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POUR CONTINUER LA MÉDITATION : RÉCOLLECTION DE CARÊME AUX JEUNES

Prévue dans chaque paroisse pour le weekend du 05 ou du 12 mars ou un autre moment favorable, la récollection de Carême des jeunes 2011 a pour thème : « IL N’Y A PAS DE PLUS GRAND AMOUR QUE DE DONNER SA VIE POUR SES AMIS ». Nous publions ici sa méditation.

« IL N’Y A PAS DE PLUS GRAND AMOUR QUE DE DONNER SA VIE POUR SES AMIS »

Qui est Jésus ? La récollection de l’Avent nous a permis de connaître la vraie identité de celui que nous invoquons en tout temps. Nous y avons saisi que Jésus est réellement et à la fois homme et Dieu. Pourtant, l’action salvatrice de cet Homme-Dieu, qui explique cette double nature qu’il possède, n’apparaît plus clairement que dans son mystère pascal c’est-à dire sa passion, mort et résurrection. Alors que nous nous préparons à la célébration de ce mystère, il semble donc opportun pour nous de méditer sur l’une des dernières paroles que notre rédempteur nous laisse comme testament : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13)

Contexte : L’amour, un commandement nouveau

Quelques jours avant qu’il ne monte vers son Père, Jésus instruit ses disciples rassemblés autour de lui. Il les invite entre autres à demeurer dans son amour. Et, pour lui, demeurer dans son amour veut dire garder ses commandements (cf. Jn 15,9-10) qui se résument à vivre de façon réciproque l’amour fraternel comme il en a donné l’exemple : « Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. » (Jn 15,12). Notre verset de méditation vient juste après : « Il n’ya pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13). Pour y entrer, nous essayerons d’abord de comprendre l’enseignement de Jésus sur le commandement de l’amour. Ensuite, nous verrons la réponse de l’humanité à cette loi d’amour. Enfin, nous dégagerons quelques implications pour une vie chrétienne en conformité avec l’évangile.

L’enseignement de Jésus sur le commandement d’amour

L’Ancien Testament était déjà témoin de l’amour entre Dieu et les hommes. Au fil de l’histoire, cet amour vécu entre les deux s’est même radicalisé en commandement : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit ». (Dt 6,5) « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». (Lv 19,18). Ce double commandement, Jésus l’a parfaitement pratiqué et enseigné dans sa vie.

  • La vie de Jésus témoigne de ce double commandement

Tout donné au Père depuis le début de sa vie (Lc 2,49) et surtout dans la parfaite conformité à la volonté de son Père (Jn 4,34 ; 6,38), Jésus est sans cesse à l’écoute de Dieu (Jn 8,26.40) à qui il manifeste son amour dans la prière et l’action de grâces (cf. Mc 1,35 ; Mt 11,25). Il témoigne de cette relation d’union qu’il entretient avec son Père : « Mon père et moi nous sommes uns » (Jn 10,30).

A l’égard des hommes, sa vie est aussi toute donnée, non seulement à quelques amis (cf. Mc 10,21 ; Lc 8,1ss), mais à tous (Mc 10,45). Partout où il passe, il fait le bien (Ac 10,38 ; Mt 11,28ss), dans le désintéressement total (Lc 9,58) et l’attention à tous, y compris et surtout les plus méprisés et les plus indignes (Lc 7, 36-50 ; 19,1-10 ; Mt 21,31s).

Pour nous, depuis que Dieu s’est fait homme en Jésus, c’est en aimant ce dernier qu’on aime le Père (Mt 10,40 ; Jn 14, 21-24). Et aimer Jésus c’est garder intégralement sa parole (Jn 14, 15.21.23) et le suivre en renonçant à tout (Mc 10, 17-21, Lc 14,25ss) comme lui-même Jésus l’a fait jusqu’au sacrifice suprême de la croix.

  • La croix, expression suprême de l’amour de Jésus

La souffrance et la mort de Jésus que nous allons bientôt célébrer montrent de façon décisive qu’il a vécu jusqu’au bout ce double commandement d’amour. En effet, elles révèlent combien Jésus a aimé Dieu en lui demeurant obéissant jusqu’à la mort (Ph 2,8) et combien il a aimé les hommes en se livrant pour eux (Jn 13,1).

Sans avoir commis de péché ou de délit, à travers la tentation et l’apparent abandon de Dieu (Mc 14,32-41 ; 15,34), dans la solitude humaine radicale (Mc 14,50), pardonnant et accueillant encore (Lc 23, 28.34.43 ; Jn 19,26), Jésus arrive à l’instant unique du « plus grand amour » (Jn 15,13). Il y donne tout, jusqu’à sa vie, et sans réserve à Dieu (Lc 23,46) et à tous les hommes sans exception (Mc 10,45 ; 14,24).

Par la croix, Dieu et l’homme communient dans l’unité. Encore faudrait-il que l’homme accepte librement un si total et exigeant amour qui doit l’amener à se sacrifier à la suite du Christ (Jn 17,19) et à vivre aussi le scandale de la croix qui n’est autre que le scandale de l’amour.

