afin qu’ils ne se prêchent pas eux-mêmes mais celui qui est venu, qui est là avec eux dans un monde où règnent souvent la déception, la désillusion, le défaitisme, la déprime. Jean le Baptiste était un homme tout d’une pièce. Il était d’une droiture à toute épreuve et d’une sincérité jamais prise en défaut. Jésus a dit de lui qu’il était un prophète, « et bien plus qu’un prophète »,puis il a ajouté que « parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste ». Jean le Baptiste a été le plus grand parmi les hommes et parmi les prophètes parce qu’il lui a été confié la tâche de désigner Jésus comme l’envoyé de Dieu et parce qu’il a accompli cette tâche d’une manière admirable. Il a parlé avec force et avec clarté, s’oubliant entièrement lui-même pour mieux accorder toute la place à celui dont il révélait la présence au monde. Enfin souvenons-nous que la vie et le ministère de Jean ne s’expliquent pas en dehors de leur référence à Jésus. Le nom de Jean signifie « Dieu fait grâce ». C’est ce que Dieu réalise pour nous aujourd’hui. De manière inattendu “Dieu fera grâce il nous donnera la joie d’être ses filles et ses fils. Chers amis, la Vierge Marie a aidé sa parente âgée, Élisabeth, à porter à son terme sa grossesse de Jean. Qu’elle nous aide tous à suivre Jésus, le Christ, le Fils de Dieu, que Jean-Baptiste a annoncé avec une grande humilité et ardeur prophétique. Amen !