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Peut-on célébrer la messe pour des membres défunts d’Eglises ou de communautés chrétiennes non catholiques ?

S’il est des conditions pour célébrer la messe aux membres des communautés chrétiennes non catholiques, il est interdit de faire mention de leurs prénoms et ceux des non baptisés dans la prière eucharistique.

Dans l’Eglise catholique, les funérailles chrétiennes comprennent non seulement le transport du corps ou des cendres et leur accueil à l’Église mais aussi l’accomplissement des rites funéraires avec ou sans eucharistie pour la personne défunte et l’inhumation du corps ou des cendres dans un lieu régulièrement déterminée (cimetière ou columbarium dans un cimetière) pour servir à la sépulture des fidèles.

Toute personne baptisée dans l’Église catholique, en principe y a droit. Étant assimilés aux fidèles, les catéchumènes (c. 206, CIC 83) jouiront aussi des funérailles chrétiennes (c ; 1183 § 1, CIC 83 ; Cf Le Livre de célébration des sacrements). Selon le canon 1183 § 2, CIC 83, l’Ordinaire du lieu peut permettre que les funérailles ecclésiastiques soient accordées aux petits enfants que leurs parents avaient l’intention de faire baptiser mais qui sont morts avant le baptême. La permission de l’Ordinaire du lieu est aussi requise pour que les personnes appartenant à une Eglise ou à une confession chrétienne non catholique, jouissent des funérailles chrétiennes, à moins que leur volonté contraire ne soit manifeste et à condition que leur propre ministre ne soit pas disponible.

S’agissant de la messe pour les membres d’Eglise ou de communautés chrétiennes non catholiques, voici quelques principes de base : on peut toujours pour des motifs de supplication ou d’action de grâce, célébrer privément des messes de suffrage pour ces personnes.

La célébration de messes publiques pour les membres d’Eglise ou de communautés chrétiennes non chrétiennes obéira aux principes suivants : la célébration sera explicitement demandée pour un motif authentiquement religieux par les membres de leur famille, leurs amis ou les personnes qui étaient soumises à leur autorité. Par conséquent les motifs de recherche de l’honneur ou de fête ne sont pas acceptés pour cette messe publique.

Par ailleurs, l’ordinaire du lieu appréciera ou jugera de la situation pour voir s’il n’y a pas risque de scandale pour les fidèles. Leur nom ne sera pas mentionné dans la prière eucharistique à cause de l’absence de la pleine communion (c. 205, CIC 83) avec l’Eglise catholique. Si, outre les fidèles catholiques qui participent à la célébration de la messe, sont présents d’autres chrétiens, on observera très fidèlement, en ce qui concerne la « communicatio in sacris » (c. 844), (cf Décret sur la célébration publique de la messe dans l’église catholique pour d’autres chrétiens défunts, de la congrégation pour la doctrine de la foi, en date du 11 juin 1976).

Le sujet abordé dans cet article nous contraint de rappeler aux prêtres et pasteurs d’âmes qu’il n’est pas permis de faire mention des prénoms des non-baptisés, quels qu’ils soient, dans la prière eucharistique. Dans notre Eglise locale, une discipline tenue et soutenue doit être instaurée dans ce domaine, en considérant des constats sur certaines paroisses.

Père Jacques M. AGOSSOU