  • L’enseignement de Jésus sur le commandement d’amour

Ce qu’il a vécu de l’amour, Jésus nous enseigne de le vivre en s’imposant d’emblée comme notre modèle (Jn 13,34 ; Jn 15,12). Jésus nous enseigne d’aimer tous nos frères, de nous aimer les uns les autres (Mc 12,29 ; Jn 13,34 ; 15,12.17) ; pas seulement amis, parents et bienfaiteurs mais aussi les inconnus au-delà des barrières, de clans et de races (Mt 5,46 ; Lc 6,32 ; 14,12), et même les ennemis (Mt 5,43 ; Lc 6,27). Il recommande d’aimer spécialement les nécessiteux et les faibles, sans défense ou marginaux (Mt 10,42 ; 18,10-14 ; 25,31-46 ; Lc 10,27). C’est un tel amour désintéressé qui va jusqu’à l’amour des ennemis et au don de sa vie que l’humanité est appelée à vivre.

L’humanité et la loi de l’amour

A Dieu qui l’a aimé en Jésus-Christ et lui a enseigné l’aimer Lui et d’aimer son prochain, l’homme doit rendre la pareille, c’est-à-dire amour pour amour jusqu’à donner lui aussi sa vie

  • « Donner sa vie » et « amis », qu’est-ce que cela veut dire ?

L’amour fraternel voulu par Jésus signifie se sacrifier pour les autres comme nous l’avons vu avec Jésus lui-même. Donner sa vie veut dire se sacrifier pour les autres, rechercher le bonheur des autres quoiqu’en soit ce que cela coûtera, accepter de compatir à leur souffrance, laisser tomber le moi et l’intérêt personnel. Donner de son temps, de son avoir pour répondre aux besoins des autres. Poser toutes les gestes de charité et de générosité sans rien attendre en contrepartie. Tous ces services doivent avoir pour destinataires les amis nous dit Jésus. Mais qui sont-ils ? Est-ce ceux avec qui nous nous entendons seulement, ceux envers qui nous éprouvons quelque sentiment favorable ?

Pour aller en avant dans la compréhension nous pouvons nous référer avec bonheur à la parabole du bon samaritain (Lc 10, 25-36) dans laquelle Jésus répond à la question : « Qui est mon prochain ? ». En conclusion, tout homme est mon prochain, mon ami ; qu’il soit connu ou pas, pourvu qu’il ait besoin d’un geste d’amour. Et Jésus recommande expressément d’aimer aussi les ennemis pour que notre amour soit authentiquement chrétien et différent de celui des païens (cf. Mt, 5,43 -47 ; Lc 6, 27-35). Bref, pour Jésus, les amis désignent tous les hommes envers qui il faut manifester un geste d’amour sans condition et sans borne. Ceci est bien difficile pour l’homme.

  • L’homme un réfractaire à la loi de l’amour

C’est obvie que l’homme peine encore à vivre pleinement cet amour voulu par le Christ. Lorsqu’il ne s’y dérobe pas il n’est souvent pas constant dans l’effort. Quelques faits notre vie nous le démontrent bien : ☻La recherche d’intérêt personnel ; ☻La recherche effrénée de gain facile et malhonnête ; ☻L’esprit de sauve-qui- peut ; ☻Travaux bâclés ou mal faits pourvu qu’on ait son salaire ; ☻Démission à la rencontre de moindre difficulté ; ☻L’individualisme ; ☻Egoïsme ; ☻L’avarice ☻Non au bénévolat ; ☻Non assistance aux nécessiteux, aux mendiants ; ☻Non visite aux malades, aux prisonniers…

La liste est longue. Au regard de ce tableau ombrageux, la Parole de Dieu retentit pour nous : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ». Que faire ? Quelle résolution prendre en ce temps de carême pour éviter le châtiment de Dieu au jour du jugement ? Nous voudrions suggérer quelques éléments d’implication au regard de tout ce qui précède

Implications

Nous devons, par ce temps de carême, consentir à faire des efforts

  • L’homme, image de Dieu : Redonner à l’homme sa dignité. L’homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Qui blesse l’homme porte atteinte à Dieu.
  • La réconciliation : Beaucoup de foyers de tension existent : au niveau familial, communautaire, national et international. Pas d’amour sans pardon. Même si la désunion arrivait, le pardon et la réconciliation sont là pour restaurer la paix et l’amour.
  • Solidaire pour cheminer vers le royaume : Donner de son temps, de ses ressources spirituelles et matérielles pour soulager les autres afin de cheminer ensemble vers le royaume.
  • La pratique religieuse : Fait de la réception des sacrements une occasion de communion intime et profonde avec Dieu et le prier pour lui manifester notre amour. Trouver du temps pour Dieu, c’est l’aimer.
  • La vie missionnaire : Visiter les malades, les prisonniers… Relire l’histoire de notre évangélisation : par amour les missionnaires sont venus nous porter l’Evangile il y a 150ans. Et nous, quel bonheur apportons-nous à aux autres ? …
  • Les relations mixtes : Pouvoir « donner sa vie » comme ultime critère de l’amour authentique, même dans les relations mixtes des jeunes. Lorsque je dis « je t’aime » est-ce que ça équivaut en moi à « Je suis prêt à mourir pour toi ».

Bon temps de Carême

L’Aumônerie des Jeunes